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Le cyclone Ivan a traversé Madagascar semant la désolation.
Une très grande partie du pays, y compris Tananarive, est sous les eaux du fait du débordement des cours d'eau et de la rupture de digues.
L'oeil du cyclone a touché principalement l'Ile Sainte Marie et Fénérive Est où les destructions atteignent 90 % des structures. Les hôtels sont détruits ou gravement endommagés aussi bien à Sainte Marie qu'à Mahambo. A Sainte Marie la digue qui mène de l'aéroport à la ville a été rompue, un hôtel en dur s'est effondré gardant 9 personnes prisonnières mais heureusement en vie.
Pour ce qui nous concerne plus directement :
le village de Mahambo est détruit à 90 ou 95% et il n'y a plus d'école, les hôtels La Pirogue et Le Récif sont à reconstruire.
Les bâtiments du centre que nous avions rebâtis aux normes antisismiques et anticycloniques après le tsunami ont bien résisté. La clôture, le kiosque et l'abri-réfectoire en matériaux traditionnels sont à refaire, les toitures à réparer suite à la chute d'arbres. Les enfants vont bien et l'électricité solaire fonctionne toujours au milieu de toute cette désolation! Le centre a pu accueillir provisoirement des voisins sinistrés.
La clôture
du centre Nomena
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Avant |
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le kiosque
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Avant |
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l'abri-réfectoire
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les toîtures
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Que faire pour aider toutes ces populations?
AMADEA va se mobiliser et appelle à la générosité tous ceux qui souhaitent apporter leur contribution. Nous allons concentrer nos efforts de reconstruction sur les écoles.

Merci d'avance pour votre solidarité.
Témoignage
(message mèl envoyé par Vela Sylvie N.,
habitant l’Île Sainte Marie touchée de plein fouet par le phénomène.)
"Il faisait pourtant beau durant cette journée du vendredi 15 février 2008; le ciel était bleu, le soleil était au rendez-vous, la mer était calme, nous étions là, pas riches mais heureux dans cette île paradisiaque qu’est Sainte-Marie.
Malheureusement, le samedi 16 février 2008 dans la matinée, cette beauté et cette joie se sont envolées, le mauvais temps a pris le relais, la mer, le ciel ont soudain changé de couleur, l’électricité s’est subitement éteinte à 09h du matin, il faisait noir, on aurait dit que déjà toute lumière nous quittait, toute joie, quelque chose d’inquiétant commençait.
Chacun de nous avait la même appréhension en tête, le cyclone à venir allait être très puissant.
Effectivement, ce devait être le plus gros cyclone de Sainte Marie depuis 1965. Nous avons commencé à avoir peur, et cette peur est devenue panique.

image satellite du cyclone Ivan touchant Madagascar
Le soir du samedi 16, le vent soufflait tellement fort que les toits se mirent à s’envoler, il était à peine 22H. Nous avons alors souffert cette situation pendant des heures et des heures; la nuit nous a paru tellement, tellement longue, éprouvante, mettant nos nerfs à rude épreuve !!!!
Comme par miracle, vers dimanche 07H du matin, le vent s’est enfin arrêté de souffler, lorsque nous sommes sortis de nos cases, un spectacle de désolation s’offrait à nos yeux, maisons sans toit, voire même disparues ; aucune d’elle ne devait échapper à la fureur des éléments. L’île était devenue déserte, vide, triste, on n’y entendait partout que cris et pleurs...
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Case détruite |
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Chaussée et pont endommagés |
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Arbre arraché |
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L'église n'est pas épargnée |
Nous pensions à tort en avoir fini, tout allait en fait recommencer, l’alerte a été donnée : rentrez, rentrez, l’oeil du cyclone va droit sur nous!!!! Et ce fut le pire avec un vent commençant vers 08 du matin et ne s’arrêtant que vers 11H.
Le cyclone a tout pris avec lui, nos maisons, le peu de biens qu’on possédait, même notre passé, c’est une autre vie que nous devons commencer, avec quel avenir ? Retrouvons nous un jour le sourire ? Jusqu’à ce jour, nous avons encore l’impression de revivre ce cauchemar.
Priez pour nous, priez pour nous afin que nous ayons un petit peu de courage ; nous avons vraiment le moral à zéro."
Après le cyclone Ivan : Désolation à Analanjirofo
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Après le cyclone Ivan, le pire est à venir. Dans la région Analanjirofo, par exemple, les rizières sont dévastées, les arbres à pain ne donneront pas de fruits cette année. Signes avant-coureurs de famine.
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Angoisse dans la région Analanjirofo. Les séquelles du cyclone Ivan ne tarderont pas à affecter la survie de la population locale. La destruction des cultures risque de compromettre les récoltes pour cette année. Pour le moment, les victimes tentent de survivre grâce aux stocks prévus pour la période de soudure et les aides humanitaires octroyées par l'Etat après le désastre.
«La crise alimentaire surviendra dans quelques semaines. Toutes les cultures vivrières sont détruites. La région sera frappée de famine», déclare Nathalie Mena, habitante du fokontany de Manakambahiny, dans la commune rurale d'Ambodimangan'i Be à Fénerive-Est. «La destruction des cultures de subtitution telles que le manioc, le fruit à pain et les produits de rentes ne font qu'empirer la situation. On n'aura plus la moindre source d'argent pour pallier à la situation, cela au moins pour un an», ajoute-t-elle.
Pourtant, Nathalie ne baisse pas les bras. Elle compte trouver une solution pour se relever. Elle envisage de redémarrer avec de la culture maraîchère qui, selon elle, crée moins de dépenses. «La culture des brèdes est la seule source d'argent rapide même si elle ne peut pas couvrir nos besoins annuels», précise-t-elle.
Déficit en riz
La région Analanjirofo s'est transformée en un théâtre de désolation après le passage du cyclone Ivan, les 17 et 18 février dernier. Le paysage verdoyant a laissé place à des troncs d'arbres déracinés.
Les dégâts provoqués par le cyclone Ivan pèseront lourd pour l'économie de la région Analanjirofo. Elle est le premier producteur de girofle avec une production de gousses s'élévant à 10 000 tonnes en saison propice, d'où son appelation Analanjirofo. La production de l'essence extraite des feuilles du giroflier n'est pas en reste. Analanjirofo assure la majorité de la demande annuelle.
Avec une production de 190 000 t de riz par an, la région accuse un déficit annuel de 50 000 tonnes. Ce déficit sera accentué pour cette année 2008. «Ni la culture de bas-fond, ni le riz sur-brûlis ne sont prometteurs pour la prochaine récolte. La dépendance vis-à-vis des autres régions va sensiblement augmenter», annonce Rafanomezantsoa Nivoary, directeur du développement régional d'Analanjirofo (DDR).
Aimé Gilbert Tarehy, chef de la région Analanjirofo, craint le pire. «La famine sera dure à affronter dans deux mois. Les dégâts laissés par Ivan sont une entrave au développement rapide de la région si on ne résout pas les problèmes à temps», s’inquiète-t-il.
Cependant, les responsables régionaux envisagent de porter secours aux producteurs par la fourniture de semences. Ainsi, 10 tonnes de riz et 300 kilos de maïs seront distribués aux paysans dans les prochains jours.
La filière litchis est également atteinte. Les conséquences ne sont pas moins préoccupantes pour la prochaine campagne. «Les bénéficiaires se trouvant dans le circuit supporteront mal les effets du désastre», se lamente Rafanomezantsoa Nivoary, DDR D'Analanjirofo. «Les 60 000 tonnes de production annuelle sont chimériques pour la campagne 2008», poursuit-elle.
Manque d’eau potable
La région Analanjirofo est exposée à tous les dangers à moins que les solutions surviennent à temps. Outre la famine qui menace sérieusement la population, les épidémies risquent de faire leur apparition dans les prochains jours.
Le manque d'eau potable constitue le premier facteur. A Fénérive-Est, capitale de la région Analanjirofo, la société de distribution Jirama n'est pas encore en mesure de rétablir l'approvisionnement, deux semaines après le passage du cyclone Ivan. Seuls les puits servent d'alternatives. Une sensibilisation de traitement d'eau s'impose.
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Stéphane Solofonandrasana
L'Express de Madagascar
Date : 05-03-2008 |
La presse de la Réunion (Clicanoo)
La côte Est la plus touchée
CLICANOO.COM | Publié le 21 février 2008
L’incertitude levée sur le sort de Sainte-Marie, les laborieuses évaluations laissent penser que c’est la région de Fénérive (nord de Tamatave), frappée de plein fouet par Ivan, qui aurait le plus besoin d’assistance. Le niveau de vie y étant bien moindre qu’à Sainte-Marie, c’est là-bas que pourrait se concentrer une partie de l’aide internationale.
Quatre jours après le passage d’Ivan, les autorités malgaches commencent à y voir un peu plus clair sur l’étendue des dégâts et les zones prioritaires en terme d’aide. Dans ces conditions, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) a sollicité hier officiellement la Croix-Rouge malgache pour déployer les moyens en sa possession. Aussi, la plate-forme d’intervention régionale de l’océan Indien de la Croix-Rouge devrait rentrer en action dans les prochaines heures avec le concours des Forces armées de la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI), qui affréteront un Transall pour le transport d’une douzaine de tonnes de matériel d’urgence. La destination de ce matériel devrait être en partie l’île de Sainte-Marie, mais aussi et surtout la région nord de Tamatave, où les villes de Fénérive, Brickaville et Foulpointe, entre autres, ont été non seulement touchés par les vents violents mais subissent actuellement les crues des rivières avoisinantes. On dénombrerait 7000 à 8000 sinistrés dans la zone selon la Croix-Rouge. Routes coupées, puits inondés, maisons détruites, le sinistre est d’ampleur. « Nous essayons de dépêcher sur place le plus grand nombre possible de volontaires pour avoir une vision la plus précise possible de la situation », explique Patrice Raoull, le chef de mission pour la Croix-Rouge à Madagascar. « La difficulté réside principalement dans les moyens de rejoindre certaines localités, les routes étant très endommagées. » Aussi le rôle d’un avion type Transall pour l’acheminement du matériel peut s’avérer crucial. Hier soir, le BNGRC faisait état de 20000 sinistrés dans tout le pays dans son bilan provisoire mis quotidiennement à jour. Mais entre les chiffres notés par les ONG et ceux des relais gouvernementaux, qui n’ont pas forcément évalué les mêmes zones, les différences sont notables. Il faudra probablement attendre encore plusieurs jours avant d’avoir une idée définitive de l’ampleur de la catastrophe.
AFP
Antananarivo 24 fév 2008
- Au moins 44 personnes sont mortes lors du passage du cyclone Ivan qui a frappé l’île de Madagascar du 17 au 19 février, faisant également près de 145.000 sans-abri, selon un nouveau bilan provisoire communiqué dimanche par les autorités malgaches. Un précédent bilan faisait état de 29 morts et près de 70.000 sinistrés. "Ce bilan risque encore d’être revu à la hausse", précise le communiqué du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), qui n’a pas pu mener des évaluations dans toutes les zones touchées.
Le cyclone Ivan, classé dans la catégorie 3 sur l’échelle de mesure des ouragans (échelle Saffir-Simpson), avec des rafales de vent de 230 km/heure, a d’abord touché la petite île touristique malgache de Sainte-Marie, puis une grande partie de l’est de Madagascar.
A Sainte-Marie (est), première zone frappée par Ivan, près de la moitié des 20.000 habitants (9.626) se retrouve sans-abri, selon le BNGRC.
Dans le district de Fenoarivo Atsinanana (Fénérive-Est, à 250 km de Antananarivo), en face de Sainte Marie, on compte 80.217 sans-abri, pour une population de 281.000 personnes.
Au total, plus de 210.000 sinistrés ont jusqu’ici été recensés dans 12 des 22 régions de l’île, Ivan s’étant accompagné de fortes pluies pendant une semaine.
Le BNGRC relève également "20.000 hectares de rizières inondées dont 15.000 hectares dans la région d’Alaotra Mangoro, premier grenier à riz de Madagascar avec 30% de la production rizicole nationale".
Vendredi, les autorités malgaches avaient lancé un appel d’urgence à la communauté internationale, pour venir en aide à cette île de l’Océan Indien, déjà parmi les pays les plus pauvre du monde.
Ivan "est de même intensité que l’ouragan Katrina qui a dévasté la Nouvelle Orléans aux Etats-Unis en 2005", précise le communiqué du BNGRC.
Fame, le dernier cyclone ayant frappé Madagascar, le 27 janvier, avait fait 13 morts, 2.792 sans-abri et plus de 11.600 sinistrés. Fame était le premier cyclone à faire des dégâts dans la Grande Ile depuis le début de la saison cyclonique, il y a deux mois. La fin de la saison cyclonique se situe vers la mi-avril à Madagascar.
Voir l'évolution du dernier appel urgent :
du précédent appel urgent
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