a Foyer et charbon économiques
En partenariat avec l'ANAE (Agence Nationale pour l'Action Environnementale, à Madagascar), AMADEA a entrepris la vulgarisation des "foyers économiques" associés à du "charbon bozata" (mélange d'herbes, de brindilles, de bouse et de terre).
Les foyers économiques sont entièrement fabriqués à partir de terre et d'argile, sans être enveloppés par des plaques de fer.
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En fait, la mise au point et la création de ces techniques reviennent au CNRIT (Centre National de Recherche Industriel et Technologique). C'est l'ANAE qui en a assuré la diffusion. Au fur et à mesure, ceux qui ont bénéficiés de la formation (formateurs et paysans) en ont fait bénéficier les autres.
a INSERTION DES SANS-ABRIS A ANKAREFO
Notre intervention à Ankarefo résulte d'une convention que nous avons signée fin octobre 1998 avec l'Association Ezaka à Madagascar, qui est l'initiatrice du projet de
réinsertion sociale de sans-abris.


Photos AMADEA - 1999©
L'objectif était d'amener une quarantaine de familles de sans-abris à l'autosuffisance, c'est à dire à pouvoir rester sur le site de manière autonome en pratiquant des activités en rapport avec les potentialités de la zone (agriculture, élevage, artisanat).
Après 6 ans d'expérience, la quasi totalité de cette population est sédentarisée, quelques micro-entreprises sont créées, une école fonctionne sur place ainsi qu'une bibliothèque ludothèque. Depuis 2003, Ankarefo bénéficie des mêmes actions de développement que les autres villages de la zone.
L'action a concerné donc tout autant "l'homme" lui-même que son environnement :
L'homme :
- L'école qui concerne actuellement la quasi totalité des enfants du site
(cf : Enfance).
- La formation des adultes dans le domaine de la production agricole, de l'artisanat, mais également de l'éducation nutritionnelle et de la santé.
L'environnement :
- un système d'adduction d'eau (financé par l'Union Européenne) permet désormais d'avoir l'eau courante sur le site et d'envisager une intensification de la production agricole (irrigation),
- de nombreux plants forestiers et fruitiers ont été plantés sur le site.
Autres actions en vue de tisser des liens avec la population voisine :
- ouverture de l'école aux enfants des paysans des environs,
- appui des techniciens d'Amadea aux paysans de la zone,
- embauche d'un paysan de la zone comme relais.
En 2006, l'intégration était en très bonne voie puisque l'école était fréquentée en grande partie par des enfants des villages environnants et que de nombreux groupements paysans avaient vu le jour sur le secteur. Actuellement Ankarefo-Paraguay est un village (presque) comme les autres hormis l'aspect "cité" des constructions.
a APICULTURE
Des forêts qui ont recouvert l'île, les Malgaches ont conservé le goût du miel qu'ils pouvaient cueillir à loisir il y a quelques dizaines d'années.
Ainsi, malgré la déforestation qui a gagné rapidement l'ensemble de l'Ile, le miel est resté l'aliment noble par excellence que l'on continue toujours d'associer aux divers rites et cultes hérités des ancêtres. Mais le miel reste aussi associé aux principaux plats malgaches qu'il accompagne avec bonheur : riz, patates douces et tarot …La production de miel avec la fabrication de ruches à cadre a pu se développer dans certaines zones proches des grandes agglomérations et donc des centres de collecte où des efforts en faveur de la vulgarisation de l'apiculture moderne ont été menés, force est de constater, même dans ces zones, la perte de la maîtrise technique due la plupart du temps au manque de matériaux (clous, bois usinés, outils..) et surtout à leur coût devenu excessif au regard du niveau de vie des paysans malgaches.
C'est ainsi que sont apparues des ruches de tous genres, mises au point au gré de l'imagination de leur propriétaire mais malheureusement pas toujours conformes aux exigences d'une production répondant aux normes techniques élémentaires et nuisant de ce fait à une production normale:
-ruches construites avec des caisses d'emballage de récupération
-ruches fabriquées à l'aide de planches grossièrement assemblées
-poteries qui deviennent des ruches de fortune et que l'on casse pour en retirer le miel
Grâce à un partenariat avec l'association APIFLORDEV qui a débuté en 2007, l'appui d'Amadea à l'apiculture pu se concrétiser.
L'autosuffisance alimentaire des paysans avec qui nous travaillons a toujours été, faut-il le rappeler, le premier objectif de l'association.
Amadea a déjà par le passé travaillé avec une association malgache, SAHAFANILO (association qui relève des scouts de Madagascar). Nous y avons envoyé deux de nos techniciens ainsi que des paysans pour se former à la production de miel.
Dans le projet avec Apiflordev, l'objectif est d'aller plus loin: à partir d'une approche filière, il s'agit d'essayer d'agir sur tous les éléments qui peuvent freiner le développement de l'apiculture.
La mission qui est venue à Madagascar a identifié les point focaux dont le projet doit tenir compte pour sa mise en place.
Dans le cadre de ce projet, nous souhaitons développer, avec la collaboration active du partenaire, la production de miel dans notre zone d'intervention.
Il y a certainement des apiculteurs compétents à Madagascar mais pour l'instant, les actions qui sont menées sont particulièrement ciblées dans des zones comme Ambositra ou la région de Port Bergé (Nord Ouest) traditionnellement productrice de miel. L'approche qui est développée actuellement est basée sur des financements de gros bailleurs (notamment la Banque Mondiale) et donc, les matériels proposés sont pour la plupart importés (extracteurs notamment) mais même quand il s'agit de produits locaux, ils sont trop chers pour pouvoir être proposés aux paysans pauvres.
Quand le premier contact a été établi avec un spécialiste de l'apiculture dans le tiers monde qui a rejoint depuis APIFLORDEV, association d'apiculteurs, l'intérêt de sa proposition résidait dans le fait qu'il recherchait des solutions à la mesure des moyens des paysans concernés.
La mission a permis d'identifier les futurs producteurs à former mais également les moyens qu'il faudra mettre en oeuvre afin que l'ensemble des intrants puissent être produits sur place : production de reines, de matériel apicole (en formant des artisans locaux) et bien sûr technique moderne de production, sans oublier de faire progresser les bénéficiaires dans une meilleure maîtrise de la commercialisation du produit et de ses dérivés.
Pour cela, il s'agit également de respecter une démarche qui a toujours procédé à la mise en œuvre des actions engagées par Amadea : former des paysans et parmi eux, repérer ceux qui pourront devenir des techniciens capables de transmettre leur savoir à leurs collègues paysans. Un premier recensement a été déjà mené pour identifier ceux qui sont intéressés par l'apiculture dans notre zone d'intervention et surtout parmi eux, ceux qui possèdent une ruche. Le projet se développe lentement au rythme des paysans.
La formation des paysans a débuté en janvier 2007
a Opération eau et pisciculture:
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Ce projet consistait à résoudre le problème d’eau potable pour le village de Fierenana et de disponibilité de l’eau durant la saison sèche pour des bassins piscicoles.
AMADEA a décidé, dans le cadre d’un programme de lutte contre la malnutrition et d’autosuffisance alimentaire, d’aider les paysans à produire du poisson par la pisciculture et/ou la rizipisciculture (pisciculture dans les rizières).
L’association a mis en place des bassins destinés à élever des géniteurs pour la production d’alevins (de carpe et de tilapia) qui seront par la suite distribués à prix modique aux paysans pour grossissement.
Les besoins en eau de ces bassins durant la saison sèche qui coïncident avec les périodes d’alevinage nécessitent le stockage de l’eau dans un grand bassin construit par l’association Amadea. Ce bassin n'est pas totalement achevé pour des questions d'attente de stabilisation du terrain après les fouilles.
Il existe bien des projets liés à l’eau au niveau national, mais les zones prioritaires ont été définies dans les provinces de Toliary et Fianarantsoa (Sud et Sud-Est de Madagascar).
Le village concerné ne se trouve pas dans une de ces zones prioritaires ; il n'était donc pas possible, de ce fait, de le faire bénéficier de ces projets nationaux.
La prise de conscience des problèmes de l’eau est récente et commence juste à faire partie des préoccupations des groupements qui travaillent avec AMADEA.
Amadea est la seule structure à intervenir dans les différents domaines agricoles sur la zone avec des groupements (formels et informels) de paysans..
La mise en service a nécessité :
-d’une part l’aménagement d’un ouvrage de captage au niveau de la source
-d’autre part l’acheminement de cette eau dans des tuyaux jusqu’au bassin de rétention et jusqu’au village voisin qui utilisait cette source pour son propre approvisionnement en eau (la population profite donc maintenant de ces installations car le village a été ainsi doté d’une arrivée d’eau potable utilisable par tous les habitants de Fierenana - environ 25 familles).
Dans son projet de développement de la pisciculture, Amadea avait depuis 4 ans sensibilisé plus de 300 paysans à cette activité et au fait que la véritable contrainte résidait dans la disponibilité des alevins et que la production de ceux-ci dépendait en grande partie de la disponibilité et de la qualité de l’eau des bassins.
La population s'est donc naturellement impliquée dans le creusement du canal nécessaire pour enterrer les tuyaux.
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Ce projet "eau" a reçu le soutien du SIVOM de Fondettes-Luynes-St Etienne de Chigny.
a Culture de spiruline : Opération nutrition
Espoir dans le domaine de la nutrition,
projet enthousiasmant et nouveau défi pour Amadea…
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Nourriture traditionnelle des Aztèques du Mexique et des Kanembous du Tchad, la spiruline est
une micro-algue d'eau douce qui, une fois séchée, contient 3 fois plus de protéines essentielles que le poisson,
9 fois plus de fer que le foie de veau, 15 fois plus de vitamine A que la carotte. Riche en outre en
acides aminés, minéraux et acides gras essentiels, elle constitue donc un excellent complément
alimentaire pour tous, surtout très efficace dans les cas de malnutrition et d’anémie.
Des expériences menées au Burkina Faso ont déjà démontré tout l’intérêt de ce complément alimentaire : dans les cas de malnutrition infantile et d’anémie, des effets remarquables sont observés à partir d’une prise de 2 à 5 g/jour selon le poids de l’enfant. La durée de la cure étant de l’ordre de 3 à 4 semaines, mais les premiers résultats apparaissant au bout de quelques jours. La spiruline peut être prise aisément au moment des repas dans une petite quantité de bouillie, de sauce ou de riz.
D’où l’idée d'Amadea de produire cette micro-algue pour la mettre à disposition des enfants qui en ont besoin. Démarche en cohérence et en complémentarité complète avec nos actions en matière de santé et de renutrition et conforme à notre philosophie : donner les moyens à nos partenaires malgaches de faire face eux-mêmes aux problèmes auxquels ils sont confrontés.
Les installations : Selon une étude technique réalisée par l'association partenaire (Antenna Technologies) qui dispose du savoir-faire et de l’expérience en la matière, la production annuelle de 30m2 de bassins de production permettrait d'équilibrer les rations alimentaires sur la totalité de nos sites d'intervention.
Amadea a d'abord construit 2 bassins de 60 m2 puis un grand bassin double supplémentaire pour optimiser les équipements (laboratoire, séchoirs, personnels malgaches formés à la gestion des installations)
Merci à ANTENNA -FRANCE qui nous fait confiance et a proposé de financer le premier bassin ainsi que le laboratoire en plus de son soutien technique .
Merci également à la région Aquitaine, à Pays de Savoie Solidaire, aux mairies de Bozel et Planay, au conseil des Jeunes du Doubs, au conseil général de Charente qui ont participé à la première tranche de travaux; merci à la région Poitou-Charentes, au Comptoir Electrique français, à UNIKALO, aux moteurs Leroy Somer, au comité d'entreprise de Lafarge-Roumazière qui soutiennent la seconde tranche de travaux. Merci à tous ceux qui ont participé ou participent à cette réalisation.
Vidéo
pour en savoir plus : la spiruline au Burkina-Faso
a Journée Internationale de la Femme
Nous célébrons tous les 8 mars la journée internationale de la femme dans les villages où nous intervenons habituellement.
En 2005 une célébration toute particulière a eu lieu à Ankarefo - au centre de réinsertion des sans abris-.avec Marcel Grégoire, membre du CA. Il y avait deux journalistesprésents (presse écrite L'Express et radio nationale RTM).
Un tournoi de foot-ball féminin a précédé le repas pris en commun
"Au programme, il y a eu danses et chants folkloriques. Une chanson a célébré Amadea et nommément Patrick (chef de projet), c'était drôle et touchant. Démonstration par notre pâtissier attitré avec des recettes de gâteaux faciles et pas chères - nous avons offert deux fours artisanaux aux deux groupements les plus assidus aux formations de notre animatrice et du médecin qui l'accompagne et nous avons fait une dotation de matériel de cuisine pour tous les groupements. Ils sont au nombre de 5 dans la commune de Fihaonana. Déjeûner avec des représentants des groupements et les invités."
"Des femmes du centre d'Ankarefo (village d'insertion) se sont constituées en groupement, elles sont maintenant traitées au même titre que tous les autres groupements de paysans appuyés par AMADEA."
Danses et musique :d'ordinaire seuls les hommes jouent du tambour
"A Mahambo, les groupements de femmes se sont rendus à Tamatave car la femme du président Ravalomanana y était. Quand je suis passée à Mahambo fin février, des représentantes des groupements de femmes de Mahambo (ils sont nombreux) sont venues me voir pour demander au Centre Nomena de participer à leurs frais de déplacement ou à l'achat de lamba. Nous avons donnés 300 000fmg qui ont été remis par Marcel Grégoire au nom d'Amadea-APE (Agir pour la Protection de l'Enfance).
Lalao Johannes

a Paludisme et culture de l'artémisia :