a FOYER & CHARBON ECONOMIQUES
En partenariat avec l'ANAE (Agence Nationale pour l'Action Environnementale, à Madagascar), AMADEA a entrepris la vulgarisation des "foyers économiques" associés à du "charbon bozata" (mélange d'herbes, de brindilles, de bouse et de terre).
Les foyers économiques sont entièrement fabriqués à partir de terre et d'argile, sans être enveloppés par des plaques de fer.
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Foyer en terre et argile
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L'abandon du charbon de bois au profit des boulettes économiques permet d'éviter la déforestation qui est une catastrophe écologique à Madagascar.
AMADEA intervient dans le secteur de MAHITSY.
La population de ce village a adopté à 90% ce type de four et l'a fait connaître à l'occasion de foires agricoles.
Photos AMADEA - 2001© |
En fait, la mise au point et la création de ces techniques reviennent au CNRIT (Centre National de Recherche Industriel et Technologique). C'est l'ANAE qui en a assuré la diffusion. Au fur et à mesure, ceux qui ont bénéficiés de la formation (formateurs et paysans) en ont fait bénéficier les autres.
a INSERTION DES SANS ABRIS A ANKAREFO
Notre intervention actuelle à Ankarefo résulte d'une convention que nous avons signée fin octobre 1998 avec l'Association Ezaka à Madagascar, qui est l'initiatrice du projet de
réinsertion sociale de sans abris.

Photos AMADEA - 1999©
L'objectif était d'amener une quarantaine de familles de sans abris à l'autosuffisance, c'est à dire à pouvoir rester sur le site de manière autonome en pratiquant des activités en rapport avec les potentialités de la zone (agriculture, élevage, artisanat).
Après 6 ans d'expérience, la quasi totalité de cette population est sédentarisée, quelques micro-entreprises sont créées, une école fonctionne sur place ainsi qu'une bibliothèque ludothèque. Depuis 2003, Ankarefo bénéficie des mêmes actions de développement que les autres villages de la zone.
L'action concerne donc tout autant "l'homme" lui-même que son environnement .
Population :
- L'école qui concerne actuellement la quasi totalité des enfants du site
(cf : Enfance).
- La formation des adultes dans le domaine de la production agricole, de l'artisanat, mais également de l'éducation nutritionnelle et de la santé.
Environnement :
- un système d'adduction d'eau (financé par l'Union Européenne) permet désormais d'avoir l'eau courante sur le site et d'envisager une intensification de la production agricole (irrigation), - de nombreux plants forestiers et fruitiers sont déjà actuellement plantés sur le site.
Autres actions en vue de tisser des liens avec la population voisine :
- ouverture de l'école aux enfants des paysans des environs,
- appui des techniciens d'Amadea aux paysans de la zone,
- embauche d'un paysan de la zone comme relais.
En 2006, l'intégration était en très bonne voie puisque l'école était fréquentée en grande partie par des enfants des villages environnants et que de nombreux groupements paysans avaient vu le jour sur le secteur. Actuellement Ankarefo-Paraguay est un village (presque) comme les autres hormis l'aspect "cité" des constructions.
a APICULTURE
Des forêts qui ont recouvert l'île, les malgaches ont conservé le goût du miel qu'ils pouvaient cueillir à loisir il y a quelques dizaines d'années.
Ainsi, malgré la déforestation qui a gagné rapidement l'ensemble de l'Ile, le miel est resté l'aliment noble par excellence que l'on continue toujours d'associer aux divers rites et cultes hérités des ancêtres. Mais le miel reste aussi associé aux principaux plats malgaches qu'il accompagne avec bonheur : riz, patates douces et tarot …
La production de miel avec la fabrication de ruches à cadre a pu se développer dans certaines zones proches des grandes agglomérations et donc des centres de collecte où des efforts en faveur de la vulgarisation de l'apiculture moderne ont été menés, force est de constater, même dans ces zones, la perte de la maîtrise technique due la plupart du temps au manque de matériaux (clous, bois usinés, outils..) et surtout à leur coût devenu excessif au regard du niveau de vie des paysans malgaches.
C'est ainsi que sont apparues des ruches de tous genres, mises au point au gré de l'imagination de leur propriétaire mais malheureusement pas toujours conformes aux exigences d'une production répondant aux normes techniques élémentaires et nuisant de ce fait à une production normale:
-ruches construites avec des caisses d'emballage de récupération
-ruches fabriquées à l'aide de planches grossièrement assemblées
-poteries qui deviennent des ruches de fortune et que l'on casse pour en retirer le miel
Grâce à un partenariat avec l'association APIFLORDEV qui va débuter dès le début de 2007, l'appui d'Amadea à l'apiculture va donc très bientôt se concrétiser.
L'autosuffisance alimentaire des paysans avec qui nous travaillons a toujours été, faut-il le rappeler, le premier objectif de l'association.
Amadea a déjà par le passé travaillé avec une association malgache, SAHAFANILO (association qui relève des scouts de Madagascar). Nous y avons envoyé deux de nos techniciens ainsi que des paysans pour se former à la production de miel.
Dans le projet avec Apiflordev, l'objectif est d'aller plus loin: à partir d'une approche filière, il s'agira d'essayer d'agir sur tous les éléments qui peuvent freiner le développement de l'apiculture.
La première mission qui va venir à Madagascar identifiera les point focaux dont le projet doit tenir compte pour sa mise en place.
Dans le cadre de ce projet, nous souhaitons développer, avec la collaboration active du partenaire, la production de miel dans notre zone d'intervention.
Il y a certainement des apiculteurs compétents à Madagascar mais pour l'instant, les actions qui sont menées sont particulièrement ciblées dans des zones comme Ambositra ou la région de Port Bergé (Nord Ouest) traditionnellement productrice de miel. L'approche qui est développée actuellement est basée sur des financements de gros bailleurs (notamment la Banque Mondiale) et donc, les matériels proposés sont pour la plupart importés (extracteurs notamment) mais même quand il s'agit de produits locaux, ils sont trop chers pour pouvoir être proposés aux paysans pauvres.
Quand le premier contact a été établi avec un spécialiste de l'apiculture dans le tiers monde qui a rejoint depuis APIFLORDEV, association d'apiculteurs, l'intérêt de sa proposition résidait dans le fait qu'il recherchait des solutions à la mesure des moyens des paysans concernés.
Le projet compte identifier les futurs producteurs à former mais également les moyens qu'il faudra mettre en oeuvre afin que l'ensemble des intrants puissent être produits sur place : production de reines, de matériel apicole (en formant des artisans locaux) et bien sûr technique moderne de production, sans oublier de faire progresser les bénéficiaires dans une meilleure maîtrise de la commercialisation du produit et de ses dérivés.
Pour cela, il s'agira également de respecter une démarche qui a toujours procédé à la mise en œuvre des actions engagées par Amadea : former des paysans et parmi eux, repérer ceux qui pourront devenir des techniciens capables de transmettre leur savoir à leurs collègues paysans.
Un premier recensement a été déjà mené pour identifier ceux qui sont déjà intéressés par l'apiculture dans notre zone et surtout parmi eux, ceux qui possèdent une ruche. Actuellement on en compte déjà près d'une centaine.
La formation des paysans a débuté en janvier 2007
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