Candidature et situation de l'adoption :
a Candidature :
Avant de nous envoyer un courrier, vérifiez que vous remplissez bien les principaux critères administratifs imposés par les autorités malgaches : vous êtes mariés, l'un de vous a 30 ans ou plus, vous avez au maximum 2 enfants à charge (ou 1 enfant si vous souhaitez adopter une fratrie de 2 enfants), vous pouvez vous rendre disponibles pour un séjour long dans le pays (6 semaines pour l'un et 3 mois au minimum pour l'autre).
Assurez vous également que votre demande est réalisable, en particulier concernant l'âge de l'enfant attendu, compte tenu des délais légaux de reconnaissance de l'adoptabilité des enfants (enfant de 3 ans ou plus).
Rappelez-vous que ce sont des circonstances difficiles qui ont amené l'enfant à son adoption et que de ce fait il peut présenter quelques retards ou déficiences de santé.
Documents à adresser à
AMADEA 5 rue de la Charente 16460 AUNAC
- lettre dite de motivation
- photocopie de l'agrément et de la notice
- photocopie de l'enquête sociale
- photocopie de l'enquête psychologique
- si possible une photo
- 1 enveloppe timbrée à l'adresse des candidats
Après examen de ces documents il vous sera indiqué
- d'une part si votre demande semble recevable par les autorités malgaches et si les enfants adoptables correspondent à votre attente (enfants d'environ 3 ans et plus au moment de l'adoption),
-
d'autre part si Amadea est en mesure de présenter votre candidature, compte tenu des délais d'attente et de la conjoncture du moment.
Si la réponse est positive, vous serez invités à rencontrer une famille-relais d'Amadea, généralement la plus proche de votre domicile et à rester en relation avec elle.
Ultérieurement vous serez reçus au siège social en Charente.
Une réponse négative ne signifie en rien que votre demande ne sera pas recevable dans un autre pays qui pourra avoir des attentes ou des possibilités différentes.
a Situation actuelle :
Les procédures d'adoption ont repris à Madagascar en septembre 2008 avec 3 apparentements mais dès novembre le nombre de dossiers déposés étant très largement supérieur au nombre d'enfants, les autorités malgaches ont dû suspendre de nouveaux le dépôt de candidatures.
L'Autorité Centrale malgache procède régulièrement à l'apparentement des enfants qui lui sont déclarés adoptables mais leur nombre étant très restreint, il en est de même pour les apparentements (une quarantaine au total en décembre 2009 depuis la réouverture, tous pays confondus, adoptions intrafamiliales incluses).
Dans le cadre de la mise en place de la Convention de La Haye relative aux droit des enfants et à l'adoption, une nouvelle loi a été promulguée et son décret publié. Les institutions doivent demander un agrément pour l'accueil d'enfants (centre à vocation sociale). Dans un deuxième temps elles doivent demander une habilitation pour pouvoir proposer des enfants en adoption. (Une quinzaine de centres sont actuellement habilités pour l'adoption).
Seuls les centres habilités peuvent déposer auprès del'autorité centrale les dossiers d'enfants qu'elles proposent de faire adopter. Ces procédures d'agrément ne sont pas terminées et il est impossible de connaître le nombre exact d'enfants qui seront adoptables prochainement. Les premiers enfants sont très peu nombreux, plutôt grands ou en fratrie; les rares enfants de moins de 3 ans sont confiés prioritairement en adoption nationale à des Malgaches.
Pour chaque enfant, l 'Autorité Centrale vérifie que toutes les solutions ont été recherchées dans le pays et que l'adoption internationale est bien une solution subsidiaire. Le choix de la famille adoptive est fait par l'Autorité Centrale parmi les dossiers de candidatures qui lui ont été transmis par les OAA ou l'AFA en ce qui concerne la France; il n'est plus effectué par le chef de centre comme c'était le cas dans le passé. Il semble que la priorité soit donnée aux couples sans enfants.
Compte tenu des délais de placement dans une institution pour enfants (6 mois minimum) avant consentement à l'adoption
puis de réflexion des parents biologiques après le consentement (3 mois)
auxquels
il faut ajouter les délais administratifs et ceux de traitement du dossier par l'Autorité Centrale, les familles postulantes doivent être prêtes pour l'accueil d'enfants de plus de 3 ans (dans les meilleures conditions).
Les familles doivent se rendre sur place pour une période de convivialité d'un mois avant le jugement. L'enfant leur est confié pendant cette période.
Après le jugement il leur faudra attendre la fin de la période de recours (1 mois) pour obtenir l'acte de naissance portant mention de l'adoption, l'autorisation de sortie du terrtoire malgache et le visa d'entrée en France. Depuis l'arrivée des parents jusqu'au départ de l'enfant il s'écoulera au minimum 3 mois, voire davantage.
Les deux parents doivent être présents jusqu'au jugement, ensuite la présence d'un seul est requise pour rester avec l'enfant et terminer la procédure.
Compte tenu de ce qui précède et du nombre de dossiers déjà déposés, seules les candidatures pour des enfants de 5 ans et plus peuvent espérer être déposées au cours de l'année 2010.
Les candidatures pour des fratries dont l'ainé aurait de 8 à 12 ans sont toujours les bienvenues, ainsi que celles concernant des enfants nécessitant des soins médicaux ou chirurgicaux ou présentant un déficit intellectuel léger.
a Rappels importants:
Depuis la mise en oeuvre de la nouvelle loi, conforme à la Convention de La Haye, tous les dossiers de candidature à l'adoption d'enfant malgache, y compris pour une adoption intrafamiliale, doivent être présentés par un organisme habilité par les autorités françaises et malgaches (OAA ou AFA). Les démarches indépendantes ne sont plus admises.
Ce sont les Autorités malgaches qui décident des apparentements, c'est à dire du choix de la famille. Les organismes ne peuvent que présenter les candidatures sans aucune assurance qu'elles aboutissent.
Les candidats sont infiniment plus nombreux que les enfants adoptables. L'Autorité Centrale malgache a donc un grand choix de familles. Les candidats doivent se le rappeler quand ils formulent leur demande : plutôt que d'exprimer une préférence qui sera la même que celle de dizaines voire centaines d'autres candidats et qui ne correspondra qu'à de très rares enfants "idéaux", il leur est conseillé de définir leurs limites au niveau de l'âge, du nombre et des particularités du ou des enfants qu'ils peuvent accueillir. Leur candidature sera plus large et aura davantage de chances de correspondre à des enfants réels en attente de parents.