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Domaine agricole
Accueil d'enfants
Scolarisation
a Agriculture
Le but d’AMADEA est de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des paysans. L’action d’AMADEA fonctionne désormais avec une structure bien établie, avec une équipe de techniciens et de 75 groupements paysans (soit environ 800 paysans). L’un de nos programmes consiste à fournir des semences sélectionnées, apporter un encadrement technique depuis la conduite d’une pépinière jusqu’à la récolte, l’autre consiste à amener les familles à diversifier leurs cultures et leur alimentation, d’où la mise en place de formations culinaires afin d’utiliser les nouveaux produits. Le rôle de l’équipe d’animation s’avère primordial pour convaincre les malgaches de substituer en partie de nouvelles semences au riz !
Le prochain défi, pour les années à venir sera de concrétiser une réelle augmentation des revenus grâce à cette production excédentaire. Quelques paysans arrivent déjà à vendre leur récolte sur les marchés ou à la rentabiliser à travers l’élevage. En ce qui concerne l’élevage, on se rend compte que les premiers freins à cette activité sont constitués par l’absence de production destinée à l’alimentation des animaux. L’association s’est donc attachée les services d’un technicien en élevage.
Afin d’œuvrer pour l’autosuffisance alimentaire et le surplus de revenus grâce à l’accroissement et à la diversification de la production, nos besoins augmentent :
- achat de semences, de matériel, d’animaux d’élevage…
- locations de terres et de rizières, afin d’augmenter les possibilités de cultures expérimentales (pépinières) et de pisciculture
- formations pour les agents locaux
- salaires des techniciens, responsables et formateurs
Exemples de parrainages :
- salaire d'un technicien agricole à mi-temps : 20€/mois
- achat d'une bicyclette d'occasion pour les nombreux déplacements : 100€
Comme nous avons pu le constater, les activités d’AMADEA prennent de plus en plus de dimension. Cela nécessite davantage d’efforts dans le domaine de la gestion mais cela requiert également plus de moyens car nous ne pourrions pas répondre aux espoirs que nous avons suscité sans augmenter notre capacité d’intervention.
a Animateurs
Augmentation des revenus, meilleure santé, scolarisation des enfants… Le résultat immédiat en est que les demandes d’intervention se multiplient, venant d’autres familles et de villages voisins.
Au fur et à mesure que s’étendent les actions d’AMADEA, il est proposé à certains paysans, choisis pour leur motivation et leur capacité relationnelle, de devenir les « relais » d’AMADEA, ses « agents locaux » : certains intervenant toute l’année sur une partie de leur temps, d’autres de façon ponctuelle en fonction des travaux saisonniers.
Dans tous les cas, ces personnes, actuellement au nombre de 33, sont des collaborateurs d’AMADEA et perçoivent une rémunération, variable selon leurs compétences et le temps qu’ils consacrent à AMADEA.
Quelques exemples de rémunération (à savoir que 6600 Fmg valent 1 € ; ces rémunérations correspondent aux revenus moyens à Madagascar) :
- un agent local à temps partiel : 15 € / mois
- un instituteur :30€ / mois
Ainsi se constitue de façon progressive un véritable réseau, concernant actuellement plus de 500 familles. Le lien est assuré par les déplacements réguliers sur toutes les zones des responsables, en fonction de leurs compétences :
- techniciens agricoles
- responsable pépinières
- responsable élevage
- responsable moriculture-sériciculture
- responsable pisciculture
- formateurs
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- comptable
- instituteurs
- animatrices bibliothèques/ludothèques
- médecin
- animatrices nutrition
- 2 encadrants responsables
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Les deux encadrants responsables sillonnent le terrain et passent une soirée et une nuit par semaine dans l’un des villages. Pour l’ensemble de l’équipe, une réunion de synthèse à lieu le mardi matin à Tananarive. Y sont abordés tous les problèmes d’organisation, la répartition du travail, les projets...
Pour AMADEA, la mise en place et le développement de ce réseau rural constituent une action essentielle ; loin d’être « seulement » une opération de fonctionnement, nous la considérons comme une action de développement au sens fort, nécessitant pour toute l’association, autant en France qu’à Madagascar, l’investissement le plus important, en terme de temps consacré à l’organisation et à l’animation et aussi en termes financiers.
a Centres d'accueil
C’est le soutien au centre « Topaza » à Madagascar qui a motivé la création d’AMADEA en octobre 1986.
Depuis, l’association a beaucoup évoluée, son champ d’action s’est élargi. Mais elle n’a cessée de venir en aide aux institutions accueillant des enfants malgaches, selon diverses modalités.
Le soutien financier d’un centre participe aux :
- soutien alimentaire : nourriture, compléments (vitamines…)
- soutien médical : frais médicaux, médicaments
- soutien vestimentaire : à destination des enfants et nourrissons
- soutien scolaire (financement de la scolarité du préscolaire à l'université selon les cas)
- équipement : sièges pour enfants, draps, couvertures, moustiquaires, biberons, machines à laver, matériel de cuisine....…
- soutien de fonctionnement et de personnel : responsables de centre, nourrices, éducateurs, animatrices nutrition et personnel social....
Exemple de parrainages mensuels: pour la prise en charge d'1 enfant 30€
celui d'un éducateur : 50 €
Pendant longtemps, AMADEA a concentré ses efforts sur l’envoi de colis depuis la France. Cette activité s’est trouvée réduite car le gouvernement malgache a entrepris de taxer ces envois (cette taxation a été mise en place afin d’éviter que l’arrivée massive de marchandises gratuites, envoyées par divers organismes étrangers, ne déstructure le marché local).
En plus du soutien à des centres d’accueil et à des familles, AMADEA s’est engagée dans la construction de nouveaux centres :
- Le dernier en date, en fonction depuis 3 ans, encore non autonome au plan financier : centre « Mirana-Tsiky ». Centre de protection, de rééducation et de réinsertion sociale à Antsirabe. A l’heure actuelle, en l’absence d’un tel centre, les enfants retirés à leurs parents pour maltraitance sont placés temporairement en prison ; il en est de même pour ceux dont les parents sont incarcérés. Il s’agit donc de mettre en place pour ces enfants une structure appropriée, alternative à l’incarcération.
Ce centre permet :
- d'accueillir des enfants mineurs de 7 à 18 ans ayant fait l’objet d’une mesure d’assistance éducative prononcée par le juge des enfants.
- d'offrir une structure d’accueil à des enfants victimes de maltraitance dans leur environnement familial et qui ont besoin d’un placement temporaire.
- de donner aux mineurs auteurs de petite délinquance –à l’exclusion des récidivistes– de meilleures chances de réinsertion sociale en leur offrant une possibilité de placement en centre plutôt qu’une détention en milieu carcéral.
- de permettre aux enfants de détenus de ne pas avoir à subir eux aussi la sanction infligée à leurs parents.
Si vous souhaitez participer à cette action cliquez ici.
a Scolarisation
AMADEA s’est lancée dans des projets éducatifs. Il est évident qu’un appui matériel à la construction et à la rénovation d’écoles est indispensable, mais il ne peut être suffisant. AMADEA s’est engagée dans la création d’un environnement qui soit propice à l’école et à la scolarisation. Le vrai travail de fond est de convaincre tout le monde (élus, instituteurs, enfants, parents…) de la nécessité qu’il y a pour l’enfant de fréquenter l’école. AMADEA mène diverses actions, simultanément, dans ce but :
- responsabilisation des parents en matière d’éducation. Il faut tout d’abord les sensibiliser sur la nécessité et l’intérêt d’envoyer leurs enfants à l’école.
- amélioration des conditions matérielles de l’école pour que la scolarisation soit possible, puisque l’état n'a pas actuellement les moyens de s'en charger ! (réparations, fabrication de bancs, fournitures scolaires…).
- sensibilisation des élus, qui doivent exiger la présence des instituteurs tous les jours de classe.
- prise en charge du salaire d’instituteurs, étant donné que le nombre d’instituteurs recrutés et rémunérés par l’état est insuffisant (d’où un trop grand nombre d’élèves par classe, ou des classes très éloignées de certains villages, ce qui oblige les enfants à faire un long chemin pour aller à l’école).
- formation et sensibilisation des instituteurs.
- ouverture de classes maternelles : la précocité de la prise en charge des enfants favorise en effet leur intérêt pour la scolarité en général.
- mise en place de cantines scolaires, qui encouragent la présence en classe (puisque chaque enfant est assuré d’y bénéficier d’un repas) et qui donnent aux élèves la force d’étudier..
- implantation de jardins scolaires, qui impliquent la participation des enseignants, des parents d’élèves et élèves eux-mêmes. Cette initiative répond à un triple objectif : alimenter les cantines scolaires, former les enfants au maraîchage, favoriser l’éducation nutritionnelle des enfants et de leurs parents.
- création de bibliothèques et de ludothèques véritablement attrayantes pour que les enfants mais aussi leurs parents puissent y puiser, avec l’aide d’animatrices, les savoirs et loisirs dont ils ont besoin.
Le but est que toutes les écoles deviennent attrayantes. Il faut étendre l’expérience à d’autres villages. D’ailleurs, le nombre d’établissements désirant travailler avec AMADEA ne cesse d’augmenter !
exemple de parrainages mensuels:
pour le salaire d'un instituteur : 30 €
pour les fournitures pour un écolier 10 €par an
pour la scolarisation d'un lycéen pensionnaire 50 € par mois.
pour la cantine : 0, 15 € par jour et par enfant
ou 163 €par mois pour une classe (toutes les solutions intermédiaires étant possibles)
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