L’énergie photovoltaïque au service du développement local à Madagascar

L’énergie photovoltaïque au service du développement local à Madagascar

KIosque-Amberomanga         eclairage          plaque-kiosque

Dans les régions rurales reculées de Madagascar, l’accès aux services essentiels tels que l’électricité fait bien souvent défaut. En effet, 95% de la population rurale de Madagascar n’a pas accès à l’énergie électrique. Or, celle-ci devient rapidement indispensable et son absence handicape le quotidien des familles habitant ces zones rurales.

Face à cette problématique, AMADEA et plusieurs acteurs se sont peu à peu mobilisés afin de trouver une solution efficace et peu coûteuse : c’est ainsi qu’a émergé l’idée d’édifier des kiosques solaires.

Le projet vise à implanter 3 kiosques solaires dans différents villages en zone rurale. Les kiosques ont été pensés de façon à répondre à plusieurs besoins simultanément. En effet, ils serviront à électrifier les écoles alentours, assurant ainsi l’éclairage des salles de classes et l’usage d’appareils électriques comme des ordinateurs ou des frigos. De plus, ils apporteront un éclairage dans les lieux publics à travers la mise en place de projecteurs, prodiguant ainsi une plus grande sécurité, et l’opportunité d’organiser des événements en soirée. Enfin, les kiosques solaires permettront aux familles de recharger des téléphones ou du matériel informatique ainsi que des lampes. Ce projet de kiosques solaires résulte de la collaboration de différents acteurs, dont les premiers ont été les habitants des villages concernés qui ont donné l’impulsion nécessaire au projet. AMADEA est venue appuyer cette initiative, en collaboration avec le CEAS (Centre Ecologique Albert Schweitzer) et l’entreprise JIRO VE qui assure la gestion technique des kiosques. Ces acteurs gèrent ensuite l’utilisation et le maintien des infrastructures grâce à un comité de gestion.

Si le troisième kiosque est encore à l’état de projet (à Mahambo), un second est en cours de construction et le premier a été récemment mis en service. Celui-ci est situé à Amberomanga, sur les hauts plateaux malgaches, et a été inauguré le 2 septembre dernier. Ce premier kiosque s’avère être une réussite puisqu’il bénéficie déjà aux 100 élèves des écoles préscolaires et primaires d’Amberomanga ainsi qu’aux 200 familles du village.

 

Ce projet d’électrification est un pilier pour le développement local, en répondant à la fois à une ambition environnementale et sociale. Grâce à la mise en place d’une source d’éclairage à moindre coût s’appuyant sur l’énergie solaire, le projet de kiosques répond aux besoins des villages et de leurs habitants. L’accès à l’énergie électrique assure des conditions favorables pour l’apprentissage des enfants et améliore le quotidien des familles.

Une nouvelle école à Mahambo pour lutter contre l’abandon scolaire en primaire

Une nouvelle école à Mahambo pour lutter contre l’abandon scolaire en primaire

Mahambo est un village situé sur la côte Est de Madagascar, dans le district de Fénérive Est. AMADEA y avait déjà créé un centre d’accueil et de renutrition pour les enfants en situation difficile (APE) mais également une école pré-scolaire, et plus récemment une cantine.

Le projet de construction d’une école primaire a fait suite à une très forte demande de la part des associations de parents d’élèves de l’école pré-scolaire, dans le but d’assurer une continuité dans l’éducation de leurs enfants. Les financements nécessaires à la construction du nouveau bâtiment ont été en grande partie récoltés grâce à la mobilisation d’étudiants et lycéens.

Les travaux ont donc débuté il y a quelques mois et sont sur le point de se terminer. Mais si les fonds nécessaires à la construction du bâtiment ont été réunis, il s’agit désormais d’acheter le matériel, former les institutrices et assurer leur rémunération sur le long terme. C’est pourquoi les dons et parrainages seront de toute utilité pour la mise en route et le fonctionnement de cette nouvelle école primaire. Celle-ci accueillera les élèves pour trois niveaux de classes : le CP, le CE1 et le CE2.

Cette démarche suit la volonté d’AMADEA de lutter contre la non-scolarisation des enfants, et plus largement l’abandon scolaire au fil des années. En effet, bien que l’école soit obligatoire à Madagascar pour les enfants de 6 à 10 ans, plus d’un quart des enfants en âge d’accéder à l’école primaire ne sont pas scolarisés (RFI 2012), et parmi ceux scolarisés seulement 42,57% atteignent la dernière année d’enseignement primaire (UNESCO 2014).

 

ecole-Mahambo                  classe-Mahambo

 

 

Sources :

http://uis.unesco.org/fr/country/mg

http://www.rfi.fr/afrique/20120317-madagascar-baisse-importante-scolarisation-enfants-selon-unicef

PROJET DE SAVONNERIE

PROJET DE SAVONNERIE

Fabriquer des savons avec toute la richesse qu’offre la biodiversité de Madagascar : un nouveau challenge est lancé avec Amadea.

Savons naturels

Savons naturels

Un projet « porteur  » : voir la video

Après la formation d’un mois donnée par Solen et Yampa de l’atelier F’Anes de Carottes à une quinzaine de paysans partenaires d’Amadea, ces derniers ont décidé de créer une savonnerie artisanale dans le village d’Andranovelona au Nord-Ouest d’Antananarivo.

Apprendre les techniques de la saponification à froid a été une découverte passionnante pour les paysans mais les formatrices aussi ont été émerveillées par la richesse qu’offre la nature pour donner aux savons une palette inépuisable de texture, de senteurs et de couleurs.

Ce mariage du savoir-faire de la saponification à froid et des plantes de Madagascar a permis de créer des savons originaux et qui, surtout, sont totalement biologiques. La qualité sans pareil des huiles essentielles tirées des plantes endémiques de Madagascar vient enrichir les recettes typiquement malgaches des savons fabriqués à l’issue de cette formation : savon au curcuma, au niaouli, au katrafay, au combava, au masonjoany … Une véritable recherche a été lancée pour travailler odeurs, couleurs et propriétés des savons.

 Dosages savon    Formation savon

Si les projets de savons foisonnent actuellement, ils ne pourront néanmoins se concrétiser que si les financements sont réunis pour construire un local et fournir le matériel nécessaire pour lancer la production.

L’investissement permettra alors de créer une nouvelle activité génératrice de revenus pour des familles qui vivent dans des zones rurales enclavées.

Ce projet s’inscrit dans la même démarche de développement rural durable que celle qui préside à l’ensemble des actions menées par Amadea, depuis vingt ans, dans les communes des districts d’Ambohidratrimo et d’Ankazobe de la région Analamanga.

Un grand merci à l’atelier F’Anes de carottes pour son implication dans l’émergence de ce nouveau projet !

Une recherche de fonds sur une plate-forme de financement participatif HelloAsso (crowdfunding) est disponible si vous souhaitez vous aussi participer à la mise en route de la savonnerie. (Accéder à la plateforme de dons)

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’infos ou pour soutenir l’initiative !

FANE-logo

Ce projet reçoit le soutien de la région Nouvelle Aquitaine

Logo Nouvelle Aquitaine

Actualités sur Facebook

Un compte facebook vient d’être créé pour AMADEA France ainsi qu’une page AMADEA Fédération.

Vous pourrez y trouver de nouveaux posts sur les interventions d’AMADEA à Madagascar.  Ils porteront sur les différents centres d’accueil pour enfants et les projets en cours pour la sécurité alimentaire et le développement d’activités génératrices de revenus.

N’hésitez pas à faire connaître et partager.

CREATION D’UN CENTRE DE FORMATION




Le centre Mirana-Tsiky et les divers centres d’accueil pour enfants et jeunes en difficulté, à Antsirabe, se trouvent confrontés à la même problématique : les placements temporaires deviennent définitifs. Dès lors les centres ne doivent pas se limiter à la prise en charge des enfants pendant la période critique qui a conduit à leur placement, mais doivent préparer leur vie d’adulte. Les placements directs en apprentissage sont hasardeux et les centres de formation hors de portée financière. Le projet de créer un petit centre de formation destiné à ces jeunes, a donc germé. AMADEA a déjà une expérience de formation de base en français, informatique, cuisine, pâtisserie, couture, tricot dans la région rurale où elle intervient auprès des paysans. Ces formations simples ont déjà permis aux bénéficiaires de créer leur propre activité professionnelle. Par ailleurs AMADEA dispose d’un terrain constructible à Antsirabe, de personnes compétentes pour dispenser des formations et a pris des contacts avec un organisme qui met des formateurs volontaires à disposition. Ce projet a séduit les étudiants de UNIRAID-Madagascar qui vont prêter leur concours à la construction. Des financements sont recherchés actuellement pour acheminer le matériel d’équipement. Pour participer à ce projet cliquer ici. 

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Protection des sols – Vallées biologiques

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L’année 2015 a été celle de la protection des sols. Amadea a voulu profiter de cette dynamique pour étendre ses actions en faveur de l’environnement sans se limiter à travailler avec les seuls membres des groupements VTMMA (« Groupements qui travaillent avec Amadea »).

C’est ainsi qu’elle s’est efforcée de faire adhérer au projet l’ensemble des paysans d’une même vallée. Le projet initial estimait que 3 vallées pouvaient devenir entièrement biologiques et les autres partiellement. C’était déjà un projet ambitieux que de vouloir faire adhérer l’ensemble d’une population.

Protéger les sols c’est lutter contre les feux de brousse, la déforestation et la pollution induite, en particulier, par les produits phytosanitaires. Les équipes se sont consacrées à ce travail avec conviction. Au final ce sont 11 vallées entièrement biologiques. Celles qui ne le sont que partiellement sont plus grandes, avec une population plus importante qui a souvent des contrats de production avec des groupes agroalimentaires et, de ce fait, est donc tenue à l’emploi de produits fournis par ces groupes.

Les paysans sont devenus vigilants pour lutter contre les feux de brousse et n’utilisent plus que des produits biologiques dont ils ont appris la préparation (ex : compost, purin de consoude) ou des méthodes naturelles (ex : rigole remplie d’eau autour d’un carré de culture pour tenir les insectes à distance). Ces méthodes associées à des techniques rationalisées de culture ont permis une augmentation importante de la productivité et de la rentabilité. Lors des foires, nombreux sont ceux qui prennent la parole pour dire combien ils sont satisfaits d’avoir adopté la culture biologique et combien ils sont en meilleure santé depuis.

 labour pelle     arachides    pisciculture

                   Labour à la pelle                                            Champ d’arachides                                    Pisciculture dans la rizière

 

Ce projet a pu se faire avec le soutien financier de la région Poitou-Charentes, les départements de la Charente et du Lot et Garonne.

            Logo Charente             Logo-Poitou-Charentes            logo Lot et Garonne