Des jeunes kinés à Madagascar…

Bordeaux – Antananarivo, c’est le trajet effectué le 14 janvier 2019 par 5 étudiants kinésithérapeutes de l’école IFMK Bordeaux du CHU Pellegrin, dans le cadre d’un stage au Centre Hospitalier Universitaire Joseph Raseta Befelatana, au coeur de la capitale malgache.

Salle_kinéAprès une arrivée « surprise » sur les lieux, suite à ce qui semblerait être un petit oubli d’information du chef de service à ses collègues, chaque étudiant s’est retrouvé accompagné d’un tuteur, certains plus impliqués que d’autres dans ce rôle.
Toujours est-il que le stage s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse, l’amabilité et la gentillesse du personnel hospitalier malgache leur faisant honneur. L’occasion aussi, pour les étudiants, d’échanger et de partager leurs connaissances avec les plus intéressés d’entre-eux et d’observer les similarités, mais surtout les différences, dans leurs pratiques de la kinésithérapie.

En effet, si l’objectif final des soins reste toujours le même, les pratiques dépendent avant tout des moyens et du matériel mis à disposition. Ainsi, à Madagascar, le Centre Hospitalier ne dispose pas des mêmes ressources qu’un établissement français et pour nos 5 étudiants qui ont dû s’adapter à ces nouvelles conditions de travail, l’expérience s’est avérée très intéressante.

Le groupe était hébergé dans le centre d’accueil de l’hôpital, la « KASE », situé à 45 minutes à pied du Centre Hospitalier, qui accueillait d’autres volontaires. Bien que pas évidente, l’intégration et l’adaptation des jeunes kinés au quotidien malagasy en a été facilité. Un confort non négligeable bien que nécessitant  un certain trajet.

Pour eux, ce séjour dans la capitale malgache a également été l’occasion de prodiguer des soins à Beby et William, un couple partie intégrante d’Amadea, particulièrement investi dans l’association, à ses débuts pour William qui a contribué à la mise en place du volet agricole, et jusqu’en 2018 pour Beby qui était une animatrice particulièrement active. Hélas, Beby et William ont été victimes d’AVC et aujourd’hui  Beby ne peut plus parler, même si elle parvient encore à échanger ! C’est donc tout naturellement que ces retraités d’Amadea ont été inclus dans le programme de la mission des jeunes kinés.

Au terme de leur stage hospitalier, le groupe a rejoint le médecin d’AMADEA pour un séjour dans les villages où AMADEA intervient.
Les étudiants ont ainsi pu participer à certains aspects de la vie associative d’AMADEA : mise en place de la cantine, prise de photos, échange avec des institutrices (l’occasion de mettre à contribution leur savoir et leurs connaissances en SVT)… et même effeuillage de physalis !

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Avant leur retour en France le 24 février, les 5 camarades ont pris le temps de profiter de la diversité offerte par la Grande Île. ils sont ainsi partis à la découverte de différentes régions, notamment sur des lieux où opère AMADEA. Visite au centre Mirana-Tsiky à Antsirabe et à la sécherie d’Andranovelona, au Nord Ouest de Tananarive, en passant par un « séjour-baignade » à Mahambo… avant de conclure par une petite semaine sur l’île Saint Marie, au large de la côte Est de Madagascar.
Un séjour particulièrement enrichissant pour nos 5 jeunes qui, à travers des rencontres sortant de l’ordinaire, ont posé un nouveau regard sur les nombreuses facettes de la culture malgache et la relation avec les patients.

Création d’un centre de formation

Création d’un centre de formation

Le centre Mirana-Tsiky et les divers centres d’accueil pour enfants et jeunes en difficulté, à Antsirabe, se trouvent confrontés à la même problématique : les placements temporaires deviennent définitifs. Dès lors les centres ne doivent pas se limiter à la prise en charge des enfants pendant la période critique qui a conduit à leur placement, mais doivent préparer leur vie d’adulte. Les placements directs en apprentissage sont hasardeux et les centres de formation hors de portée financière. Le projet de créer un petit centre de formation destiné à ces jeunes, a donc germé. AMADEA a déjà une expérience de formation de base en français, informatique, cuisine, pâtisserie, couture, tricot dans la région rurale où elle intervient auprès des paysans. Ces formations simples, directement utilisables, ont déjà permis aux bénéficiaires de créer leur propre activité professionnelle. Par ailleurs AMADEA disposait d’un terrain constructible à Antsirabe et de personnes compétentes pour dispenser des formations, en outre elle a pris des contacts avec un organisme qui met des formateurs volontaires à disposition. Ce projet a séduit les étudiants de UNIRAID-Madagascar qui ont prêté leur concours à la construction. L’essentiel du matériel a été acheminé. Amadea cherche actuellement des financements pour terminer les travaux. Pour participer à ce projet cliquer ici.  

Newsletter du mois de juin 2019

Cette nouvelle édition de la newsletter est l’occasion de vous présenter les derniers avancements des projets menés à Madagascar. Nous vous proposons un petit tour d’horizon de l’actualité de l’association avant l’été, des écoles aux locaux de la soie, en passant par le partenariat UEPLM et l’envoi d’un
nouveau conteneur.

Newsletter juin 2019

Comité Centre-Ouest Atlantique

Comité Centre-Ouest Atlantique

Au mois de juin, le comité Centre-Ouest Atlantique a organisé un Rallye à la découverte du patrimoine local, culturel et touristique de la région d’Aunac-sur-Charente et de ses alentours !

Pas moins de 80  participants se sont retrouvés dans la bonne humeur (et sous le soleil) pour un super moment de partage et de convivialité !
Un grand merci à tous les participants et aux bénévoles !

Un repas quotidien contre l’absentéisme scolaire en période de soudure alimentaire.

repas enfants malgachesLes parents préparent eux-mêmes les repas de leurs enfantsLes parents préparent eux-mêmes les repas de leurs enfants

 A Madagascar, la période qui va de fin janvier à mi-avril est critique pour l’alimentation des populations, notamment en milieu rural. C’est ce que l’on appelle la période de soudure alimentaire, entre la fin des réserves de riz et la nouvelle récolte. Cette pénurie se traduit également par une flambée des prix et les familles les plus pauvres ont beaucoup de mal à se nourrir et faire plus d’un repas par jour.
De ce fait, l’absentéisme scolaire augmente considérablement à cette période de l’année, car les enfants sont trop fatigués pour marcher jusqu’à l’école, ou somnolent en classe quant ils y viennent. Pire certains – même les plus jeunes – sont contraints de quitter l’école pour chercher du travail et aider financièrement leurs familles. Par la suite, certains d’entre eux ne reviennent plus à l’école.

Le projet VAHATRA

Afin de lutter contre le phénomène récurrent de sous-nutrition et d’absentéisme à l’école, AMADEA et UEPLM (Association « Un enfant Par La Main ») ont mis en place un soutien ponctuel aux cantines scolaires dans des écoles participant au programme VAHATRA.

Grâce à ce soutien, les enfants de 9 écoles situées dans la province de Tananarive bénéficient, tous les jours de la semaine, d’un repas ou d’une collation améliorée.

 

fiche projet repas

 

L’objectif du projet est double :

  • Limiter la sous-nutrition des enfants en période de soudure alimentaire
  • Lutter contre l’absentéisme scolaire

Durée du projet : du 28 janvier au 20 avril 2019

Budget : pour les 9 écoles concernées, il s’élève à 17 000€ soit 41€/enfant pour les 57 jours que dure la période de soudure.

Résultats :

  • 3 écoles ont été équipées en ustensiles de cuisine,
  • Les aliments (viande, légumes, fruits) ont été achetés pour accompagner la ration de riz quotidienne qui, dans un souci d’implication des populations locales, reste à la charge des familles
  • Un suivi régulier du projet, tant quantitatif que qualitatif a pu être effectué.

Pour tenir compte des spécificités des écoles concernées (classes de maternelle uniquement ou classes de maternelle et primaire) une collation améliorée à base de pain, confiture, lait et fruit est distribuée aux plus jeunes qui terminent l’école à 11 h alors qu’un repas chaud (riz, viande et légumes) est servi aux élèves des classes primaires qui vont en classe le matin et l’après-midi. A noter que les menus prévus pour des enfants de 3 à 10 ans, ont été établis sous le contrôle d’un médecin et d’une formatrice en nutrition.

Un projet très participatif !

Toute la communauté éducative ainsi que les parents ont été impliqués.

  •  Les enseignants pour les achats de denrées alimentaires
  •  Les élèves pour apporter assiettes, cuillères et gobelets
  •  Les parents pour la préparation et la distribution des repas

 

D’autres actions de partenariat entre AMADEA et UEPLM sont d’ores et déjà en préparation, toujours dans le domaine de l’enfance.


 

 

Nouveau partenariat AMADEA – UEPLM

                 UEPLM

AMADEA et l’association « Un enfant par la main » (UEPLM) ont signé une convention en vue d’améliorer les conditions de vie des enfants et de leurs familles à Madagascar.

Ce programme, baptisé « VAHATRA » va se traduire par la réalisation de différentes actions de développement menées conjointement.

Dans la continuité des actions menées par AMADEA dans ses zones d’intervention, mais également dans le cadre du plan stratégique de développement d’UEPLM, ce programme sera principalement financé par des parrainages individuels dont les fonds seront mutualisés.


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Fondée en 1990, UEPLM est une association de solidarité internationale, agréée par le Comité de la charte du don en confiance et membre du réseau ChildFund Alliance.                                                                                                                                                                 Sa mission est de permettre aux enfants défavorisés de devenir des adultes autonomes et responsables grâce à une approche pragmatique, globale et pérenne du développement, centrée sur l’éducation. Avec ses partenaires sur le terrain, l’association mène des programmes de développement dans 16 pays en Afrique, Amérique latine et Asie, et est directement opérationnelle à Haïti et à Madagascar. Education, santé, nutrition, accès à l’eau, développement économique et agricole … Autant d’actions financées et mises en œuvre grâce au parrainage d’enfants, aux dons de particuliers et aux subventions institutionnelles. A Madagascar, UEPLM est présent à travers des programmes de parrainages menés dans deux écoles. En 2019, à la suite du partenariat avec Amadea, l’association a choisi de soutenir 9 nouvelles écoles situées dans la province d’Antananarivo et de mettre en œuvre des projets visant à améliorer l’environnement scolaire de ces écoles.

 

Accéder au site d’UEPLM