Culture de spiruline : Opération nutrition

Espoir dans le domaine de la nutrition, projet enthousiasmant et nouveau défi pour Amadea…                                              Nourriture traditionnelle des Aztèques du Mexique et des Kanembous du Tchad, la spiruline est une micro-algue d’eau douce qui, une fois séchée, contient 3 fois plus de protéines essentielles que le poisson, 9 fois plus de fer que le foie de veau, 15 fois plus de vitamine A que la carotte. Riche en outre en acides aminés, minéraux et acides gras essentiels, elle constitue donc un excellent complément alimentaire pour tous, surtout très efficace dans les cas de malnutrition et d’anémie. Des expériences menées au Burkina Faso ont déjà démontré tout l’intérêt de ce complément alimentaire : dans les cas de malnutrition infantile et d’anémie, des effets remarquables sont observés à partir d’une prise de 2 à 5 g/jour selon le poids de l’enfant. La durée de la cure étant de l’ordre de 3 à 4 semaines, mais les premiers résultats apparaissant au bout de quelques jours. La spiruline peut être prise aisément au moment des repas dans une petite quantité de bouillie, de sauce ou de riz. D’où l’idée d’Amadea de produire cette micro-algue pour la mettre à disposition des enfants qui en ont besoin. Démarche en cohérence et en complémentarité complète avec nos actions en matière de santé et de renutrition et conforme à notre philosophie : donner les moyens à nos partenaires malgaches de faire face eux-mêmes aux problèmes auxquels ils sont confrontés. Les installations : Selon une étude technique réalisée par l’association partenaire (Antenna Technologies) qui dispose du savoir-faire et de l’expérience en la matière, la production annuelle...

Opération eau et pisciculture:

                                  Ce projet consistait à résoudre le problème d’eau potable pour le village de Fierenana et de disponibilité de l’eau durant la saison sèche pour des bassins piscicoles. AMADEA a décidé, dans le cadre d’un programme de lutte contre la malnutrition et pour l’autosuffisance alimentaire, d’aider les paysans à produire du poisson par la pisciculture et/ou la rizipisciculture (pisciculture dans les rizières). L’association a mis en place des bassins destinés à élever des géniteurs pour la production d’alevins (de carpe royale et de tilapia) qui seront par la suite distribués à prix modique aux paysans pour grossissement. Les besoins en eau de ces bassins durant la saison sèche qui coïncident avec les périodes d’alevinage nécessitent le stockage de l’eau dans un grand bassin construit par l’association Amadea. Ce bassin n’est pas totalement achevé pour des questions d’attente de stabilisation du terrain après les fouilles. Il existe bien des projets liés à l’eau au niveau national, mais les zones prioritaires ont été définies dans les provinces de Tuléar et Fianarantsoa (Sud et Sud-Est de Madagascar). Le village concerné ne se trouve pas dans une de ces zones prioritaires; il n’était donc pas possible, de ce fait, de le faire bénéficier de ces projets nationaux. La prise de conscience des problèmes de l’eau est récente et commence juste à faire partie des préoccupations des groupements qui travaillent avec AMADEA, seule structure à intervenir dans les différents domaines agricoles sur la zone avec des groupements (formels et informels) de paysans. La mise en service a nécessité : -d’une part l’aménagement d’un ouvrage de captage au niveau de...

Apiculture

Des forêts qui ont recouvert l’île, les Malgaches ont conservé le goût du miel qu’ils pouvaient recueillir à loisir il y a quelques dizaines d’années. Ainsi, malgré la déforestation qui a gagné rapidement l’ensemble de l’Ile, le miel est resté l’aliment noble par excellence que l’on continue toujours d’associer aux divers rites et cultes hérités des ancêtres. Mais le miel reste aussi associé aux principaux plats malgaches qu’il accompagne avec bonheur : riz, patates douces et tarot… La production de miel avec la fabrication de ruches à cadre a pu se développer dans certaines zones proches des grandes agglomérations et donc des centres de collecte où des efforts en faveur de la vulgarisation de l’apiculture moderne ont été menés. Cependant, force est de constater, même dans ces zones, la perte de la maîtrise technique due la plupart du temps au manque de matériaux (clous, bois usinés, outils..) et surtout à leur coût devenu excessif au regard du niveau de vie des paysans malgaches. C’est ainsi que sont apparues des ruches de tous genres, mises au point au gré de l’imagination de leur propriétaire mais malheureusement pas toujours conformes aux exigences d’une production répondant aux normes techniques élémentaires et nuisant de ce fait à une production normale : -ruches construites avec des caisses d’emballage de récupération -ruches fabriquées à l’aide de planches grossièrement assemblées -poteries qui deviennent des ruches de fortune et que l’on casse pour en retirer le miel Grâce à un partenariat avec l’association APIFLORDEV qui a débuté en 2007, l’appui d’Amadea à l’apiculture pu se concrétiser. L’autosuffisance alimentaire des paysans avec qui nous travaillons a toujours été,...

Insertion des sans-abris à Ankarefo

Notre intervention à Ankarefo résulte d’une convention que nous avons signée fin octobre 1998 avec l’Association Ezaka à Madagascar, qui est l’initiatrice du projet de réinsertion sociale de sans-abris.                                                     L’objectif était d’amener une quarantaine de familles de sans-abris à l’autosuffisance, c’est à dire à pouvoir rester sur le site de manière autonome en pratiquant des activités en rapport avec les potentialités de la zone (agriculture, élevage, artisanat). Après 6 ans d’expérience, la quasi totalité de cette population s’est sédentarisée, quelques micro-entreprises ont été créées, une école (toujours en service) a fonctionné sur place ainsi qu’une bibliothèque ludothèque. Depuis 2003, Ankarefo bénéficie des mêmes actions de développement que les autres villages de la zone. L’action a concerné donc tout autant « l’homme » lui-même que son environnement : L’homme : – L’école qui concerne actuellement la quasi totalité des enfants du site et de nombreux enfants des villages environnants. (cf : Enfance). – La formation des adultes dans le domaine de la production agricole, de l’artisanat, mais également de l’éducation nutritionnelle et de la santé. L’environnement : – un système d’adduction d’eau (financé par l’Union Européenne) permet désormais d’avoir l’eau courante sur le site et d’envisager une intensification de la production agricole (irrigation), – de nombreux plants forestiers et fruitiers ont été plantés sur le site. Autres actions en vue de tisser des liens avec la population voisine : – ouverture de l’école aux enfants des paysans des environs, – appui des techniciens d’Amadea aux paysans de toute la zone, – embauche d’un paysan de la zone comme relais. En 2006, l’intégration était en très bonne...