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Le Centre Mirana Tsiky à Antsirabe

Avec plus de 258 000 habitants, Antsirabe est la 3e plus grande ville de Madagascar, mais une ville où une grande partie de la population vit dans une situation de très grande pauvreté.

Les enfants sont les premières victimes de cette situation.

Qu’ils vivent dans les rues ou qu’ils soient tenus à l’écart de tout système éducatif … Que leurs parents soient trop pauvres, sous le coup d’une condamnation judiciaire ou même décédés … Leur vie précaire les prédispose à commettre de menus larcins et à des actes de délinquance, tout simplement pour survivre !

Forte de ces constatations, mais aussi parce que l’avenir de tous ces enfant ne peut laisser indifférents, AMADEA a créé à Antsirabe, un lieu d’accueil, de vie et d’épanouissement pour un certain nombre de ces laissés-pour-compte.

Pour la majorité d’entre eux, le centre Mirana-Tsiky accueille des enfants en placement judiciaire. Une décision prise suite à l’incarcération de leurs parents, pour cause de maltraitance ou encore parce qu’ils ont été abandonnés dans la rue sans que l’on puisse retrouver leur famille.

Des enfants …

Cette petite structure d’une vingtaine de places accompagne les enfants et adolescent(e)s confiés à l’association pendant un petit bout de chemin, jusqu’à l’âge adulte. AMADEA prend en charge leurs frais de nourriture, d’habillement et de logement ainsi que les différentes dépenses liées à leur scolarisation, en essayant de trouver des solutions d’avenir pour chacun d’entre eux lorsqu’ils sortent du système scolaire.
Lorsque le cas se présente, les fratries qui lui sont confiées ne sont pas séparées et peuvent ainsi continuer à grandir ensemble.
Le suivi des enfants et le fonctionnement du centre Mirana Tsiky est assuré par une équipe réduite (mais très dévouée) de 4 personnes.
Un directeur et son adjointe, plus spécialement chargée du suivi pédagogique des enfants et de l’encadrement des filles, une doctoresse (en retraite) et une cuisinière.

 

« Nous espérons leur restituer le droit d’être et de rester des enfants. »

… Et des locaux !

Le centre Mirana Tsiky occupe un  terrain de plus de 1 hectare.
Dans les 2 bâtiments principaux, sur 2 niveaux, se trouvent les dortoirs des filles et des garçons avec leurs sanitaires (douches et toilettes).
Une cuisine et sa dépendance, une grande salle commune pour les repas et les différentes activités de la collectivité ainsi que des bureaux et des chambres pour les éducateurs complètent l’installation.
Un peu à l’écart, un 3e bâtiment abrite à la fois un atelier de production de spiruline avec, à l’étage, un studio d’accueil pour les visiteurs ou/et les bénévoles de passage.
Au fond du terrain, un dernier bâtiment accueille le logement du gardien et de sa famille. A proximité, mais à l’extérieur du terrain, un centre de formation est en cours d’installation.

Le centre Mirana Tsiky a été implanté sur un vaste terrain situé à la périphérie de la ville d’Antsirabe.

Sa construction s’est faite en plusieurs étapes. A la construction initiale est rapidement venue s’ajouter une première extension qui a permis d’accueillir temporairement une vingtaine d’enfants, garçons et filles, répartis sur 2 niveaux.

Mais comme les conditions d’accueil n’étaient pas suffisantes par rapport aux besoins, un deuxième bâtiment a été construit et achevé fin 2014. Il permet de mieux séparer l’hébergement des filles et celui des garçons et offre des locaux supplémentaires pour la vie de la collectivité.

Lalao Johannes, chef de projet pour Amadea, revient sur l’origine du Centre Mirana Tsiky.

 

Diaporama : la vie quotidienne au centre (pendant les vacances scolaires)

Cliquer sur l’image pour lancer le diaporama


 

Voir le documentaire : « Mirana Tsiky, le sourire radieux »   

A Antsirabe, sur les hauts plateaux de Madagascar, des fils et filles de détenus, des orphelins et des enfants des rues sont accueillis à Mirana Tsiky, le centre du « sourire radieux » ! AMADEA, une association humanitaire française en est à l’origine. L’aide à l’enfance, mais aussi le soutien aux populations rurales avec la création de groupements agricoles, des projets de développement intégré et la création de « vallées bio », notamment, sont les principales facettes de son activité à Madagascar.
Un film de Erick HAAS (© Amadea – Octobre – Novembre 2018)


 

Témoignage (juillet 2016):

Situé à quatre heures de Taxi-brousse de la capitale Antananarivo, le centre Mirana-Tsiky d’Antsirabe –littéralement « centre du sourire »– porte bien son nom. Il accueille actuellement 17 jeunes de 12 à 22 ans qui ne manquent pas une occasion de montrer leur curiosité et leur joie de vivre. Aux parties de baby-foot comme aux sessions de chant à la guitare, les sourires sont sur tous les visages.

Pourtant c’est une autre réalité qui se cache derrière la création du centre. Dans la région d’Antsirabe, la majorité de la population vit dans une situation d’extrême pauvreté et les enfants en sont les premières victimes. Tenus à l’écart de tout système éducatif, certains d’entre eux vivent dans des conditions précaires et ne peuvent être pris en charge par leurs familles, notamment lorsque leurs parents sont en prison ou décédés. Dans ce contexte, AMADEA a décidé de créer une petite structure afin d’accueillir des enfants en placement judiciaire suite à l’incarcération ou la mort de leurs parents, mais également dans des situations de maltraitance ou d‘abandon.

C’est donc un véritable lieu de vie et d’épanouissement qui a ouvert ses portes. Un premier bâtiment a été construit en 2004. Il abrite aujourd’hui le dortoir des garçons, la cuisine, la salle des repas et des activités. La « maison des filles » a, quant à elle, été construite en 2011, et comprend le dortoir des filles ainsi que la grande salle d’étude au rez-de-chaussée. Bien plus qu’un simple hébergement et suivi scolaire, l’accueil des jeunes est une aventure au quotidien qui requiert l’énergie, la patience et toute l’attention d’une équipe dévouée. Hery, responsable éducateur du centre, est présent au côté des jeunes depuis plus de six ans et veille à leur réussite. Il effectue ce suivi avec Nirina, assistante éducatrice qui vit, elle aussi, sur place, ainsi que Clotilde la cuisinière et les gardiens de jour et de nuit qui assurent la sécurité.

Le centre Mirana a une capacité d’accueil de 25 enfants depuis la construction du dernier bâtiment. Il n’en accueille pourtant que 17 faute de moyens. La plupart du temps, les enfants sont placés dans le centre sur demande des autorités. AMADEA est en contact avec le tribunal de première instance d’Antsirabe et en particulier avec le juge des enfants. L’association travaille aussi avec la prison et en étroite collaboration avec l’AFEP, l’Association des

Femmes et Enfants des Prisonniers. Ces différentes structures sollicitent AMADEA si un enfant a besoin d’un centre d’accueil. Cependant les places sont rares car le centre Mirana doit avoir l’assurance de pouvoir financièrement subvenir aux besoins d’un enfant supplémentaire avant de s’engager, et ce de manière à ce qu’aucune restriction ou baisse de budget ne s’applique à l’ensemble de la maison.

Parmi les 17 jeunes résidant au centre, on compte aujourd’hui 12 garçons et 5 filles, âgés de 12 à 22 ans. Les plus jeunes, élèves de 1er cycle, sont scolarisés au collège privé, le plus proche. Les plus grands vont quant à eux au lycée public (2nd cycle) et bénéficient de cours de soutien en terminale lorsqu’ils passent le BAC. Le parrainage, engagement à long terme de donateurs, leur permettra ensuite de suivre des études et se former à un métier.

Une attention particulière est portée à la nutrition, pour que les jeunes aient une alimentation toujours complète et équilibrée. Une unité de production de spiruline, complément alimentaire très riche créé à partir d’algues, a été mise en place à cet effet. Cette structure gérée actuellement par deux techniciens (Sitraka et Safidy) permet un appui alimentaire supplémentaire au centre d’Antsirabe ainsi qu’à d’autres centres AMADEA.

Pendant leur temps libre, les enfants pratiquent des activités sportives et culturelles. Devenus experts en pétanque, football ou basketball, ils ont également accès à une bibliothèque et assistent parfois à des spectacles lors d’échanges inter-associations ou de visites à l’Alliance française. Mais les jeunes sont aussi activement associés au bon fonctionnement de leur centre. Ils participent aux travaux ménagers selon une organisation qu’ils ont mis en place (tâche de l’eau, couper du bois, courses, lessive, vaisselle etc.). Ils participent également à l’entretien du jardin potager en étant chacun responsable d’une petite parcelle de terre où ils peuvent faire pousser les légumes de leur choix. Le centre Mirana-Tsiky accueille enfin, régulièrement, des volontaires qui leur proposent des activités, notamment pendant les vacances. Ateliers peinture, quizz, bricolage ou soirées films sont autant d’occasions de voir à quel point leur créativité, leur énergie et leur soif d’apprendre sont débordants !

Je souhaite parrainer les enfants de ce centre

Le centre Mirana Tsiky a pu être réalisé et étendu grâce aux soutiens financiers de :

  • La Fondation du Personnel d’Air France
  • La société Vétir
  • Les Conseils Généraux de Haute Savoie, de Savoie et d’Isère
  • Le Rotary International Alsace-Franche Comté
  • Les Rotary Clubs d’Arbois (39), de Wolfach (Allemagne) et Grenchen (Suisse),
  • Une bourse de Sud Ouest Solidarité (obtenue en 2002 au forum d’Agen organisé par la Guilde du Raid)
  • Le centre culturel de Monaco, –
  • L’association Aide aux Enfants Démunis-Kareen Mane
  • Le conseil des Jeunes du Doubs
  • Le consulat de Monaco.
  • L’association Tiers Monde de la Caisse des Dépôts et Consignation
  • Les communes du Planay et de Chasseneuil sur Bonnieure
  • L’association junior Racsagadam … Et de nombreux donateurs privés.
  • Pour son fonctionnement, il reçoit le soutien régulier des Amis de Solène.