Développement communautaire

 

I – Mise en place d’une sècherie pour la coopérative Tsinjo

II – Filière soie  : culture du mûrier, élevage des vers à soie, tissage (en savoir plus)

III- Activités générales   Renforcement des capacités d’organisation (voir)

 

 

I – MISE EN PLACE D’UNE SECHERIE

Mise en place d’une sècherie pour la coopérative Tsinjo          

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Ce projet ambitieux ne pouvait voir le jour que si 80% du financement était assuré, Amadéa s’engage à y participer financièrement pour un montant de 30 000€ sur 2 ans, soit 27% du total,  le reste provenant de bailleurs institutionnels ou privés, français et suisses.

Les travaux de construction sont en cours et les séchoirs commandés. Des dons ou parrainages sur 2 ans dédiés à la sècherie TSINJO nous sont encore nécessaires pour la formation des paysans futurs utilisateurs de la sècherie et sa première année de fonctionnement. Toutes précisions sur le financement, le déroulement, le suivi du projet peuvent être demandées au comité Franche-Comté : monique.gry@free.fr

Les informations d’actualités sur l’évolution du projet sont disponibles sur la page : actualités/suivi de projets

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Ce projet est réalisé en partenariat avec le CEAS, Centre Ecologique Albert Schweitzer (ONG suisse) 




 

I – MORICULTURE-SERICICULTURE-TISSAGE 

AMADEA aide à relancer une activité ancestrale malgache autour du travail de la soie.

 

Cette activité participe à la protection de lenvironnement et à lamélioration des revenus des familles.




Elle se déroule en trois étapes :

  • La culture de mûriers ou moriculture. Le mûrier tout en étant l’aliment principal du ver à soie, protège les bassins versants et restaure la fertilité du sol.
  • L’élevage du bombyx ou sériciculture nécessaire à la production du fil de soie et à la reproduction des graines.
  • La transformation de la soie.

 

 

Pour l’achat de fils ou d’écharpes, AMADEA peut vous mettre en relation avec l’atelier des artisans malgaches (info@amadea.org)

 

Dans la culture du mûrier, le rôle d’AMADEA a été de mettre en place une formation initiale en collaboration avec l’Agence Nationale des Actions Environnementales (ANAE), pour l’acquisition des techniques propres et des contraintes inhérentes à la culture du mûrier et de mettre à leur disposition des plants de mûriers sélectionnés.

La même démarche sera observée dans la phase sériciculture : formation sur l’élevage du ver à soie et fourniture d’oeufs sélectionnés pour obtenir la meilleure qualité de cocon.

En continuation logique, une formation en technique de filature et tissage a été mise en place pour une centaine de femmes par les techniciens de la SOFIMA (Soie et fil de Madagascar). Cette formation a duré six mois et a utilisé le raphia, le coton et surtout la soie comme matière de travail.

La culture du mûrier fait maintenant partie des plus fructueuses activités génératrices de revenus dans la région.
La vente des cocons de ver à soie, et dans une moindre mesure la vente des feuilles pour nourrir les vers, sont sources de revenus substantiels pour les paysans.
A terme, l’amélioration de la production de transformation de la soie offrira des débouchés stables et apportera une plus-value à l’activité d’élevage.

Cette opération concerne :


– 12 villages dans les communes de Mahitsy,
Antanetibe-Mahazaza, et Ankarefo-Paraguay,
– 150 familles,
– 7 pépinières villageoises mises en place, au fur et à mesure, les paysans ont pris l’initiative de créer des pépinières individuelles qui complètent ces pépinières de bases,
– près de 17 hectares de superficie,
– 50 000 plants de mûriers ont été réalisés dès les débuts en 2002,
– 30 000 plants ont pu être repiqués en 2002; maintenant ils se comptent par centaines de milliers.

depuis ces activités n’ont cessé de se développer.

Echarpe de soie portée de façon traditionnelle.

Ce projet intervient également dans le cadre de la préservation de l’environnement: protection des bassins versants en aménageant des courbes de niveau et en plantant des végétaux susceptibles d’empêcher l’érosion du sol.

La sériciculture est une des richesses du patrimoine culturel malgache.
Depuis le temps des rois, tous les paysans de la zone de Mahitsy ont connu, plus ou moins, la culture du ver à soie.
Actuellement seule une minorité de la génération actuelle perpétue cette tradition en pratiquant
des techniques ancestrales.

AMADEA a bénéficié pour 2003 d’un financement de la coopération américaine (USAID) pour l’acquisition des nouveaux matériels développés par l’ONUDI pour la relance de la filière soie (bassins de filature, machine à tisser à pédale…)

Locaux utilisés pour la sériciculture, les formations nécessaires au développement et l’hébergement.

 

 

II – ACTIONS GENERALES

Organisation d’une foire agricole les 21 et 22 septembre 1999, sous le haut patronage de Mr le Premier Ministre, comportant des ateliers animés par de hauts représentants de l’Etat et le représentant PSDR la banque mondiale. A notre connaissance il s’agit des premières rencontres de ce genre. Cet événement à bénéficié d’une large couverture médiatique dans la presse, les radios et télévisions, dont une émission de 23 minutes : «une expérience de développement rapide».

  • Organisation au titre de leader des commissions mixtes en ce qui concerne la participation de la société civile lors des (re)négociations des accords de coopération France – Madagascar. Rapporteur pour les questions touchant à l’éducation et à l’agriculture.
  • Aide à la population et aux élus locaux pour la rédaction et la présentation de dossiers qui ont abouti à la mise en place de l’adduction d’eau dans un secteur rural de la taille d’un de nos cantons et à la réfection de la piste principale qui était devenue totalement impraticable.
  • Travail de fond ayant abouti à la création de groupements paysans dont un parmi la population d’anciens sans abris (travail d’insertion préalable assuré par AMADEA).
  • Aide apportée aux groupements de la zone pour l’élaboration de projets de développement et le montage des dossiers de subventions. Trois dossiers ont été retenus et bénéficient de fonds octroyés par la banque mondiale dans le cadre du PSDR (Projet Sectoriel pour le Développement Rural) : pour l’élevage de poules pondeuse, de poulets de chair et de vers à soie.
  • Participation à l’élaboration de la politique agricole régionale.
  • Initiation en 2002 d’un groupe d’urgence pour l’élaboration d’un plan de redressement destiné à faire face à l’urgence dès la sortie de crise. Ce groupe, composé d’une quinzaine d’organisations non gouvernementales, a été créé sous l’impulsion du ministère de la Population. Le plan ainsi élaboré a été présenté aux principaux bailleurs de fonds lors de la réunions des « Amis de Madagascar » qui s’est tenu en août à Paris. Il a été retenu et des aides exceptionnelles de 2.3 milliards de dollars ont été accordées (réparties en don de 1 milliard et prêt de 1.3 milliards).