Développement communautaire

 

I – Mise en place d’une sècherie pour la coopérative Tsinjo

II – Filière soie  : culture du mûrier, élevage des vers à soie, tissage (en savoir plus)

III- Activités générales   Renforcement des capacités d’organisation (voir)

I – MISE EN PLACE D’UNE SECHERIE

Mise en place d’une sècherie pour la coopérative Tsinjo

 P2

Inauguration secherie

Inauguration secherie

AMADEA soutient le projet de création d’une unité d’agrotransformation de la coopérative Tsinjo,
dans le cadre de ses actions de développement d’activités génératrices de revenu,
en partenariat avec le
CEAS (Centre écologique Albert Schweitzer).

Inauguration de la sécherie : aboutissement de 3 ans de travail

(voir ci-dessous le travail en amont)

11-Sécherie et savonnerie     Batiment sécherie   Image2b

Image F8     Image F11     Image11

 

En amont

Depuis 20 ans, AMADEA accompagne les paysans d’une zone rurale  au N.O. d’Antananarivo dans le développement rural intégré. Actuellement, plus de 1000 familles développent une agriculture familiale dans le respect de l’environnement.

Depuis 2013,  les paysans qui travaillent avec AMADEA se sont organisés en 2 fédérations (VTMMA) puis ont créé en 2015  une coopérative, la coopérative TSINJO. Ainsi ils sont en capacité  de valoriser leur production agricole (certification de semences, projet d’amélioration des cultures) et d’améliorer les conditions de vie de leurs familles.
Dans ce cadre de développement d’activités génératrices de revenu et  d’acquisition de  compétences organisationnelles,  ils font la demande de soutien pour la mise en place d’une unité d’agrotransformation,  en vue de produire des fruits séchés, pâtes de fruits et confitures à partir de leurs récoltes de fruits frais.

Le physalis est apparu comme un bon fruit de démarrage, sain, peu proposé mais demandé du fait de ses propriétés bénéfiques pour la santé et son bon goût. Sa culture et sa consommation sont habituelles à Madagascar. La consommation des fruits séchés est en augmentation dans les pays du Nord, le physalis peut y avoir toute sa place.
Amadéa a travaillé pour définir la meilleure sélection de physalis en vue de transformation en fruits séchés, les paysans intéressés ont repris les plans sélectionnés et les cultivent.

 Physalis                     fruit-physalis                   champ-physalis

En 2015, une ONG suisse basée à Neuchâtel, le CEAS (Centre Ecologique Albert Schweitzer) et travaillant dans le développement agricole dans les pays du Sud dont Madagascar, a reconnu le travail de terrain d’AMADEA, l’organisation et les compétences des paysans et a proposé à AMADEA une expertise économique et technique pour ce projet de sècherie, ainsi qu’une participation au financement global du projet. Un accord cadre de coopération a été signé entre AMADEA et le CEAS début 2016, puis une convention de coopération pour ce projet : mise en place d’une unité d’agrotransformation  dans la commune de Mahazaza pour la coopérative TSINJO.

Le projet a donc pris forme en mutualisant toutes les compétences :
-          CEAS : expertise technique et économique
-          AMADEA : connaissance du terrain et des acteurs,  savoir faire dans le développement rural intégré, coordonnateur du projet sur le terrain
-          Coopérative TSINJO : mise en place d’une équipe formée et compétente pour la transformation des fruits et la gestion de l’activité
-          VTMMA (groupements de paysans travaillant avec AMADEA) : production de fruits de qualité, en quantité suffisante.

L’année 2016 a permis de lever les financements publics et privés pour la mise en route du projet : viabilisation du terrain, construction du bâtiment,  formation à la transformation de fruits, développement de stratégie  de commercialisation (atelier de lancement, publicité et sensibilisation, recherche sur le packaging).
AMADEA a pu financer sa part du budget global du projet grâce au soutien de la région Bourgogne Franche-Comté, de la ville de Besançon, de l’entreprise Espace Mont D’Or ainsi que grâce aux dons de particuliers.

La sélection des fruits, leur acheminement, le tri et la transformation, le packaging et la commercialisation demandent des fonds pour la première année ;  AMADEA avec le CEAS est engagée dans l’accompagnement  des paysans et de la coopérative.

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Bouton-clic

I – MORICULTURE-SERICICULTURE-TISSAGE 

AMADEA aide à relancer une activité ancestrale malgache autour du travail de la soie.

 

Cette activité participe à la protection de lenvironnement et à lamélioration des revenus des familles.




Elle se déroule en trois étapes :

  • La culture de mûriers ou moriculture. Le mûrier tout en étant l’aliment principal du ver à soie, protège les bassins versants et restaure la fertilité du sol.
  • L’élevage du bombyx ou sériciculture nécessaire à la production du fil de soie et à la reproduction des graines.
  • La transformation de la soie.

 

 

Pour l’achat de fils ou d’écharpes, AMADEA peut vous mettre en relation avec l’atelier des artisans malgaches (info@amadea.org)

 

Dans la culture du mûrier, le rôle d’AMADEA a été de mettre en place une formation initiale en collaboration avec l’Agence Nationale des Actions Environnementales (ANAE), pour l’acquisition des techniques propres et des contraintes inhérentes à la culture du mûrier et de mettre à leur disposition des plants de mûriers sélectionnés.

La même démarche sera observée dans la phase sériciculture : formation sur l’élevage du ver à soie et fourniture d’oeufs sélectionnés pour obtenir la meilleure qualité de cocon.

En continuation logique, une formation en technique de filature et tissage a été mise en place pour une centaine de femmes par les techniciens de la SOFIMA (Soie et fil de Madagascar). Cette formation a duré six mois et a utilisé le raphia, le coton et surtout la soie comme matière de travail.

La culture du mûrier fait maintenant partie des plus fructueuses activités génératrices de revenus dans la région.
La vente des cocons de ver à soie, et dans une moindre mesure la vente des feuilles pour nourrir les vers, sont sources de revenus substantiels pour les paysans.
A terme, l’amélioration de la production de transformation de la soie offrira des débouchés stables et apportera une plus-value à l’activité d’élevage.

Cette opération concerne :


- 12 villages dans les communes de Mahitsy,
Antanetibe-Mahazaza, et Ankarefo-Paraguay,
- 150 familles,
- 7 pépinières villageoises mises en place, au fur et à mesure, les paysans ont pris l’initiative de créer des pépinières individuelles qui complètent ces pépinières de bases,
- près de 17 hectares de superficie,
- 50 000 plants de mûriers ont été réalisés dès les débuts en 2002,
- 30 000 plants ont pu être repiqués en 2002; maintenant ils se comptent par centaines de milliers.

depuis ces activités n’ont cessé de se développer.

Echarpe de soie portée de façon traditionnelle.

Ce projet intervient également dans le cadre de la préservation de l’environnement: protection des bassins versants en aménageant des courbes de niveau et en plantant des végétaux susceptibles d’empêcher l’érosion du sol.

La sériciculture est une des richesses du patrimoine culturel malgache.
Depuis le temps des rois, tous les paysans de la zone de Mahitsy ont connu, plus ou moins, la culture du ver à soie.
Actuellement seule une minorité de la génération actuelle perpétue cette tradition en pratiquant
des techniques ancestrales.

AMADEA a bénéficié pour 2003 d’un financement de la coopération américaine (USAID) pour l’acquisition des nouveaux matériels développés par l’ONUDI pour la relance de la filière soie (bassins de filature, machine à tisser à pédale…)

Locaux utilisés pour la sériciculture, les formations nécessaires au développement et l’hébergement.

 

 

II – ACTIONS GENERALES

Organisation d’une foire agricole les 21 et 22 septembre 1999, sous le haut patronage de Mr le Premier Ministre, comportant des ateliers animés par de hauts représentants de l’Etat et le représentant PSDR la banque mondiale. A notre connaissance il s’agit des premières rencontres de ce genre. Cet événement à bénéficié d’une large couverture médiatique dans la presse, les radios et télévisions, dont une émission de 23 minutes : «une expérience de développement rapide».

  • Organisation au titre de leader des commissions mixtes en ce qui concerne la participation de la société civile lors des (re)négociations des accords de coopération France – Madagascar. Rapporteur pour les questions touchant à l’éducation et à l’agriculture.
  • Aide à la population et aux élus locaux pour la rédaction et la présentation de dossiers qui ont abouti à la mise en place de l’adduction d’eau dans un secteur rural de la taille d’un de nos cantons et à la réfection de la piste principale qui était devenue totalement impraticable.
  • Travail de fond ayant abouti à la création de groupements paysans dont un parmi la population d’anciens sans abris (travail d’insertion préalable assuré par AMADEA).
  • Aide apportée aux groupements de la zone pour l’élaboration de projets de développement et le montage des dossiers de subventions. Trois dossiers ont été retenus et bénéficient de fonds octroyés par la banque mondiale dans le cadre du PSDR (Projet Sectoriel pour le Développement Rural) : pour l’élevage de poules pondeuse, de poulets de chair et de vers à soie.
  • Participation à l’élaboration de la politique agricole régionale.
  • Initiation en 2002 d’un groupe d’urgence pour l’élaboration d’un plan de redressement destiné à faire face à l’urgence dès la sortie de crise. Ce groupe, composé d’une quinzaine d’organisations non gouvernementales, a été créé sous l’impulsion du ministère de la Population. Le plan ainsi élaboré a été présenté aux principaux bailleurs de fonds lors de la réunions des « Amis de Madagascar » qui s’est tenu en août à Paris. Il a été retenu et des aides exceptionnelles de 2.3 milliards de dollars ont été accordées (réparties en don de 1 milliard et prêt de 1.3 milliards).

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