Agir pour un développement durable

La philosophie d’AMADEA en matière de développement ()

Aider les paysans à vivre mieux !

  AMADEA participe à l’effort de développement à Madagascar. Dans un monde menacé par les catastrophes écologiques, AMADEA prend en compte les considérations environnementales dans l’élaboration de tous ses projets. Ne pouvant être présente partout sur l’île et ne pouvant agir dans tous les domaines, elle a établi des priorités. Aujourd’hui se dégage sa propre vision du développement. Comme nous l’avons déjà évoqué, une philosophie propre à AMADEA est en cours de construction.  

Il ne s ’agit pas de s’imposer comme acteur du développement malgache, mais bien d’aider les Malgaches à être les acteurs de leur propre développement. La logique sous-jacente est bien la coopération, et non l’assistanat. Tout réside dans le “ faire-faire ”, et non pas dans le “ faire ”. On peut comparer cet état d’esprit au proverbe chinois qui dit :

 

“ Donne un poisson à un homme affamé, il mangera aujourd’hui ; apprends-lui à pêcher, il mangera toute sa vie ”.

Dans cette optique, la formation est tout aussi importante que le soutien matériel : aucun intérêt par exemple à distribuer des semences si on n’apprend pas aussi à ceux qui les reçoivent comment les cultiver. Ainsi, le budget consacré à la formation (et donc au personnel d’encadrement) correspond à une réelle action de développement sur le terrain. L’intérêt de telles dépenses est fondamental, même si celles-ci peuvent ne pas sembler immédiatement productives, ne pas paraître assez concrètes.   Photos AMADEA – 2002© Foire agricole 2002

 

 

 

La mission d’AMADEA consiste à promouvoir un développement intégré (car plus les actions seront isolées, moins elles auront des chances de réussir) et durable (car préservant l’environnement au bénéfice des générations futures) et centré sur l’homme et ses droits fondamentaux.
Ceci ne pourra être atteint qu’en appuyant les paysans afin qu’ils deviennent de vrais professionnels dans leur métier et soient organisés au sein de groupements ayant la capacité de représenter leurs membres et de défendre au mieux leurs intérêts face aux institutions publiques, aux politiques, aux opérateurs économiques privés et aux exigences du marché.
Cependant l’action d’Amadea ne saurait s’insérer que dans le respect de certaines valeurs qui ont toujours prévalu dans son engagement auprès des Malgaches. La solidarité, le partage, le vrai partenariat, l’exemplarité, le refus de l’assistanat, le respect des valeurs malgaches ne doivent pas rester de vains mots; ces valeurs doivent aussi être partagées avec les leaders paysans qui devront à leur tour les transmettre à l’ensemble de tous ceux qui rejoindront AMADEA dans cette grande aventure.
Amadea a choisi d’agir en milieu rural car c’est là que réside 80% de la population malgache dont 90% actuellement, avec la crise, vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Amadea promeut l’agriculture familiale car c’est la forme d’agriculture qui concerne la majorité des Malgaches et qui est indissociable de toute politique prenant en compte la sécurité alimentaire de la population. Centrée sur l’homme et respectueuse des valeurs de celui qui la pratique, elle apparaît comme la plus adaptée aux conditions agro-écologiques, à l’accès à la terre et aux ressources naturelles à Madagascar.
Le mode opératoire d’AMADEA n’est donc que la transcription de cette philosophie qui anime son action. Il s’agit :
 De développer « en tache d’huile » : l’action d’Amadea a commencé avec un groupement dans un village. Il concerne désormais 86 groupements répartis dans 6 communes de deux districts de la région d’Analamanga sans qu’aucun de ces groupements ne se retrouve totalement isolé car il a toujours non loin de lui un autre groupement qui lui-même est proche géographiquement d’un autre groupement …
 De proposer un vaste panel d’activités parmi lesquelles le paysan peut choisir en fonction de ses aptitudes et des moyens dont il dispose pour qu’il ne soit en aucun cas dépendant d’une seule activité ou d’une seule spéculation.
 De faire appel à des techniciens de proximité : les techniciens d’Amadea sont tous issus du milieu dans lequel ils évoluent. Ce sont des paysans qui ont démontré une certaine capacité technique, une volonté de progresser et surtout qui sont animés d’un grand sens du partage, indispensable pour les aider à transmettre leur savoir à leurs pairs.
 De tisser des liens de partenariats avec des spécialistes des différents domaines dans lesquels intervient l’association : Amadea a su nouer des partenariats avec la plupart des organismes de recherches, les associations spécialisées et les différents ministères concernés pour profiter de leurs compétences et diffuser par la suite les connaissances et compétences ainsi acquises.
 De concentrer son effort sur la vulgarisation de toutes les connaissances qu’elle a acquises. Outre à la formation elle-même, Amadea facilite l’accès aux intrants et apporte un appui et un suivi technique à l’ensemble des membres des groupements qu’elle accompagne.
 De ne pas s’adresser à des individus isolés. L’action d’Amadea concerne toujours des groupements de paysans.
 De renforcer les capacités des membres et des différents groupements. Elle recherche ainsi à faire émerger de vrais leaders paysans, susceptibles d’entraîner avec eux leurs pairs : le grand défi actuel au sein de ces différentes organisations est d’avoir des leaders capables de montrer l’exemple (ils doivent pour cela être compétents techniquement) et, surtout, d’obtenir l’adhésion et l’engagement des autres à les suivre.

 

L’action d’AMADEA concerne près de 5000 bénéficiaires directs répartis actuellement dans 90 groupements de paysans issus de deux zones géographiques implantées dans la région Analamanga et concernant 2 districts (Ambohidratrimo et Ankazobe) et 6 communes différentes (Mahitsy, Antanetibe-Mahazaza, Fihaonana, Mahavelona, Ambohitromby et Ampanintokana).
Amadea est s’engagée au niveau régional sur l’appui à cette agriculture familiale au niveau de l’élaboration et la mise en œuvre de la politique agricole régionale, sur trois axes complémentaires : le renforcement de la capacité technique, l’accès aux moyens et aux services liés à la production et la formation aux métiers agricoles et ruraux.

 

L’ensemble des moyens dont dispose l’association est ainsi engagé à Madagascar, dans un programme qui se décline à travers les objectifs définis d’un commun accord avec les bénéficiaires eux-mêmes.

 

Objectif général :
Contribuer à l’amélioration des conditions de vie des paysans pour leur permettre d’offrir un avenir meilleur à leurs enfants.

 

Objectifs spécifiques :
1) Réalisation de l’autosuffisance alimentaire grâce à la diversification des cultures et à la maîtrise de techniques agricoles performantes
2) Développement d’activités génératrices de revenus
3) Préservation de l’environnement
4) Renforcement de capacité et d’organisation des paysans afin qu’ils puissent trouver eux-mêmes la solution à leurs problèmes
5) Protection de l’enfance à travers ses droits fondamentaux : accès à l’éducation, à la santé, à avoir une famille …