Ci-dessous vous pourrez lire des articles concernant des activités variées :

-la protection des sols et les vallées biologiques (voir)
-l’électricité solaire et filière soie (voir)
-
une micro-huilerie (voir)
-
un arboretum (voir)
-le rapport d’activités agricoles et environnementales 2014 (voir)
-l’agriculture familiale et ses partenariats ainsi que des rapports d’activité (voir)
-les moyens de déplacement offerts (voir)
-les pépinières villageoises (voir)
-la culture de l’artémésia pour traiter le paludisme (voir)
-la journée de la femme vitrine de son émancipation (voir)
-la culture de spiruline et nutrition  (voir) 

PROJET DE SAVONNERIE

PROJET DE SAVONNERIE

Fabriquer des savons avec toute la richesse qu’offre la biodiversité de Madagascar : un nouveau challenge est lancé avec Amadea.

Savons naturels

Savons naturels

Un projet « porteur  » : voir la video

Après la formation d’un mois donnée par Solen et Yampa de l’atelier F’Anes de Carottes à une quinzaine de paysans partenaires d’Amadea, ces derniers ont décidé de créer une savonnerie artisanale dans le village d’Andranovelona au Nord-Ouest d’Antananarivo.

Apprendre les techniques de la saponification à froid a été une découverte passionnante pour les paysans mais les formatrices aussi ont été émerveillées par la richesse qu’offre la nature pour donner aux savons une palette inépuisable de texture, de senteurs et de couleurs.

Ce mariage du savoir-faire de la saponification à froid et des plantes de Madagascar a permis de créer des savons originaux et qui, surtout, sont totalement biologiques. La qualité sans pareil des huiles essentielles tirées des plantes endémiques de Madagascar vient enrichir les recettes typiquement malgaches des savons fabriqués à l’issue de cette formation : savon au curcuma, au niaouli, au katrafay, au combava, au masonjoany … Une véritable recherche a été lancée pour travailler odeurs, couleurs et propriétés des savons.

 Dosages savon    Formation savon

Si les projets de savons foisonnent actuellement, ils ne pourront néanmoins se concrétiser que si les financements sont réunis pour construire un local et fournir le matériel nécessaire pour lancer la production.

L’investissement permettra alors de créer une nouvelle activité génératrice de revenus pour des familles qui vivent dans des zones rurales enclavées.

Ce projet s’inscrit dans la même démarche de développement rural durable que celle qui préside à l’ensemble des actions menées par Amadea, depuis vingt ans, dans les communes des districts d’Ambohidratrimo et d’Ankazobe de la région Analamanga.

Un grand merci à l’atelier F’Anes de carottes pour son implication dans l’émergence de ce nouveau projet !

Une recherche de fonds sur une plate-forme de financement participatif HelloAsso (crowdfunding) est disponible si vous souhaitez vous aussi participer à la mise en route de la savonnerie. (Accéder à la plateforme de dons)

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’infos ou pour soutenir l’initiative !

FANE-logo

Des rouets pour filer la soie

Des rouets pour filer la soie

 

Une toute nouvelle campagne de crowdfunding est lancée par Amadea ! Elle a pour but de financer l’achat de dix rouets coûtant chacun 100€ afin d’équiper 10 jeunes filles de la région de Mahitsy. L’objectif est de fournir à chacune d’entre elles un outil de travail pour filer la soie à domicile de manière autonome, tout en étant rattachées à la filière soie Amadea qui leur garantit un débouché pour leur production.

Pour participer à cette campagne, rendez-vous sur la plateforme Hello Asso. C’est simple, rapide et vous pouvez choisir le montant de votre choix !

 

Si vous ne souhaitez pas contribuer financièrement, n’hésitez pas à faire connaître la campagne autour de vous. Partager c’est aussi participer.

Un grand merci pour votre soutien !

atelier soie rouet

 

 

 

MadaSoie, l’atelier de filature et de tissage d’Amberomanga

C’est à motocross, en 4×4 ou à pied que l’on rejoint Amberomanga. A plus de deux heures de route d’Antananarivo, on quitte la RN4 et on emprunte sur 12 km une piste quasi-impraticable. Le village, difficile d’accès, est devenu le berceau de la filière soie dans la zone de Mahitsy, une région historiquement séricicole au temps des rois. Evidemment,  il n’y a ni électricité ni eau courante.

village Madagascar soie

Le défi était de taille, mais le résultat est bien là, sous nos yeux, dans l’atelier où sont entreposées des piles d’écharpes tissées par des mains de fée. Des tissus tout en couleurs, un fil pur et soyeux, et une finition impeccable. Un vrai travail d’artiste ! Toutefois, la relance de la filière soie ne s’est pas faite en un jour. L’élevage du ver à soie, le bombyx mori, appelé sériciculture,  a été relancé par AMADEA en 1998. Depuis, l’activité est en permanente évolution et se perfectionne au fil des années. Pour la mise en route, il aura fallu sélectionner  les variétés de mûriers les plus nutritives et les plus adaptées au climat de la zone, pour nourrir les vers à soie, et en planter des milliers et des milliers. Un laboratoire de grainage a été créé dans le village pour produire des semences (graines de ver à soie) provenant des meilleures souches disponibles, exemptes de maladies, notamment de la pébrine, qui avait provoqué, en d’autres temps le déclin de la sériciculture.

ver a soie       devidage des cocons de soie     Soie fil

L’atelier MADASOIE a débuté avec des matériels traditionnels de filature et de métiers à tisser. L’objectif était alors de permettre aux paysans de transformer leurs cocons, qui sont des produits périssables, pour se soustraire à l’emprise des collecteurs qui achetaient leur récolte à des prix dérisoires. En 2002, ONUDI a mis en place, à Madagascar, la relance de la filière. L’appui de ce programme a permis d’introduire de nouveaux plants de mûriers et de nouvelles souches de semences de bombyx.  La modernisation de tout le matériel nécessaire à l’ensemble de la filière a été un des apports majeurs du programme.  Filature et tissage bénéficièrent ainsi de cette modernisation. Amberomanga fit partie des premiers à en faire l’acquisition. Etalée sur 5 ans, la relance de la filière soie par l’ONUDI a permis aux paysans d’atteindre un bon niveau dans la maîtrise technique du travail de la soie et de produire du fil et du tissu de bonne  qualité.

Au fil des années, le perfectionnement du travail de la soie se poursuit dans l’atelier d’Amberomanga. En 2015, il a eu la chance de recevoir, exceptionnellement et bénévolement, pendant un mois, les enseignements d’une experte de haut niveau, spécialiste de la soie. A l’issue de la formation, le savoir-faire de l’équipe de MadaSoie a fait « un bond de plusieurs années ». Elle a découvert durant cette période des techniques de filature, de teinture et de tissage qui ont bouleversé totalement ses habitudes et l’a amènée à innover et  à rechercher chaque jour une plus grande maîtrise de son art.

atelier travail soie   equipe travail de la soie  atelier soie

Lorsque l’on visite l’atelier MadaSoie d’Amberomanga, il y règne une ambiance de concentration. Melly, Sandrine, Nambinina, Sylvie et Fara s’activent comme des fourmis : qui au dévidage pour tirer du cocon un fil de soie continu pouvant aller jusqu’à 1,5km – qui au  moulinage pour tordre et consolider le fil. Il en ressort de jolis écheveaux de fils travaillés et de différents aspects.  Les fils calibrés peuvent maintenant être utilisés pour le tissage. Ils sont montés sur les métiers à tisser pour fabriquer des écharpes qui resteront aux couleurs naturelles de la soie ou seront teintes. Tons pastel ou couleurs éclatantes, le choix est fait selon l’inspiration des artisans-artistes qui sont à l’origine de ces belles créations.

Le magnifique travail du tissage requiert patience, habileté et précision. C’est donc le talent des petites mains de l’atelier, manipulant les précieux fils de soie, qui fait la finesse et la beauté des écharpes obtenues.

Néanmoins, le travail réalisé en amont pour produire les cocons est tout aussi essentiel. La qualité soyeuse du cocon dépend de la qualité et de la quantité de feuilles de mûrier que les éleveurs donnent au ver à soie pour le nourrir. Aux alentours d’Amberomanga, à des dizaines de km à la ronde, voire plus, Barizaka est devenu le référent des sériciculteurs. Principal pilier de l’atelier MadaSoie, ce technicien d’AMADEA assure l’approvisionnement de la zone en graines de bombyx et l’appui technique à tous ceux qui  veulent s’adonner à cette activité. Grâce à son travail, la disponibilité des œufs de ver à soie a fortement contribué  au développement de la filière soie dans cette zone. Ainsi, actuellement, environ 300 paysans disposent d’une source de revenus importante grâce à la sériciculture, une activité saisonnière qui se pratique du mois de septembre au mois de mai. En acquérant et en transformant leur production, l’atelier assure un débouché aux éleveurs partenaires d’Amadea. La filière leur garantit en outre un prix rémunérateur pour la vente des cocons tout en augmentant leur autonomie. Dans une région fortement touchée par le fléau du feu de brousse, le développement de la moriculture et la sériciculture contribue à la protection de l’environnement car le sériciculteur a besoin d’un pied de mûrier pour élever une cellule de graines de bombyx (environ 500 œufs).  

ponte graines de vers à soie     graines de ver a soie     elevage des vers a soie

En bout de chaîne, les écharpes sont vendues à Madagascar et en France. Afin de mieux répondre aux exigences de qualité et pour satisfaire la demande, Amadea planifie une réorganisation de l’atelier qui passe par la construction d’un nouveau local pour mieux dissocier les activités de tissage et de filature. Le développement de l’activité de MadaSoie ne peut que permettre à encore plus de paysans d’améliorer leur niveau de vie grâce à la sériciculture.

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  PS : Acheter les écharpes ou du fil de soie, c’est possible ! Contactez-nous pour plus d’informations

echarpes soie couleurs variees       echarpes soie Madagascar

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Protection des sols – Vallées biologiques

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L’année 2015 a été celle de la protection des sols. Amadea a voulu profiter de cette dynamique pour étendre ses actions en faveur de l’environnement sans se limiter à travailler avec les seuls membres des groupements VTMMA (« Groupements qui travaillent avec Amadea »).

C’est ainsi qu’elle s’est efforcée de faire adhérer au projet l’ensemble des paysans d’une même vallée. Le projet initial estimait que 3 vallées pouvaient devenir entièrement biologiques et les autres partiellement. C’était déjà un projet ambitieux que de vouloir faire adhérer l’ensemble d’une population.

Protéger les sols c’est lutter contre les feux de brousse, la déforestation et la pollution induite, en particulier, par les produits phytosanitaires. Les équipes se sont consacrées à ce travail avec conviction. Au final ce sont 11 vallées entièrement biologiques. Celles qui ne le sont que partiellement sont plus grandes, avec une population plus importante qui a souvent des contrats de production avec des groupes agroalimentaires et, de ce fait, est donc tenue à l’emploi de produits fournis par ces groupes.

Les paysans sont devenus vigilants pour lutter contre les feux de brousse et n’utilisent plus que des produits biologiques dont ils ont appris la préparation (ex : compost, purin de consoude) ou des méthodes naturelles (ex : rigole remplie d’eau autour d’un carré de culture pour tenir les insectes à distance). Ces méthodes associées à des techniques rationalisées de culture ont permis une augmentation importante de la productivité et de la rentabilité. Lors des foires, nombreux sont ceux qui prennent la parole pour dire combien ils sont satisfaits d’avoir adopté la culture biologique et combien ils sont en meilleure santé depuis.

 labour pelle     arachides    pisciculture

                   Labour à la pelle                                            Champ d’arachides                                    Pisciculture dans la rizière

 

Ce projet a pu se faire avec le soutien financier de la région Poitou-Charentes, les départements de la Charente et du Lot et Garonne.

            Logo Charente             Logo-Poitou-Charentes            logo Lot et Garonne

Electicité solaire dans 3 bâtiments pour la formation et le développement de la sériciculture

Electicité solaire dans 3 bâtiments pour la formation et le développement de la sériciculture

Développer des activités génératrices de revenus.  (voir les produits obtenus dans la page artisanat)

 

AMADEA travaille depuis des années pour la relance de la filière soie. Ses locaux étaient devenus trop exigus pour permettre une véritable activité de filage et tissage ouverte aux paysans intéressés. L’objectif à terme est de concerner un millier de familles (l’action d’Amadea touche actuellement 300 familles) .
Activité génératrice de revenus, la sériciculture permettra à ces familles d’améliorer leur condition de vie et contribuera par là même à lutter contre la pauvreté en milieu rural (effet de levier sur toute la région). D’autant plus que les périodes d’élevage des vers sont en général de 3 à 4 par campagne annuelle et se répartissent pendant la période de disponibilité de feuilles de mûrier, de septembre à mai :
- 1ère période : mi septembre à novembre
- 2ème période : novembre à mi décembre
- 3ème période : mi décembre à mi mars
- 4ème période : mi mars à mai
A l’exception de la dernière, les élevages se déroulent donc en grande partie en dehors des périodes d’activité agricole traditionnelle d’où leur intérêt encore plus grand pour des femmes qui ont peu d’opportunité de revenu par ailleurs.

 

labo soie

Dans ce cadre là, 3 nouveaux bâtiments ont été construits à côté de la grande maison d’Amberomanga. Du matériel a été acquis pour toutes les activités de transformation des cocons avec l’objectif de les rendre disponibles pour les paysans.
Si nombre d’activités se font en plein air ou chez les habitants, la production d’œufs de bombyx, le filage et le tissage nécessitent des matériels spécialisés et des locaux pour les recevoir. Ces locaux servent aussi pour des réunions de formation ou de sensibilisation et pour l’hébergement temporaire des étudiants et bénévoles.

La nuit arrive tôt et dès 17h30 il est nécessaire de stopper le travail faute d’éclairage. Lorsqu’il est malgré tout nécessaire de poursuivre, un groupe électrogène est mis en route.
Pour éviter cette source polluante, bruyante et coûteuse dont, de surcroît, l’approvisionnement impose un trajet de près de 15km sur une piste défoncée, impraticable par temps de pluie, il a paru évident qu’il fallait équiper ces locaux en électricité. L’électrification rurale traditionnelle ayant beaucoup de mal à se mettre en place, en 2012, Amadea a décidé d’équiper ces locaux en énergie solaire.

 

materiel-solaire                       panneau-solaire

L’électricité solaire dans les locaux d’Amberomanga facilite les formations et la relance de la filière soie. Elle permet la réfrigération des cocons, l’éclairage, l’équipement audiovisuel pour les formations et offre un accueil plus adapté pour les bénévoles qui viennent sur place dispenser des formations, avec possibilité de recharger les téléphones et les ordinateurs. Ces locaux servent également pour l’hébergement de bénévoles et d’étudiants stagiaires, malgaches et français.

filature                                                     tissage

Salle de filature                                                                               Salle de tissage

En novembre 2015, l’équipe a pu bénéficier d’une formation dispensée sur place par une professionnelle très expérimentée. Les techniques de teinture et de tissage ont connu une progression considérable. Tous en sont reconnaissants et s’emploient à tirer le plus grands profits des savoir-faire transmis.

  Formation soie                     Tissage

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Le projet d’électrification a été réalisé avec la participation financière de la région Poitou-Charentes et du Conseil général de la Charente

Micro-huilerie

L’huile alimentaire est devenue un luxe à Madagascar du fait de son prix (rapportée à notre niveau de revenus, elle équivaudrait à environ 100 euros le litre). L’huile de table est pourtant indispensable aussi l’équipe d’Amadea et les groupements paysans ont décidé de se tourner vers la culture d’oléagineux (arachides, soja, tournesol ou autres) et de donner les moyens aux paysans de produire eux-mêmes l’huile nécessaire à la consommation de leurs ménages.

Deux presses ont été achetées, une pour chacune des deux zones d’intervention agricole d’AMADEA. L’une est à main du fait de l’absence d’électricité dans de nombreux villages (cependant un moteur a été adapté pour, là où il y a de l’électricité, épargner les efforts physiques qui sont importants sur la durée de la tâche) et l’autre motorisée (moteur externe pour en faciliter les réparations éventuelles).
Les paysannes peuvent apporter leur récolte et repartir avec leur huile. Les déplacements à faire ne seront pas trop importants; la distance pourra se parcourir à pied car ces femmes n’ont pas de moyens de locomotion.

Presse huile manuelle Presse à huile

Ces presses ont commencé à être utilisées avec le début de production d’oléagineux sur le secteur.

En octobre 2015, une personne a été affectée à l’activité huilerie. Les 2 presses sont réunies actuellement dans le même local.

Le rendement est excellent. Le tournesol qui se presse à froid à la préférence par rapport à l’archide qu’il faut chauffer. De ce fait la culture de tournesol qui était au stade d’essais va être accrue. Elle aussi donne de bons résultats.

presse huile en service         Huiles

Ce projet a reçu le soutien de personnes privées, de la région Franche-Comté, de la région Poitou-Charentes, du Conseil Général de Charente et du conseil général du Jura.

Logo-Franche-Comte       Logo-Poitou-Charentes   Logo-Jura    Logo-Charente

Un arboretum à Antanetibe-Mahazaza

 

A la suite de la dégradation de l’environnement dont les érosions qui affectent la production agricole, des activités de mobilisation des jeunes et des familles ruraux afin de produire et réduire les effets néfastes du changement climatique ont été réalisées le 6 mars 2015 dans la commune d’Antanetibe Mahazaza, district AMBOHIDRATRIMO à travers le reboisement de plants forestiers et arboricoles. Ce reboisement se traduira par l’installation d’un arboretum au niveau d’une école secondaire et la dotation de plants à 100 familles paysannes afin qu’ils puissent les implanter au niveau de leur propre exploitation.

La mise en place de cet Arboretum dans les locaux du CEG ou Collège d’Enseignement Général d’Antanetibe-Mahazaza entre dans la Campagne d’éducation environnementale des jeunes et familles ruraux à la protection de l’environnement et à la dotation de jeunes plants d’arbre forestiers et fruitiers pour 100 familles. Cette campagne d’éducation environnementale vise surtout les jeunes, et fournira des sources de revenus aux bénéficiaires des actions selon le Vice Président du CRFAR Analamanga en la personne de Rabetokotany Michel. De son côté, les techniciens de l’ONG AMADEA assurent les suivis techniques au reboisement. Pourtant, l’entretien de l’arboretum revient aux élèves du CEG Antanetibe Mahazaza. Divers jeunes plants ont été mis en terre entre autres des Ravitsara ; Balbergia ou Voamboana ; Acacia mangium ou Kininimbavy ; Frene ; Harongana ; Murier ou ; Voaroihazo ; Orangers ; Abricotier…

La mise en place de cet Arboretum à Antanetibe Mahazaza entre dans le cadre de la mise en œuvre du programme FORMAPROD sous la tutelle du Ministère de l’Agriculture, en partenariat avec l’ONG AMADEA, FAFIALA, DREEMF Analamanga.

 

http://www.agriculture.gov.mg/blog/2015/03/12/formaprod-analamanga-mise-en-place-dun-arboretum-a-antanetibe/

Site Ministere agri

Sur ce même site un groupe d’apprentis paysagistes du CFA Reinach de la Motte-Servolex a effectué, début 2015, une mission pour embellir la cour du collège de Mahazaza, échanger les savoirs, et partager des exercices pratiques avec les élèves de ce collège.

http://reinach.fr/portailepl/-cooperation-internationale-.html

Agriculture familiale et partenariats

 

Pendant l’année 2014, AMADEA a répondu favorablement à la demande de villageois de trois nouvelles communes, convaincus par ce qu’ils ont pu constater de l’évolution sur les communes où AMADEA était intervenue pour le développement de l’agriculture familiale.

Ces villages sont situés sur le pourtour des zones habituelles d’intervention d’AMADEA,sur les communes de AMBOHITROMBY et MAHAVELONA.

Il s’agit de la duplication des actions d’AMADEA, décrites dans les différentes pages de ce site, en particulier celles consacrées au développement.
Des fonds supplémentaires ont dû être engagés pour l’achat de matériel, intrants, semences, pour les formations, l’accompagnement technique, les déplacements etc etc. Un envoi par container est venu compléter le tout : semences indisponibles à Madagascar, matériels agricoles, vélos mais aussi gros matériel pour la maintenance.

Du fait des distances de plus en plus importantes à couvrir, deux techniciens ont été dotés de motocyclettes.

Ces réalisations ont été faites avec le concours financier de Pays de Savoie Solidaires, de la région Aquitaine, la région Poitou-Charentes et le conseil général de Charente.

Soutiens agriculture familiale

Agriculture familiale:

Cette année 2014 qui célèbre l’année internationale de l’agriculture familiale est l’occasion pour tout le monde de constater que, finalement, c’est la forme d’agriculture qui est la plus à même d’apporter une réponse aux plus grands défis que nos sociétés actuelles doivent relever, bien au-delà de la simple sécurité alimentaire.
Amadea veut promouvoir une agriculture centrée sur l’homme et respectueuse des valeurs de celui qui la pratique et, sans l’avoir nommée ainsi, elle a toujours promu l’agriculture familiale car elle apparait comme la plus à même de permettre la gestion rationnelle des ressources naturelles et la préservation de la biodiversité. Elle doit permettre au paysan de produire une nourriture saine pour sa famille, de vendre le surplus pour avoir des revenus stables et ainsi de pouvoir accéder à une éducation et à des soins de qualité dans un cadre et des conditions de vie qui donnent envie d’y vivre.

Organisation :
Ceci ne peut être atteint qu’en appuyant les paysans afin qu’ils deviennent de vrais professionnels dans leur métier et soient organisés au sein de groupements ayant la capacité de représenter leurs membres et de défendre au mieux leurs intérêts face aux institutions publiques, aux politiques, aux opérateurs économiques privés et aux exigences du marché.
Cet appui s’est traduit par l’organisation de près de 900 familles soit plus de 6000 bénéficiaires directs au sein de 89 groupements de base eux-mêmes désormais affiliés à une fédération appelée VTMMA (Groupement des Paysans qui Travaillent avec AMADEA).
Une coopérative, TSINJO, gère aussi désormais la production et la commercialisation d’une partie de la production. Cela a commencé par les semences de haricot puis de riz. A terme, sera concernée toute la production maraîchère issue de l’agriculture de contre-saison développée par AMADEA dans ses deux zones d’intervention au sein de 6 communes réparties dans deux districts au nord de la région Analamanga, à 45 km de la capitale.

Partenariats :
Comment faire acquérir aux paysans toute la capacité nécessaire pour répondre aux défis nécessités par les évolutions techniques, la gestion, la commercialisation, afin d’assurer la pérennité de toute ces actions qui ont été entreprises depuis déjà bientôt 20 ans pour ce qui est de la zone d’Antanetibe Mahazaza où le programme a commencé en 1997 ?
La réponse d’Amadea a été de susciter le partenariat de différents organismes et institutions qui pouvaient l’aider en apportant une contribution significative dans l’atteinte de ces objectifs aussi bien en amont qu’en aval de toutes ces activités.
La FOFIFA (Centre National de Recherches Appliquées au Développement Rural) a été dès le début notre partenaire actif pour tout ce qui est de la vulgarisation des résultats de la recherche agricole à Madagascar. C’est grâce à cette collaboration, que nous pouvons diffuser régulièrement en milieu paysan toutes les améliorations techniques et variétales adaptées à la zone où nous intervenons : le haricot, le riz, le manioc …
Le PAPRIZ, programme financé par le gouvernement japonais, intégré depuis à la politique agricole nationale, qui vise à synthétiser et à vulgariser l’ensemble des améliorations techniques apportées à la riziculture en tenant compte des spécificités de chaque région, a formé l’ensemble de nos techniciens et leaders paysans. L’objectif actuellement est de faire adopter ces techniques par l’ensemble des paysans encadrés par Amadea pour améliorer encore plus les rendements rizicoles de nos zones qui dépassent déjà de loin les rendements à l’échelle nationale.
L’ANAE (Association Nationale d’Actions Environnementales) nous a permis d’affiner notre action en faveur de la protection de l’environnement.
La Division séricicole du ministère de l’élevage et le Centre Séricicole National de Mahitsy (qui n’existe plus malheureusement) nous ont permis à travers le programme de l’ONUDI d’appui et de relance de la filière soie, d’acquérir toute la capacité nécessaire pour appuyer à notre tour l’ensemble de la filière soie dans notre zone d’intervention : moriculture (culture des muriers), sériciculture y compris le grainage (production des vers à soie), filature et tissage.
Le CTHA (Centre Technique Horticole d’Antananarivo) nous a permis d’intervenir plus spécifiquement dans la vulgarisation de cultures de rente comme l’oignon, le melon et le physalis.
Nous avons eu cette année l’opportunité de développer avec le programme PATMAD (programme d’appui technique aux producteurs) appuyé par l’association suisse CEAS (Centre Ecologique Albert Schweitzer) un programme pour la production de 20t de physalis. L’objectif à terme est de se doter d’une sècherie pour la transformation en fruits séchés d’une partie de la production, ce qui peut aussi concerner des fruits comme l’ananas ou les goyaves.
L’association SAHAFANILO et le Ministère de la pêche nous ont appuyé pour le développement de la pisciculture et de la rizipisciculture (pisciculture en rizière).

Les enfants issus des premières familles encadrées par Amadea ont désormais atteint leur majorité et pour une grande partie d’entre eux se pose le problème de l’insertion professionnelle. C’est pour cette raison qu’Amadea s’est investie dans le CERFAR ( Conseil Régional pour la Formation Agricole et Rurale) financé, en partie pour l’instant, par le programme FORMAPROD (Programme de Formation Professionnelle et d’Amélioration de la Production Agricole) qui vise à améliorer l’offre en formation initiale ou continue pour le monde rural. Ce programme offre ainsi des opportunités de bourses et d’appui à l’insertion des jeunes, diplômés ou ayant arrêté l’école.

L’appui concerne aussi la recherche de financement pour les paysans à travers des programmes ou projets qui concernent le financement du monde rural.
Il en a été ainsi du PSDR (Programme Sectoriel pour le Développement Rural) où grâce à l’appui d’Amadea une soixantaine de groupements ont pu obtenir des subventions pour les projets touchant des domaines très variés : aviculture, riziculture, sériciculture, élevage de bovins, de poulets, culture maraichère ….
C’est aussi le cas actuellement avec le FRDA (Fond Régional pour le Développement Agricole) qui a permis à une centaine de paysans d’obtenir un financement pour leurs activités et l’acquisition de matériels agricoles moyennant une contribution de 50% en apport de leur part.
Malgré un environnement économique, social et politique des plus perturbés à Madagascar, l’association concentre ses forces dans la lutte menée avec les paysans contre la pauvreté et ses manifestations les plus criantes : la malnutrition, le manque d’éducation et d’accès aux soins…
Les résultats obtenus nous incitent à persévérer et à atteindre encore plus de familles dans nos actions et donc à trouver davantage de moyens pour les financer et permettre à l’équipe sur place de continuer à agir pour une population de plus en plus large.

 

Suivi Vélos et Motocyclettes sur tous les sites amadea


moto                                                                   scooter

Cette opération avait débuté en décembre 2002; nous faisions alors  appel à vous pour nous aider à équiper nos techniciens et nos paysans relais en vélos. Cet appel a été largement entendu, puisque, grâce à votre contribution, ils ont pu parcourir les différents sites et effectuer les 10 à 20 km quotidiens de déplacement avec beaucoup plus de facilité : la qualité du travail et le suivi des activités des paysans s’en trouvent améliorés. Depuis d’autres vélos ont été expédiés et des motocyclettes achetées car les zones d’intervention sont en constante expansion.
Votre générosité nous avait permis en outre d’assumer une part des frais d’expédition à Madagascar d’un camion chargé de matériel collecté en France grâce à notre réseau d’actifs. Le matériel envoyé a été affecté aux secteurs agricole et de santé, il a assuré aussi l’équipement des centres d’enfants et permis la dotation des bibliothèques-ludothèques…

 

Le camion lui-même a facilité le ravitaillement des différents sites en matériels, semences, composts…, ce qui, avec le développement de nos activités, a représenté des quantités considérables (pour ne citer que des exemples : près de 5 tonnes de semences de riz à collecter et à distribuer par an, près de 2 tonnes de semences vivrières…des centaines de tonnes de compost à épandre sur nos différents sites pilotes, des milliers de plants à transporter pour la moriculture et le reboisement…), des tonnes de matériaux. Un tel outil nous a permis de réduire les distances et d’augmenter encore plus notre capacité d’action.(2002-2003). Ce camion a été revendu en 2012 du fait de l’augmentation du prix du carburant, de sa consommation importante et de la fin des travaux de constructions (zone de Mahitsy, Antsirabe et Mahambo).  Nous tenons à remercier ici, les actifs du comité Centre Ouest Atlantique qui ont œuvré à ce projet d’expédition.

Depuis la rentrée 2010 les institutrices ont elles aussi reçu un vélo car certaines devaient marcher plusieurs heures chaque jour pour rejoindre leur classe.

La grande majorité des intervenants a été dotée de vélo ou mobylette voir d’un scooter suivant les sites d’intervention. Il reste encore quelques personnes à équiper. Les déplacements se font plus rapidement ce qui augmente le temps d’intervention et surtout permet des actions dans des zones très éloignées.

Fin 2014, deux petites motos sont venues compléter l’équipement car la « duplication » des actions de développement sur de nouvelles communes a considérablement accru les distances à parcourir.

Plus AMADEA développe ses actions, plus les déplacements deviennent importants. Comme les perspectives sont d’intégrer petit à petit, en tache d’huile, les villages en périphérie, les besoins en locomotion ne feront que croître… et l’opération se poursuit… et en 2017-2018 il va falloir équiper les équipes de 10 motocyclettes supplémentaires sans compter les nombreux vélos qui sont à expédier. La zone d’intervention mesurant actuellement 35 km de large sur 70 km de long. 

Pépinières villageoises

Les groupements paysans du secteur de Fihaonana ont initié des pépinières villageoises qui produisent des jeunes plants, des greffons de fruitiers ou d’arbres destinés à la construction ou la combustion. Les plantations sont, en outre, un moyen efficace de protection des sols.

pépinièristes                            plantations

Travail dans la pépinière                                                          Plantation sur site

Ce projet a reçu le soutien du conseil général de Savoie

pays de savoie

Journée Internationale de la Femme


 

 

AMADEA célèbre tous les 8 mars la journée internationale de la femme dans les villages où elle intervient habituellement.

En 2005 une célébration toute particulière a eu lieu à Ankarefo – au centre de réinsertion des sans-abris-avec Marcel Grégoire, membre du CA. Il y avait deux journalistes présents (presse écrite L’Express et radio nationale RTM).
Un tournoi de foot-ball féminin a précédé le repas pris en commun.

 

spectateurs                 foot                  fête

« Au programme, il y a eu danses et chants folkloriques. Une chanson a célébré l’Amadea et nommément Patrick (chef de programme), c’était drôle et touchant. Démonstration par notre pâtissier attitré avec des recettes de gâteaux faciles et pas chères – nous avons offert deux fours artisanaux aux deux groupements les plus assidus aux formations de notre animatrice et du médecin qui l’accompagne et nous avons fait une dotation de matériel de cuisine pour tous les groupements. Ils sont au nombre de 5 dans la commune de Fihaonana. Déjeuner avec des représentants des groupements et les invités. »

« Des femmes du centre d’Ankarefo (village d’insertion) se sont constituées en groupement, elles sont maintenant traitées au même titre que tous les autres groupements de paysans appuyés par AMADEA. »

public                      tambour

Danses et musique :d’ordinaire seuls les hommes peuvent jouer du tambour

« A Mahambo, les groupements de femmes se sont rendus à Tamatave car la femme du président Ravalomanana y était. Quand je suis passée à Mahambo fin février, des représentantes des groupements de femmes de Mahambo (ils sont nombreux) sont venues me voir pour demander au Centre Nomena de participer à leurs frais de déplacement ou à l’achat de lamba (pagnes). Nous avons donnés 300 000fmg qui ont été remis par Marcel Grégoire au nom d’Amadea-APE (Agir pour la Protection de l’Enfance).

Lalao Johannes.

groupes

Culture de spiruline : Opération nutrition

Espoir dans le domaine de la nutrition,
projet enthousiasmant et nouveau défi pour Amadea…

 

spiruline2                                         laboratoire_spiruline

 

Nourriture traditionnelle des Aztèques du Mexique et des Kanembous du Tchad, la spiruline est
une micro-algue d’eau douce qui, une fois séchée, contient 3 fois plus de protéines essentielles que le poisson,
9 fois plus de fer que le foie de veau, 15 fois plus de vitamine A que la carotte. Riche en outre en
acides aminés, minéraux et acides gras essentiels, elle constitue donc un excellent complément
alimentaire pour tous, surtout très efficace dans les cas de malnutrition et d’anémie.
Des expériences menées au Burkina Faso ont déjà démontré tout l’intérêt de ce complément alimentaire : dans les cas de malnutrition infantile et d’anémie, des effets remarquables sont observés à partir d’une prise de 2 à 5 g/jour selon le poids de l’enfant. La durée de la cure étant de l’ordre de 3 à 4 semaines, mais les premiers résultats apparaissant au bout de quelques jours. La spiruline peut être prise aisément au moment des repas dans une petite quantité de bouillie, de sauce ou de riz.

D’où l’idée d’Amadea de produire cette micro-algue pour la mettre à disposition des enfants qui en ont besoin. Démarche en cohérence et en complémentarité complète avec nos actions en matière de santé et de renutrition et conforme à notre philosophie : donner les moyens à nos partenaires malgaches de faire face eux-mêmes aux problèmes auxquels ils sont confrontés.

Les installations : Selon une étude technique réalisée par l’association partenaire (Antenna Technologies) qui dispose du savoir-faire et de l’expérience en la matière, la production annuelle de 30m2 de bassins de production permettrait d’équilibrer les rations alimentaires sur la totalité de nos sites d’intervention.

Amadea a d’abord construit 2 bassins de 60 m2 puis un grand bassin double supplémentaire pour optimiser les équipements (laboratoire, séchoirs, personnels malgaches formés à la gestion des installations). La production est satisfaisante et les contrôles sanitaires effectués par l’Institut Pasteur toujours conformes.

Merci à ANTENNA -FRANCE qui a fait confiance à Amadea et a proposé de financer le premier bassin ainsi que le laboratoire en plus de son soutien technique .
Merci également à la région Aquitaine, à Pays de Savoie Solidaire, aux mairies de Bozel et Planay, au conseil des Jeunes du Doubs, au conseil général de Charente qui ont participé à la première tranche de travaux; merci à la région Poitou-Charentes, au Comptoir Electrique français, à UNIKALO, aux moteurs Leroy Somer, au comité d’entreprise de Lafarge-Roumazière qui soutiennent la seconde tranche de travaux. Merci à tous ceux qui ont participé à cette réalisation.

Pour en savoir plus : Wikipédia : la spiruline complément alimentaire

culture-spiruline

Opération eau et pisciculture:

bassin                                  village

Ce projet consistait à résoudre le problème d’eau potable pour le village de Fierenana et de disponibilité de l’eau durant la saison sèche pour des bassins piscicoles.
AMADEA a décidé, dans le cadre d’un programme de lutte contre la malnutrition et pour l’autosuffisance alimentaire, d’aider les paysans à produire du poisson par la pisciculture et/ou la rizipisciculture (pisciculture dans les rizières).
L’association a mis en place des bassins destinés à élever des géniteurs pour la production d’alevins (de carpe royale et de tilapia) qui seront par la suite distribués à prix modique aux paysans pour grossissement.
Les besoins en eau de ces bassins durant la saison sèche qui coïncident avec les périodes d’alevinage nécessitent le stockage de l’eau dans un grand bassin construit par l’association Amadea. Ce bassin n’est pas totalement achevé pour des questions d’attente de stabilisation du terrain après les fouilles.

Il existe bien des projets liés à l’eau au niveau national, mais les zones prioritaires ont été définies dans les provinces de Tuléar et Fianarantsoa (Sud et Sud-Est de Madagascar).
Le village concerné ne se trouve pas dans une de ces zones prioritaires; il n’était donc pas possible, de ce fait, de le faire bénéficier de ces projets nationaux.
La prise de conscience des problèmes de l’eau est récente et commence juste à faire partie des préoccupations des groupements qui travaillent avec AMADEA, seule structure à intervenir dans les différents domaines agricoles sur la zone avec des groupements (formels et informels) de paysans.

La mise en service a nécessité :
-d’une part l’aménagement d’un ouvrage de captage au niveau de la source
-d’autre part l’acheminement de cette eau dans des tuyaux jusqu’au bassin de rétention et aussi jusqu’au village en aval qui utilisait auparavant cette source pour son propre approvisionnement en eau (la population profite donc maintenant de ces installations car le village a été ainsi doté d’une arrivée d’eau potable utilisable par tous les habitants de Fierenana – environ 25 familles).
Dans son projet de développement de la pisciculture, Amadea avait depuis 4 ans sensibilisé plus de 300 paysans à cette activité : au fait que la véritable contrainte résiderait dans la disponibilité des alevins et que la production de ceux-ci dépendrait en grande partie de la disponibilité et de la qualité de l’eau des bassins. La population s’est donc naturellement impliquée dans le creusement du canal nécessaire pour enterrer les tuyaux.

travaux creusement canal                 bassins piscicoles                   borne fontaine

Ce projet « eau » a reçu le soutien du SIVOM de Fondettes-Luynes-St Etienne de Chigny.

L’opération est en cours de duplication sur une autre zone

Les groupements de Fihaonana, la seconde grande zone d’intervention d’Amadea, souhaitent à leur tour développer la pisciculture dans leurs rizières. Malheureusement ils sont trop éloignés des écloseries pour que les alevins puissent survivre au trajet. Ils ont donc décidé de créer leurs propres structures avec le concours d’Amadea.

 

bassins en construction                                Bassin en eau

Ce projet montre que les actions déjà entreprises sont observées par les villageois voisins et reproduites.

APICULTURE

Des forêts qui ont recouvert l’île, les Malgaches ont conservé le goût du miel qu’ils pouvaient recueillir à loisir il y a quelques dizaines d’années.
Ainsi, malgré la déforestation qui a gagné rapidement l’ensemble de l’Ile, le miel est resté l’aliment noble par excellence que l’on continue toujours d’associer aux divers rites et cultes hérités des ancêtres. Mais le miel reste aussi associé aux principaux plats malgaches qu’il accompagne avec bonheur : riz, patates douces et tarot… La production de miel avec la fabrication de ruches à cadre a pu se développer dans certaines zones proches des grandes agglomérations et donc des centres de collecte où des efforts en faveur de la vulgarisation de l’apiculture moderne ont été menés. Cependant, force est de constater, même dans ces zones, la perte de la maîtrise technique due la plupart du temps au manque de matériaux (clous, bois usinés, outils..) et surtout à leur coût devenu excessif au regard du niveau de vie des paysans malgaches.
C’est ainsi que sont apparues des ruches de tous genres, mises au point au gré de l’imagination de leur propriétaire mais malheureusement pas toujours conformes aux exigences d’une production répondant aux normes techniques élémentaires et nuisant de ce fait à une production normale :
-ruches construites avec des caisses d’emballage de récupération
-ruches fabriquées à l’aide de planches grossièrement assemblées
-poteries qui deviennent des ruches de fortune et que l’on casse pour en retirer le miel
Grâce à un partenariat avec l’association APIFLORDEV qui a débuté en 2007, l’appui d’Amadea à l’apiculture pu se concrétiser.
L’autosuffisance alimentaire des paysans avec qui nous travaillons a toujours été, faut-il le rappeler, le premier objectif de l’association.
Amadea a déjà, par le passé, travaillé avec une association malgache, SAHAFANILO (association qui relève des scouts de Madagascar). Nous y avons envoyé deux de nos techniciens ainsi que des paysans pour se former à la production de miel.
Dans le projet avec Apiflordev, l’objectif est d’aller plus loin: à partir d’une approche « filière », il s’agit d’essayer d’agir sur tous les éléments qui peuvent freiner le développement de l’apiculture.
La mission qui est venue à Madagascar a identifié les point focaux dont le projet doit tenir compte pour sa mise en place.
Dans le cadre de ce projet, nous souhaitons développer, avec la collaboration active du partenaire, la production de miel dans notre zone d’intervention.
Il y a certainement des apiculteurs compétents à Madagascar mais pour l’instant, les actions qui sont menées sont particulièrement ciblées dans des zones comme Ambositra ou la région de Port Bergé (Nord Ouest) traditionnellement productrices de miel. L’approche qui y est développée actuellement est basée sur des financements de gros bailleurs (notamment la Banque Mondiale) et donc les matériels proposés sont pour la plupart importés (extracteurs notamment) mais, même quand il s’agit de produits locaux, ils sont trop chers pour pouvoir être proposés aux paysans pauvres.
Quand le premier contact a été établi avec un spécialiste de l’apiculture dans le tiers monde qui a rejoint depuis APIFLORDEV, association d’apiculteurs, l’intérêt de sa proposition résidait dans le fait qu’il recherchait des solutions à la mesure des moyens des paysans concernés.
La mission a permis d’identifier les futurs producteurs à former mais également les moyens qu’il faudra mettre en oeuvre afin que l’ensemble des intrants puissent être produits sur place : production de reines, de matériel apicole (en formant des artisans locaux) et bien sûr technique moderne de production, sans oublier de faire progresser les bénéficiaires dans une meilleure maîtrise de la commercialisation du produit et de ses dérivés.
Pour cela, il s’agit également de respecter une démarche qui a toujours procédé à la mise en œuvre des actions engagées par Amadea : former des paysans et, parmi eux, repérer ceux qui pourront devenir des techniciens capables de transmettre leur savoir à leurs collègues paysans. Un premier recensement a été déjà mené pour identifier ceux qui sont intéressés par l’apiculture dans notre zone d’intervention et surtout parmi eux, ceux qui possèdent une ruche. Le projet se développe lentement au rythme des paysans.
La formation des paysans a débuté en janvier 2007

INSERTION DES SANS-ABRIS A ANKAREFO

Notre intervention à Ankarefo résulte d’une convention que nous avons signée fin octobre 1998 avec l’Association Ezaka à Madagascar, qui est l’initiatrice du projet de réinsertion sociale de sans-abris.

 

                   

enfants               rue               enenfants_sur_mur

L’objectif était d’amener une quarantaine de familles de sans-abris à l’autosuffisance, c’est à dire à pouvoir rester sur le site de manière autonome en pratiquant des activités en rapport avec les potentialités de la zone (agriculture, élevage, artisanat).
Après 6 ans d’expérience, la quasi totalité de cette population s’est sédentarisée, quelques micro-entreprises ont été créées, une école (toujours en service) a fonctionné sur place ainsi qu’une bibliothèque ludothèque. Depuis 2003, Ankarefo bénéficie des mêmes actions de développement que les autres villages de la zone.

L’action a concerné donc tout autant « l’homme » lui-même que son environnement :


L’homme :
- L’école qui concerne actuellement la quasi totalité des enfants du site et de nombreux enfants des villages environnants.
(cf : Enfance).
- La formation des adultes dans le domaine de la production agricole, de l’artisanat, mais également de l’éducation nutritionnelle et de la santé.


L’environnement :

- un système d’adduction d’eau (financé par l’Union Européenne) permet désormais d’avoir l’eau courante sur le site et d’envisager une intensification de la production agricole (irrigation),
- de nombreux plants forestiers et fruitiers ont été plantés sur le site.

Autres actions en vue de tisser des liens avec la population voisine :
- ouverture de l’école aux enfants des paysans des environs,
- appui des techniciens d’Amadea aux paysans de toute la zone,
- embauche d’un paysan de la zone comme relais.

En 2006, l’intégration était en très bonne voie puisque l’école était fréquentée en grande partie par des enfants des villages environnants et que de nombreux groupements paysans avaient vu le jour sur le secteur. Actuellement Ankarefo-Paraguay est un village (presque) comme les autres hormis l’aspect « cité » des constructions.