Centres d’accueil

I – Centre Mirana-Tsiky à Antsirabe  

II- Centre Nomena à Mahambo (voir)

III- Archives

 

Malgré les efforts des Autorités malgaches la situation des enfants reste préoccupante à Madagascar et nécessite notre soutien.
En savoir plus : rapport « examen périodique universel »

 

 

 

I- Centre Mirana-Tsiky à Antsirabe

Centre d’accueil pour enfants en danger ou maltraités.                                                  




Antsirabe est une ville de 170 000 habitants où la majorité de la population vit dans une situation d’extrême pauvreté, dont les enfants sont les premières victimes. Ces enfants, qui vivent dans les rues, sont tenus à l’écart de tout système éducatif. Leur vie précaire les prédispose à de menus larcins, leur permettant tout simplement de survivre. Incarcérés, ils attendent alors en prison plusieurs mois leur jugement, faute de personnel judiciaire. Les conditions de vie en milieu carcéral sont extrêmement difficiles : un repas par jour, couchage sur des planches, salles surpeuplées, conditions d’hygiène déficiente…
Forts de toutes ces constatations, et parce que l’existence et l’avenir de tout enfant ne peuvent nous laisser indifférents, nous avons décidé d’offrir un lieu d’accueil, de vie et d’épanouissement à un certain nombre de ces laissés pour compte.

Le centre Mirana-Tsiky accueille des enfants en placement judiciaire, pour la majorité d’entre eux suite à l’incarcération des parents, ou du fait de maltraitance ou encore du fait de leur abandon dans la rue sans qu’on puisse retrouver leur famille.

Cette petite structure peut accompagner ces enfants un petit bout de chemin, les scolariser, en essayant de trouver des solutions pour chacun d’eux. Ils sont entourés d’une équipe dévouée.
Nous espérons leur restituer le droit d’ÊTRE et de rester des enfants.
Seulement nos convictions ne suffisent pas. Ce projet s’inscrivant dans la durée, seul le parrainage qui est un engagement à long terme pourra nous permettre d’atteindre ces objectifs.

Le centre s’est construit en plusieurs étapes. Une première extension au Centre Mirana-Tsiky d’accueillir temporairement une vingtaine d’enfants garçons et fille sur 2 niveaux mais la demande est importante et l’accueil très insuffisant par rapport aux besoins.

Un deuxième bâtiment a été achevé fin 2014 pour augmenter la capacité d’accueil en séparant mieux l’hébergement des filles de celui des garçons. 

Témoignage (juillet 2016):

Situé à quatre heures de Taxi-brousse de la capitale Antananarivo, le centre Mirana-Tsiky d’Antsirabe –littéralement « centre du sourire »– porte bien son nom. Il accueille actuellement 17 jeunes de 12 à 22 ans qui ne manquent pas une occasion de montrer leur curiosité et leur joie de vivre. Aux parties de baby-foot comme aux sessions de chant à la guitare, les sourires sont sur tous les visages.

Pourtant c’est une autre réalité qui se cache derrière la création du centre. Dans la région d’Antsirabe, la majorité de la population vit dans une situation d’extrême pauvreté et les enfants en sont les premières victimes. Tenus à l’écart de tout système éducatif, certains d’entre eux vivent dans des conditions précaires et ne peuvent être pris en charge par leurs familles, notamment lorsque leurs parents sont en prison ou décédés. Dans ce contexte, AMADEA a décidé de créer une petite structure afin d’accueillir des enfants en placement judiciaire suite à l’incarcération ou la mort de leurs parents, mais également dans des situations de maltraitance ou d‘abandon.

C’est donc un véritable lieu de vie et d’épanouissement qui a ouvert ses portes. Un premier bâtiment a été construit en 2004. Il abrite aujourd’hui le dortoir des garçons, la cuisine, la salle des repas et des activités. La « maison des filles » a, quant à elle, été construite en 2011, et comprend le dortoir des filles ainsi que la grande salle d’étude au rez-de-chaussée. Bien plus qu’un simple hébergement et suivi scolaire, l’accueil des jeunes est une aventure au quotidien qui requiert l’énergie, la patience et toute l’attention d’une équipe dévouée. Hery, responsable éducateur du centre, est présent au côté des jeunes depuis plus de six ans et veille à leur réussite. Il effectue ce suivi avec Nirina, assistante éducatrice qui vit, elle aussi, sur place, ainsi que Clotilde la cuisinière et les gardiens de jour et de nuit qui assurent la sécurité.

Le centre Mirana a une capacité d’accueil de 25 enfants depuis la construction du dernier bâtiment. Il n’en accueille pourtant que 17 faute de moyens. La plupart du temps, les enfants sont placés dans le centre sur demande des autorités. AMADEA est en contact avec le tribunal de première instance d’Antsirabe et en particulier avec le juge des enfants. L’association travaille aussi avec la prison et en étroite collaboration avec l’AFEP, l’Association des Femmes et Enfants des Prisonniers. Ces différentes structures sollicitent AMADEA si un enfant a besoin d’un centre d’accueil. Cependant les places sont rares car le centre Mirana doit avoir l’assurance de pouvoir financièrement subvenir aux besoins d’un enfant supplémentaire avant de s’engager, et ce de manière à ce qu’aucune restriction ou baisse de budget ne s’applique à l’ensemble de la maison.

Parmi les 17 jeunes résidant au centre, on compte aujourd’hui 12 garçons et 5 filles, âgés de 12 à 22 ans. Les plus jeunes, élèves de 1er cycle, sont scolarisés au collège privé, le plus proche. Les plus grands vont quant à eux au lycée public (2nd cycle) et bénéficient de cours de soutien en terminale lorsqu’ils passent le BAC. Le parrainage, engagement à long terme de donateurs, leur permettra ensuite de suivre des études et se former à un métier.

Une attention particulière est portée à la nutrition, pour que les jeunes aient une alimentation toujours complète et équilibrée. Une unité de production de spiruline, complément alimentaire très riche créé à partir d’algues, a été mise en place à cet effet. Cette structure gérée actuellement par deux techniciens (Sitraka et Safidy) permet un appui alimentaire supplémentaire au centre d’Antsirabe ainsi qu’à d’autres centres AMADEA.

Pendant leur temps libre, les enfants pratiquent des activités sportives et culturelles. Devenus experts en pétanque, football ou basketball, ils ont également accès à une bibliothèque et assistent parfois à des spectacles lors d’échanges inter-associations ou de visites à l’Alliance française. Mais les jeunes sont aussi activement associés au bon fonctionnement de leur centre. Ils participent aux travaux ménagers selon une organisation qu’ils ont mis en place (tâche de l’eau, couper du bois, courses, lessive, vaisselle etc.). Ils participent également à l’entretien du jardin potager en étant chacun responsable d’une petite parcelle de terre où ils peuvent faire pousser les légumes de leur choix. Le centre Mirana-Tsiky accueille enfin, régulièrement, des volontaires qui leur proposent des activités, notamment pendant les vacances. Ateliers peinture, quizz, bricolage ou soirées films sont autant d’occasions de voir à quel point leur créativité, leur énergie et leur soif d’apprendre sont débordants !

Je souhaite parrainer les enfants de ce centre

Ce centre a pu être réalisé et étendu grâce aux soutiens financiers de – la Fondation du Personnel d’Air France, la société Vétir, – les Conseils Généraux de Haute Savoie, de Savoie et d’Isère, – le Rotary International Alsace-Franche Comté, – Rotary Clubs d’Arbois (39), de Wolfach (Allemagne) et Grenchen (Suisse), – une bourse de Sud Ouest Solidarité (obtenue en2002 au forum d’Agen organisé par la Guilde du Raid), – le centre culturel de Monaco, – l’association Aide aux Enfants Démunis-Kareen Mane, – le conseil des Jeunes du Doubs, le consulat de Monaco. -l’association Tiers Monde de la Caisse des Dépôts et Consignation – les communes du Planay et de Chasseneuil sur Bonnieure -l’association junior Racsagadam -de nombreux donateurs privés. Il reçoit pour son fonctionnement le soutien régulier des amis de Solène.
 
 
Solene    logo_guilde2           

 

 

 

II- Centre Nomena à Mahambo (Toamasina)

 

Ce centre comprend : un centre d’accueil, un centre de renutrition complétés depuis 2012 par une école maternelle de 3 classes avec cantine.




Le centre Nomena a été créé en 2001 dans la commune de Mahambo (province de Tamatave) pour prévenir l’abandon des enfants dans ce secteur très pauvre où se développe le tourisme sexuel et, dans les cas extrêmes, accueillir les enfants comme pensionnaires.

Nomena a pour mission d‘aider les mères dans la prise en charge de leurs enfants, principalement au plan de la nutrition et de la santé primaire. Quelques enfants abandonnés ou orphelins peuvent y être recueillis. L’accueil temporaire d’un enfant est également possible le temps, par exemple, d’une prise en charge médicale pour sa mère.

Centre d’accueil proprement dit : Le centre accueille un petit nombre de pensionnaires (moins de 10) mais a une capacité bien supérieure, malheureusement limitée pour des questions financières…. Les enfants souffrent généralement de malnutrition importante accompagnée de séquelles parfois sévères. Souvent, à leur arrivée, une hospitalisation est indispensable, à la charge du centre. D’autres enfants sont placés en urgence par les autorités pour une période courte; par exemple : recherche de la famille après décès de la mère.

 L’activité de nutrition comprend, dans un premier temps, le repérage des enfants en bas-âge nécessitant une prise en charge nutritionnelle et la distribution de repas à ces enfants-là. Les repas et bouillies sont fabriqués sur place par les mères au cours de la formation qui leur est dispensée (hygiène, nutrition, préparation des aliments, prise en charge de l’enfant). Les mères reçoivent une formation théorique avec des supports imagés et ensuite elles mettent en pratique ce qu’on leur enseigne : lavage des mains et des ustensiles, préparation du repas des enfants, activités d’éveil après que les enfants aient mangé.
Le centre accueille aussi des femmes enceintes malnutries.
Le centre de nutrition sert également de cantine pour les enfants de l’école maternelle et prend ainsi le relais pour les plus grands. Les familles participent à la prise en charge de la nourriture et des services.

Actuellement l’identification des enfants malnutris est effectuée grâce à la SECALINE (projet gouvernemental dans le domaine de la nutrition). Les actions que mènent Amadea et l’APE sont définies pour être complémentaires de celles qu’elles mènent déjà et se feront en incluant la collaboration de certains intervenants de la Seecaline.

Enregistrement à l’état civil : Le 1er recensement des enfants avait fait apparaître que plusieurs centaines d’entre eux n’avaient pas été inscrits à l’Etat Civil. Il a alors été procédé à leur enregistrement grâce au soutien financier de l’association Aide aux Enfants Démunis, AED-Kareen Mane.

Un incendie ayant détruit le centre peu avant le tsunami, il avait été décidé de reconstruire en dur en respectant les normes anticycloniques, ce qui a été possible grâce au soutien financier d’associations et collectivités et à l’élan de générosité de particuliers en faveur des enfants du secteur dont l’avenir était gravement compromis du fait de malnutrition sévère.

Historique
La maison à étage qui accueille les enfants et un gîte, occupé par la responsable, ont été construits initialement.
Dès que le village de Mahambo a pu disposer de l’adduction d’eau, l’eau a pu être amenée jusqu’au centre avec la participation active d’un touriste solidaire qui a dirigé les travaux. Malheureusement l’adduction communale ne fonctionne plus correctement. En 2012 un forage a été effectué, un château d’eau construit et un réseau interne réalisé.
Une cuisine traditionnelle avec abri-repas, financée par « Rayon de Soleil des Enfants de Mahambo », est venue compléter la structure d’hébergement des enfants.
Le bâtiment destiné à l’activité de nutrition a été réalisé par le conseil des Jeunes de Créteil.
Un équipement en énergie solaire a été installé en 2007 grâce au soutien et l’implication personnelle d’un responsable de Jura Energie Solaire qui est venu sur place pour le montage et la mise en route.

ARCHIVES

Centres avec lesquels AMADEA a encore ou a eu des relations de partenariat diverses, plus ou moins étroites.

Centre Mihary à Moramanga

Photos AMADEA - 2007©

Photos AMADEA – 2007©

Centre Topaza à Antananarivo

Le vieux centre qui a disparu

Le vieux centre qui a disparu

Centre Vonjy à Antsirabe

Centre ECAR des Soeurs de la Charité à Antsirabe

Centre Notre Dame du Mont Carmel à Antsirabe (institution laïque)

Les Orchidées Blanches à Antananarivo

 

Pas de photos disponibles.