Parrainages

 

Nous recherchons des parrainages pour des enfants, pour des projets de développement et le fonctionnement d’actions.

Soutien à des écoles

- Enseignement, scolarisation : personnels et structures

Avec 30 euro par mois on assure le salaire d’un instituteur pour 30 élèves soit 1 euro par jour de classe
ou 1 euro pour scolariser 1 enfant pendant 1 mois.

Coût pour la création d’une nouvelle classe : de l’ordre de 2000 euro
Coût des fournitures scolaires : moins de 20 euro par an pour un élève de primaire.

- Création et/ou développement de jardins scolaires et de cantines

Le vrai travail de fond consistant à convaincre tout le monde de la nécessité qu’il y a pour l’enfant de fréquenter l’école, cela ne peut se faire qu’en donnant à l’école les moyens de répondre à sa mission d’instruction et d’éducation.

Mais il faut aussi que l’enfant soit en situation de recevoir convenablement ce que l’école lui propose. S’il n’a pas de fournitures scolaires, s’il n’a pas mangé, la fréquentation de l’école ne peut pas signifier grand chose pour l’enfant.

Les statistiques peuvent être rassurantes quand on trouve un taux de scolarisation au dessus de 60% à Madagascar. Mais la réalité montre une situation beaucoup plus dramatique tant en ce qui concerne la fréquentation réelle des écoles (en dessous de 30 % des enfants en âge d’être scolarisés) qu’au niveau de l’acquisition des apprentissages.

- Création et/ou développement de bibliothèques-Ludothèques rurales

En juillet 2000, deux étudiantes sont venues aider à construire, créer et mettre en place une bibliothèque dans le village d’Amberomanga. Dès son ouverture, elle a connu un succès très vif, avec un taux de fréquentation très élevé.
En novembre 2000, des étudiants en éducation spécialisée ont créé un atelier avec les enfants autour de jeux qu’ils avaient apportés. Ces jeux ont permis de créer un début de ludothèque. Cet atelier a également connu une large fréquentation, incitant à poursuivre l’expérience.

A Ankarefo, une petite salle est utilisée pour présenter les quelques livres et jouets que l’on a pu rassembler. La bibliothèque/ludothèque fonctionne 3 fois par semaine. La quasi totalité des enfants de l’école y vient pour lire mais également pour profiter des jeux qui leur sont proposés dans ce même cadre. A signaler qu’un goûter leur est offert.
Le fond reste très faible. Aujourd’hui, les enfants connaissent par coeur toutes les histoires. La partie bibliothèque ainsi que la ludothèque nécessitent donc un approvisionnement important. Les enfants font la queue avant l’ouverture, venant à pied parfois de loin.

Fonctionnement des centres d’accueil et de nutrition

Les résultats incitent à développer ces actions dans d’autres villages.

Contribution au maintien des enfants jumeaux dans leur famille
Sur la côte est de Madagascar, les peuples côtiers Antabahoaka et Antemoro, suite à des croyances ancestrales, ont longtemps été convaincus que les jumeaux étaient sources de malheur pour leur famille et pour toute la communauté, aussi était-il nécessaire de les écarter par tous les moyens. Ce « tabou » est encore très vivace dans certains secteurs. AMADEA apporte depuis 1991 son soutien à ceux qui, sur place, oeuvrent pour l’abandon de cette coutume et en particulier aux religieuses du secteur de Nosy Varika et Fanivelona.
Pour en savoir plus : Voir le rapport 2011 de l’UNICEF sur les jumeaux de Mananjary: http://www.unicef.org/madagascar/les_jumeaux_de_mananjary(1).pdf

 

Quel parrainage ? Individuel ou collectif ?

Dans le monde des ONG, les avis sont divers sur le sujet. Certaines associations ne prônant que le parrainage individuel, d’autres le parrainage collectif ou de projets, les troisièmes laissant le choix entre les deux formules.
Il est évident qu’un parrainage de type individuel aura plus tendance à séduire le grand nombre, d’une part par la dimension humaine qu’il suppose, la relation personnelle, voire affective entre le parrain, la marraine et son ou sa filleule, le fait que le parrain se sente reconnu et valorisé, le fait qu’il puisse « mettre un visage sur son don »*. Ce qui explique
d’ailleurs le succès actuel rencontré par cette formule auprès des donateurs.
Alors pourquoi Amadea renonce-t-elle à ce moyen « rentable » et « porteur » de trouver de l’aide et privilégie-elle le parrainage collectif ou le parrainage de projets ?
Citons en guise de première réponse le témoignage d’une personne ayant visité un centre pour enfants :
« Lorsque je suis arrivée, mon attention a été aussitôt attirée par un petit garçon qui faisait seul du vélo devant ses camarades qui le regardaient avec envie et était le seul à disposer en abondance de jouets et peluches. Lorsque je me suis alors renseignée, il m’a été expliqué que cet enfant, contrairement aux autres, avait un parrain. ».
Autre témoignage recueilli, dans d’autres circonstances par un « visiteur », ces propos tenus par un
« filleul » : « Mon parrain viendra un jour me chercher pour m’amener en France».

Ces exemples suffisent à eux seuls à expliquer le point de vue de notre association : voir l’aide de manière globale, en fonction des priorités exprimées par les partenaires, redistribuer à tous et ne pas privilégier l’un au détriment des autres, ne pas confondre aide et assistanat et ne pas susciter d’espoirs illusoires. Cette position est en conformité avec nos principes d’action et au-delà, avec la philosophie qui prévaut pour nous : « Aider nos partenaires malgaches à être les acteurs de leur développement. »

* C’est le slogan utilisé par une association d’aide internationale à l’enfance

 

 

Témoignage (parrainage de jumeaux pour prévenir les abandons)

 

« Chers amis

Je vous remercie beaucoup pour l’aide que vous apportez pour les jumeaux. Avec cet argent ils peuvent attaquer l’année scolaire 2006-2007.
Ces enfants ont fait la rentrée scolaire le 12 septembre. Je voudrais vous faire partager que les parents de l’Élysée et Elisa acceptent de les garder chez eux depuis la rentrée scolaire. Il faut du temps ; après six ans de démarches être ensemble en famille avec leurs parents qui ont reconnus que ce sont leurs enfants. Ils sont conscients que les jumeaux sont dignes d’être élevés et éduqués, qu’ils ont des responsabilités envers ces enfants. Pour moi c’est l’essentiel et j’ai promis de continuer à les aider tant que l’Amadea envoie de l’argent ; j’ai promis aussi de faire route avec eux.

Au mois de septembre je suis allée sur place pour les visiter. Ils habitent à dix kilomètres de Nosy Varika (trois heures de marche à pied). Je gère l’argent en fonction des besoins. Malgré cela je fais venir la mère ou le père à chaque fin de mois et je donne de l’argent pour qu’ils puissent acheter les nourritures. Moi-même je suis contente de cette nouvelle orientation.
D’après ce que je remarque, un problème se pose pour Éliniava et Vololona. Leur père les a laissées depuis leur naissance et s’est enfui ; jusqu’à maintenant personne ne sait où il est parce que élever des jumeaux est un tabou pour lui. Leur mère ne peut pas s’en occuper toute seule. Je crois qu’il faut encore du temps.

Pour terminer je vous remercie encore; je vous remercie pour votre effort de soutien pour les jumeaux. Grâce à vous ces enfants sont comme les autres enfants et leur présence, leur dynamisme est ici un vrai témoignage pour les gens. Je souhaite la continuation de votre aide pour leur avenir. »

Soeur Sabine.