Projets enfance divers

Une nouvelle école à Mahambo pour lutter contre l’abandon scolaire en primaire

Une nouvelle école à Mahambo pour lutter contre l’abandon scolaire en primaire

Mahambo est un village situé sur la côte Est de Madagascar, dans le district de Fénérive Est. AMADEA y avait déjà créé un centre d’accueil et de renutrition pour les enfants en situation difficile (APE) mais également une école pré-scolaire, et plus récemment une cantine.

Le projet de construction d’une école primaire a fait suite à une très forte demande de la part des associations de parents d’élèves de l’école pré-scolaire, dans le but d’assurer une continuité dans l’éducation de leurs enfants. Les financements nécessaires à la construction du nouveau bâtiment ont été en grande partie récoltés grâce à la mobilisation d’étudiants et lycéens.

Les travaux ont donc débuté il y a quelques mois et sont sur le point de se terminer. Mais si les fonds nécessaires à la construction du bâtiment ont été réunis, il s’agit désormais d’acheter le matériel, former les institutrices et assurer leur rémunération sur le long terme. C’est pourquoi les dons et parrainages seront de toute utilité pour la mise en route et le fonctionnement de cette nouvelle école primaire. Celle-ci accueillera les élèves pour trois niveaux de classes : le CP, le CE1 et le CE2.

Cette démarche suit la volonté d’AMADEA de lutter contre la non-scolarisation des enfants, et plus largement l’abandon scolaire au fil des années. En effet, bien que l’école soit obligatoire à Madagascar pour les enfants de 6 à 10 ans, plus d’un quart des enfants en âge d’accéder à l’école primaire ne sont pas scolarisés (RFI 2012), et parmi ceux scolarisés seulement 42,57% atteignent la dernière année d’enseignement primaire (UNESCO 2014).

 

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Sources :

http://uis.unesco.org/fr/country/mg

http://www.rfi.fr/afrique/20120317-madagascar-baisse-importante-scolarisation-enfants-selon-unicef

CREATION D’UN CENTRE DE FORMATION




Le centre Mirana-Tsiky et les divers centres d’accueil pour enfants et jeunes en difficulté, à Antsirabe, se trouvent confrontés à la même problématique : les placements temporaires deviennent définitifs. Dès lors les centres ne doivent pas se limiter à la prise en charge des enfants pendant la période critique qui a conduit à leur placement, mais doivent préparer leur vie d’adulte. Les placements directs en apprentissage sont hasardeux et les centres de formation hors de portée financière. Le projet de créer un petit centre de formation destiné à ces jeunes, a donc germé. AMADEA a déjà une expérience de formation de base en français, informatique, cuisine, pâtisserie, couture, tricot dans la région rurale où elle intervient auprès des paysans. Ces formations simples ont déjà permis aux bénéficiaires de créer leur propre activité professionnelle. Par ailleurs AMADEA dispose d’un terrain constructible à Antsirabe, de personnes compétentes pour dispenser des formations et a pris des contacts avec un organisme qui met des formateurs volontaires à disposition. Ce projet a séduit les étudiants de UNIRAID-Madagascar qui vont prêter leur concours à la construction. Des financements sont recherchés actuellement pour acheminer le matériel d’équipement. Pour participer à ce projet cliquer ici. 

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Eau potable au centre Nomena de Mahambo

Après le forage et la construction d’un château d’eau, l’eau disponible n’était pas vraiment potable. En 2015 un « filtre » purificateur à UV est venu compléter l’installation, grâce à des fonds du SIAEP du Vallespir (Arles sur Tech) accordés à l’association ENOMAH.

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Nutrition à Mahambo

AMADEA a choisi de s’installer dans cette zone rurale de la côte Est, dépourvue de structures, pour être au plus près des très nombreux enfants qui y souffrent de grave malnutrition et souvent restent handicapés à vie. AMADEA forme les mères à la préparation de la nourriture pour leurs enfants en bas âge, à partir de produits locaux. Les règles d’hygiène sont aussi enseignées et inculquées lors de la mise en pratique au centre. Le centre de renutrition travaille en collaboration avec les organismes publics ou associatifs locaux œuvrant dans ce domaine et tout particulièrement avec la SEECALINE, projet gouvernemental dans le domaine de la renutrition qui intervient à Mahambo. L’identification des enfants qui nécessite une action de renutrition est effectuée grâce à ce partenaire et les actions que nous menons sont définies pour être complémentaires de celles qu’il mène déjà, d’autant plus que la collaboration se fait en intégrant certains intervenants de la SEECALINE à notre projet.

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Des enfants ont encore besoin de nous.

L’activité de nutrition a débuté avec 30 puis 60 enfants. Le centre prend aussi en charge les femmes enceintes dont la malnutrition met en danger leur bébé. En 2014 nous pouvons constater les effets positifs des actions des années passées. Les mères qui ont suivi une formation lors des séances de renutrition d’un de leurs enfants savent maintenant préparer une alimentation adéquate pour leur nouveau bébé, avec les produit locaux. Si la situation s’améliore pour les villageois qui habitent à proximité du centre, les besoins restent importants dès qu’on s’éloigne un peu mais pour y satisfaire il faudrait d’autres parrains ou mécènes (voir Projets enfance et centre Nomena) car aux frais habituels qui seraient multipliés il faudrait ajouter des frais conséquents de déplacements.

Distribution                           formation des meres

La formation des mères à l’hygiène, la préparation et l’équilibre des repas est essentielle. Les aliments préparés par les mères au cours de la matinée de formation sont ensuite distribués aux enfants. (Pour plus d’informations voir la page consacrée au centre Nomena)

Un parrainage de 0,20 euro par jour permettrait de prendre en charge un enfant supplémentaire (hors frais de déplacement).

nutrition

Classe de mer

Depuis la première classe de mer initiée en 2006 (cf ci-dessous) et le succès rencontré, chaque année les enfants du centre Mirana-Tsiky vont passer quelques jours au bord de la mer à Mahambo et réciproquement, les enfants du centre Nomena vont découvrir Antsirabe.

A l’initiative de Chantal Didaux, les enfants des petites classes d’Antoby, village des Hauts Plateaux,
ont pu découvrir l’Océan Indien.

« J’ai annoncé aujourd’hui la classe de mer prévue pour le mois de novembre. Ils étaient heureux comme des petits enfants, je parle des parents ! « oui !!! »( en malgache ça fait très enfantin). « Nos enfants vont voir la mer ! » « et les parents, ils peuvent venir ? » ….
Ils n’en finissaient plus de « me » remercier : je leur ai dit, c’est Amadea et Chantal Didaux qu’il faut remercier. D’ailleurs, Chantal va venir fin octobre, vous allez l’héberger (à Antoby) et là, vous aurez l’occasion de la remercier comme elle le mérite ! »

Extrait d’un message de Lalao Johannes du 30 septembre 2006

Le voyage :

                                  

           Départ imminent – Restauration en cours de route

                                      

Arrivés – Prêts pour la classeLe tableau est là !

                                           

C’est comme ça l’Océan Indien? - Surprenant! - On y va!

« LA GRANDE AVENTURE… commence dès 4 h du matin le 8 novembre 2006.

Le taxi-brousse amène les 14 élèves et les 8 maîtresses de leur village à Tana ; la moitié n’avait jamais vu la ville !!
A 7h départ pour un périple de 12h entrecoupé de diverses pauses et surtout un arrêt dans le port de Tamatave pour voir les bateaux. Si vous les aviez vus, tous, debout, émerveillés !!!
Le lendemain « armés » de nos serviettes et maillots de bain, nous partons à la conquête de cette inconnue… « LA MER », impatients mais …inquiets !!
Arrivés à la plage, ils s’arrêtent ! et dans UN SILENCE… se regardent… se retournent vers la mer… bouche bée !!
UN GRAND MOMENT POUR EUX ET POUR MOI !! INOUBLIABLE …LEUR REGARD !

Après quelques hésitations, «ils bravent les flots » comme le diront certains le soir ! Un seul est réticent mais bien vite entraîné par ses copains; on entend des cris de joie quand ils sautent et sautent encore et encore dans les vagues ! Ils balaient vite leurs peurs ! Les maîtresses s’amusent autant que les enfants ! La plupart n’avaient jamais vu la mer !!! C’est le vrai bonheur tous les matins de se baigner, de jouer sur le sable, de profiter un maximum de la plage !

Chacun a reçu un tee-shirt, un short, une casquette, un mouchoir, un maillot de bain, une brosse à dent et des tongs.
Ce séjour a permis aux enfants de découvrir une nourriture différente ou inconnue (poissons, yaourts, fruits, noix de coco, beignets de toutes sortes, sirop, brioches, biscuits etc.)

Les maîtresses qui encadraient ont reçu simultanément une formation en français par Mr Bonheur.

La semaine va rapidement passer : « trop rapidement » aux dires des enfants ! Dans les éclats de rires, les chants et les cris… sans oublier le bilan journalier, devenu un livre souvenir étayé de dessins d’élèves.
Sur le chemin du retour, une halte dans une réserve animalière nous a permis de voir crocodiles, serpents, lézards en tout genre et satisfaire la grande curiosité des enfants mais aussi des adultes!!

C’était déjà la fin du séjour, nous étions tristes et heureux à la fois !!
« On s’en souviendra toute notre vie ! » m’ont dit les enfants et c’était exactement ce que j’ai ressenti à ce moment là, la gorge serrée, émue !!!

UNE SEMAINE DE BONHEUR POUR LES ENFANTS !
DES REGARDS, DES MOMENTS INOUBLIABLES POUR MOI !

A RENOUVELER ? C’EST CERTAIN !!

Ma simple et seule volonté ne suffisant pas : A VOTRE BON CŒUR !…MERCI D’AVANCE »

Chantal Didaux

C’est la première expérience de classe de mer. Les autres enfants de l’école attendent leur tour avec impatience…

Parrainages des jumeaux

Dans une région de la côte Est de Madagascar, une croyance ancestrale demande de se séparer des enfants jumeaux et interdit de leur donner le moindre soin, ceci pour éviter qu’ils n’apportent le malheur à la famille et à tout leur entourage. Depuis plus de 20 ans, AMADEA soutient financièrement les religieuses de Nosy Varika qui oeuvrent pour l’abandon de ce tabou et le maintien des enfants jumeaux dans leur famille d’origine. En parallèle des actions pour l’alphabétisation des adultes, le jardinage, la diététique et l’édification de puits ont été entreprises à Fanivelona. Les résultats sont très positifs; les enfants jumeaux sont maintenant beaucoup mieux acceptés par les familles et la communauté villageoise.

En 2002 et 2003, vous aviez été nombreux à avoir répondu à notre appel en faveur des enfants abandonnés de Madagascar, en particulier des jumeaux de Mananjary victimes d’un tabou, et votre générosité nous avait permis de recueillir et sauver 19 enfants. Par la suite ces enfants ont été confiés à des familles adoptives qui les ont pris en charge financièrement avant de les accueillir définitivement.