Agriculture

 

L’activité agricole d’AMADEA intéresse deux zones principales :

- Au nord d’Antananarivo : d’une part Antanetibe-Mahazaza, Mahitsy
et d’autre part Fiahonana.

 

Les Villages concernés des trois communes suivantes :

  •  D’Antanetibe-Mahazaza : Antoby, Ambohiboahangy, Ambanimaso, Mahazaza, Antsahamaina, Antanety, Antanetibe, Ambohitraivo, Ambohidranomanga, Ambohijatovo et Fierenana.
  •  Mahitsy : Amberomanga, Andita, Andranovelona, Antaninandro et Malazabe.
  •  Fihaonana : Ankarefo, et beaucoup d’autres nouveaux villages depuis fin 2006.
sites d'intervention pour le développement rural durable

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Pour soutenir les actions dans ces villages,
quelques exemples de parrainages :





- Salaire d’un technicien agricole à mi-temps : 20 € par mois
- Achat d’une bicyclette d’occasion pour les nombreux déplacements : 100€
- Achat de graines
- Achat de petit matériel

 

 

 

Au départ, l’expérience de développement agricole a été initiée auprès d’une quarantaine de familles du village d’Amberomanga commune de Mahitsy, situé à 50 km au nord de la capitale Tananarive, composé de trois hameaux avec une population d’environ 700 habitants aujourd’hui.

village de paysans
cultures vivrières en terrasse
village des hauts plateaux de Madagascar
I - Micro-crédits

Des micro-crédits ruraux ont été effectués pour un montant total initial de 50.000 FF dans le domaine de l’élevage (canards, porcs, poules pondeuses..), de l’équipement (charrue, herse, zébus de trait, machine à tricoter…) et de l’agriculture (achats d’intrants, de semences…).
L’expérience s’étant avérée concluante avec des taux de remboursement de l’ordre de 90 % de remboursement, elle a tout de suite été étendue à d’autres villages des alentours.
L’action a touché une quinzaine de villages et les demandes n’ont cessé d’affluer.
Les prêts ont été accordés en fonction de la durée du projet du paysan (ex : 4 mois pour l’achat de canards à engraisser, 2 ans pour l’achat d’un zébu de trait ou cinq mois pour le remboursement des semences)
Au préalable, il a été menée une enquête auprès de chaque paysan qui lui-même devait faire partie d’un groupement (même informel) car les membres de chaque groupement sont solidaires dans le remboursement de leur dette.
Une action est toujours menée auprès de chaque village dans le domaine de la formation (notion de gestion d’association, gestion d’exploitation) et de la culture vivrière (légumes, maïs, pois de terre,…) .
Ceci permet de voir les motivations et les capacités réelles de chaque demandeur.

En 2003, une convention a été signée avec l’association Zébunet. Ce partenariat a mis à disposition des familles d’agriculteurs des zébus et des porcs, leur permettant de démarrer ou redémarrer une activité d’élevage.

Actuellement le microcrédit fait par Amadea concerne essentiellement des semences et du petit matériel destiné à des activités artisanales car il est maintenant possible de faire appel, sur la zone, à des organismes spécialisés.

 

 

                                

Nous formons et aidons les paysans pour qu’ils puissent accéder à des microcrédits auprès de structures spécialisées, qui se sont beaucoup développées. Amadea poursuit les microcrédits sous une forme plus concrète en fournissant des semences en début de saison culturale. Les paysans rendent cette semence après la récolte. Ce prêt se fait sans intérêt.

                                         

 

Un soutien est également apporté dans le domaine technique en ce qui concerne l’agriculture et l’élevage par des ingénieurs et des techniciens expérimentés.

                                      formation-jardinage    

Photos AMADEA – 2004©

II - Agriculture et amélioration de la production :





Dans le domaine de l’agriculture, l’amélioration de la production passe par la mise à disposition de semences de qualité et l’amélioration des techniques utilisées : c’est le rôle permanent de nos équipes, sensibiliser les paysans sur l’intérêt d’adopter de nouvelles techniques plus productives et qui préservent leur environnement. Pour l’encadrement de son action sur le terrain, AMADEA dispose de techniciens malgaches (agriculture, élevage, pisciculture et moriculture-sériciculture) fort d’une solide expérience acquise dans le public comme dans le privé. Leur expérience est renforcée régulièrement par des formations spécifiques orientées vers les secteurs qui répondent aux demandes exprimées par les paysans.

AMADEA travaille en partenarait avec un organisme officiel de recherche agronomique, la FOFIFA, pour cultiver et sélectionner les variétés de haricots les plus nutritives et les plus résistantes. Elle vulgarise ensuite ces variétés auprès des paysans de ses zones d’activité.

L’intervention d’AMADEA a d’abord porté sur un appui à la réalisation de l’autosuffisance alimentaire. Pour cela, AMADEA a développé avec ses paysans partenaires : – La production rizicole par la fourniture de semences améliorées issues d’un centre de recherche spécialisé dans le domaine du riz et la mise en pratique du SRA (système de riziculture améliorée). – La production maraîchère en fournissant l’appui technique et des semences sélectionnées et variées pour développer la culture de contre saison (utilisation des rizières après la récolte du riz pour la culture maraîchère). – La production vivrière pluviale (haricot, manioc, soja…) en fournissant l’appui technique et les semences. – Mise en place de pépinières afin d’alimenter les besoins de nombreux paysans en plants (fruitiers, mûriers et variétés forestières). -Le développement des cultures de contre saison principalement auprès des femmes. Elles en tirent un revenu significatif qui leur permet de financer la scolarité de leurs enfants et de faire face à diverses dépenses ce qui leur donne l’impression d’avoir enfin une certaine aisance.

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Photos AMADEA – 2002©

Label « semenciers » pour le haricot

Si l’intervention d’Amadea dans la relance de la filière « Haricot », en partenariat avec la FOFIFA (principal organisme de recherches dans le domaine agricole à Madagascar), date de presque dix ans dans le cadre de la lutte contre la malnutrition et le développement des cultures maraîchères de contre-saison, l’année 2010-2011 aura été marquée par un partenariat d’envergure avec le programme PARECAM dont la mise en œuvre a été confiée au projet PROSPERER. Ce partenariat concernait la production de18t de semences de haricot destinées à alimenter les producteurs de trois zones d’intervention du programme : Haute Matsitra, Itasy et Analamanga. Malgré la grêle, malgré les nombreux vols qui ont nécessité la collaboration avec le Maire de la commune de Mahazaza et les forces de l’ordre, le pari a été relevé par les quelques 300 paysans encadrés par Amadea et la FOFIFA.

En faisant intervenir le SOCS (Service Officiel de Contrôle des Semences), autorité désignée au sein du Ministère de l’Agriculture (la loi loi n°94-038 relative à la législation semencière, promulguée le 03 Janvier 1995, chargée de la surveillance, de la production et de la commercialisation des semences) ce projet aura permis non seulement de produire des semences certifiées mais également de permettre aux groupements de paysans concernés d’obtenir le label de GPS (Groupement de producteurs Semenciers). Ce label leur permettra pour l’avenir de se démarquer dans cette activité. A l’issue de cette expérience, 37 d’entre-deux ( plus de 90% sont des femmes) ont décidé de créer la coopérative Tsinjo consacrée essentiellement à l’organisation de la production et la vente de semences de haricots. Cette coopérative a aussi pour objectif d’avenir de s’intéresser, au fur et à mesure, au développement des autres filières dont, en premier lieu, celles de l’aviculture. Cette initiative a été saluée par les représentants du Ministère de l’agriculture et de l’élevage car elle cadre bien avec la politique générale encouragée par les pouvoirs publics.

Education nutritionnelle

  Ces productions sont accompagnées d’animations et d’éducation nutritionnelle et culinaire destinées à améliorer le régime alimentaire des paysans qui est largement déséquilibré et déficitaire.                                                            

Si l’objectif d’autosuffisance alimentaire est la principale priorité envers les groupes de paysans partenaires, l’intervention d’AMADEA se développe de plus en plus dans le soutien aux projets d’AGR (Activités Génératrices de Revenus) qui sont les plus en capacité d’améliorer la situation de chaque famille par : - Le développement de la sériciculture (élevage de vers à soie) : AMADEA aide les paysans à développer leur élevage en leur fournissant l’appui technique nécessaire au développement de la moriculture (culture de mûriers) et l’élevage de bombyx (vers à soie), en fournissant gratuitement les boutures de mûriers, à prix raisonnable des cellules de bombyx saines et en formant les femmes à la filature et au tissage du fil de soie. – Le développement de la pisciculture et de la rizipisciculture (production de poissons dans les rizières) en fournissant l’appui technique et des alevins à prix modéré. – Le développement du gros et petit élevage, en apportant un appui technique pour trouver des financements aux projets des paysans et en mettant à leur disposition l’encadrement technique nécessaire à la conduite de leur élevage (poulets, bovins, porcins…).

III - Moriculture-sériciculture

                                                        

 

L’émergence d’une unité de production basée sur la confection de tapis et surtout du tissage de la soie à la suite des formations qui ont été financées par l’association en 1999 a également ouvert de nouvelles possibilités aux paysans de la zone en ce qui concerne la production de vers à soie.

C’est dans le but de les aider à améliorer leur production (et donc leur revenu) qu’AMADEA s’est associé, dans un premier temps, avec l’ANAE afin de financer un vaste programme de moriculture (culture de mûriers) d’abord et de sériciculture (élevage de vers à soie) ensuite. (cf menu développement communautaire)
AMADEA a par la suite intégré le programme de l’ONUDI de relance de la filière soie (formation technique et amélioration des équipements de production).

IV - Pisciculture et rizipisciculture

                                   

Photos AMADEA – 2004©

Depuis quatre ans, AMADEA fournit des alevins aux paysans de la zone qui souhaitent se livrer à cette « nouvelle  » activité, d’une part pour la diversification alimentaire (source de protéine) et d’autre part comme AGR.
L’année2005 va constituer un tournant pour l’activité piscicole, avec la mise en place par AMADEA d’un complexe d’élevage pour la production d’alevins. AMADEA a loué et aménagé des rizières pour construire des bassins destinés à cette activité dont l’objectif sera à terme de produire : 100 000 alevins.

Cette activité a reçu le soutien technique de la pisciculture « Ferme du Ciron » de Trèpelède (47)
et financier du conseil régional d’Aquitaine.

En 2008, une action a été engagée avec le soutien financier du Sivom de Luynes-Fondettes-St Etienne de Chigny pour l’amélioration de la gestion de l’eau. Les travaux ont permis d’alimenter les bassins, tout particulièrement en période de ponte qui correspond à la saison sèche, ainsi que les villages de pisciculteurs situés en aval . Grâce à cette opération, les villageois disposent maintenant de bornes fontaines à proximité.

debroussaillage                                        pierres

Débroussaillage du flanc de montagne             Pierres cassées sur place

cavite                                        eau

V - Elevage

                                                    

Photos AMADEA – 2001-2004©

 

Depuis le début de son intervention dans la zone, AMADEA a continuellement sensibilisé les paysans sur la nécessité de l’association élevage-cultures pour l’alimentation animale.
Elle vulgarise également la conservation du fourrage par la confection de foin (technique quasiment inconnue dans cette zone). Depuis 2002, l’association dispose de techniciens agricoles qui forme les groupement paysans aux techniques de base de l’élevage. Ils procèdent également à la vaccination des cheptels (bovins, porcins et avicoles).

Nous étudions en ce moment la possibilité d’introduire (en les recherchant dans les autres régions ou en les important) des races plus performantes aussi bien pour le petit que le gros bétail.
Des contacts sont pris avec des paysans dans le but de leur confier des animaux aux fins de les multiplier pour les diffuser ensuite. Ceci concerne notamment l’élevage bovin, porcin et l’aviculture.

Dans ce cadre nous avons un projet d’élevage de poules pondeuses et de poulets de chair avec pour objectifs :

- La mise en place de poulaillers pour initier la communauté à l’élevage intensif comme AGR
- La production de fiente de poules pour l’amendement des terrains de culture
- L’alimentation en oeufs frais des cantines scolaires.

VI - Apiculture

L’apiculture est une activité traditionnelle à Madagascar mais les pratiques ancestrales ont été en partie oubliées du fait du manque de moyens. C’est la dernière activité entreprise par AMADEA. Elle débute réellement en janvier 2007 grâce au partenariat avec APIFLORDEV, une association spécialisée qui a entrepris la formation des paysans et un soutien pour la réalisation de ruches.

 

                                                               

 

                                                             

VII - Les foires

Les foires sont des vitrines des résultats concrets de nos actions pour les paysans.
Elles ont lieu chaque année en octobre et sont un moment fort de rencontres, d’échanges et d’émulation.
On peut y voir en raccourci l’essentiel des actions d’AMADEA et surtout ce qu’elles apportent comme changement dans la qualité de vie des paysans.

Elles sont également un temps d’échanges entre les paysans et les adhérents venus de France.

- Au nord d’Antananarivo : Antanetibe-Mahazaza, Mahitsy et Fiahonana

Les foires
sont des vitrines des résultats concrets de nos actions pour les paysans :

 

Foire agricole chez pere Pedro

foire agricole

Les premières foires :