Après les cyclones, des nouvelles de Nosy Varika

Après les cyclones, des nouvelles de Nosy Varika

Presque 4 mois après le passage des cyclones Batsirai et Emnati sur Mananjary et Nosy Varika, les travaux de réhabilitation sont toujours en cours dans ces 2 villes côtières, particulièrement touchées, au Sud Est de Madagascar.La campagne de solidarité, lancée par AMADEA, a permis de récolter des fonds pour accélérer la reconstruction des 2 centres d’accueil avec lesquels l’association a des relations historiques, mais aussi de venir en aide aux habitants les plus démunis et les plus affectés par la situation. Soeur Sabine qui gère le centre ECAR de Nosy Varika , nous a fait parvenir de nouvelles informations. « Depuis ma demande d’aide pour la reconstruction ou la réhabilitation des maisons de cinq familles sinistrées parmi les plus démunies, des cases ont été réalisées et une maison est sur le point d’être terminée.Actuellement, il nous est difficile de trouver du bois de construction car ceux qui en possédaient en ont profité pour le vendre à un prix très élevé.Malgré tout, les gens reprennent leur vie quotidienne. Les paysans qui avaient planté commencent à récolter le peu qu’ils peuvent encore moissonner après le passage du cyclone. Sur le marché, on voit à nouveau des brèdes et des légumes . Mais tous ont la volonté de recommencer. J’ai encouragé les familles à s’entraider pour la construction de leurs maisons et elles se sont bien unies pour cela. Voici quelques photos de la construction de leurs cases. Je vous remercie encore pour les aides et le soutien que vous leur avez apportés. Je vous remercie aussi pour avoir partagé mes soucis car la construction d’une case est d’une grande complexité pour...
Cyclone Batsirai : des nouvelles de Nosy Varika

Cyclone Batsirai : des nouvelles de Nosy Varika

2 mois après le passage des cyclones sur la côte Sud est de Madagascar, Soeur Sabine qui s’occupe, à Nosy Varika, du centre ECAR pour la prévention de l’abandon des jumeaux, nous a fait parvenir un nouveau message dans lequel elle dresse un état de la situation et des besoins encore immenses pour aider les plus démunis, isolés dans cette région éloignée de tout. Après le passage du cyclone Batsirai et Emnati, jusqu’à maintenant encore, c’est le nettoyage du village avec la reconstruction et la réhabilitation des maisons. Les feuilles des arbres commencent à repousser. En brousse c’est encore sec. En urgence, j’ai partagé du riz pour les démunis les plus touchés de Nosy Varika. Après l’inondation, j’ai essayé de voir aussi les habitants des alentours. Comme vous le savez, Nosy Varika est une région enclavée ; personne ne connaît la réalité ; les autorités ne sont pas venues sur place. Malgré tout, ils ont envoyé du riz de Mahanoro à vendre à bas prix, mais la majorité des gens n’a pas d’argent car ils vivent dans une situation précaire. Il y a moins de nouvelles des conséquences de la catastrophe ici car il n’y a pas de représentant des médias donc pas d’information sur la réalité. Mais en fait on est beaucoup touché. Jusqu’à maintenant les gens ont faim, beaucoup n’ont plus de maison. C’est pourquoi, dans un deuxième temps, nous avons fait beaucoup d’analyses de situation pour voir qui on va aider et voir comment les aider. Nous avons décidé qu’il est mieux de regrouper des personnes âgées et des handicapés une fois pour toute parce que, quand nous opérons un...
Amadea s’affiche au 7e salon de la gastronomie, à Antananarivo

Amadea s’affiche au 7e salon de la gastronomie, à Antananarivo

Du 30 septembre au 2 octobre, avec les représentants des groupements agricoles et ses différents partenaires des ateliers de transformation d’Andranovelona, d’Amberomanga et d’Antsirabe, Amadea participe au salon de la gastronomie organisée par l’Alliance Française d’Antananarivo. En 2019, cet événement avait rassemblé plus de 7 000 personnes et une centaine de professionnels, principalement des restaurateurs, de jeunes entrepreneurs, des producteurs, des distributeurs de produits agroalimentaires et gastronomiques ainsi que des acteurs de la formation professionnelle. Pour cette 7e édition du salon de la gastronomie, l’accent est porté sur la valorisation des jeunes entreprises innovantes dites « jeunes pousses » dans l’entreprenariat agricole et agroalimentaire. Et justement, à travers les activités de transformation de la coopérative Tsinjo, AMADEA est au centre du débat. Parmi la quarantaine de stands installés dans les jardins de l’Alliance Française, AMADEA est encore une fois particulièrement bien représentée. Toute les produits élaborés par les acteurs de la Coopérative Tsinjo, de l’atelier de spiruline d’Antsirabe, de la savonnerie Savoniko ou encore de l’unité de tissage Mada’Soie, sont ici présentés. C’est une très importante vitrine publique pour l’association et pour les groupements d’agriculteurs. Sous l’impulsion de Christianna Rama, responsable de la commercialisation d’AMADEA, toute la gamme des produits créés et développés au fil des années trouve un débouché potentiel. Préc 1de32 Suiv. Reportage photo : Annie Christelle A noter que vendredi 1 octobre au Tamboho Boutik Hôtel à Ambodivona, se déroulera un des moments phares de la manifestation : une soirée de gala et de show culinaire avec la participation de plusieurs Grands Chefs Malagasy et...

AMADEA sous toutes les coutures

Lola Elissalde est étudiante en anthropologie sociale* à Paris, mais elle vit en Nouvelle Aquitaine. Il y a quelque temps de cela, elle est entrée en contact avec AMADEA afin d’étudier l’humanitaire sous un angle anthropologique, notamment à travers le prisme d’une association. Au bout de son travail, il y aura un mémoire qu’elle doit rendre en mai 2022.* L’anthropologie sociale est l’étude des groupes et sociétés humaines en essayant de comprendre le sens que les individus donnent à leurs actions et à leurs discours. Lola a plutôt pour habitude d’être la personne qui pose les questions, mais pour cette fois, elle a accepté d’inverser les rôles et de répondre aux nôtres, et nous la remercions ! Le parcours de Lola démontre un certain goût pour l’analyse et surtout sur son envie de comprendre ce qui l’entoure. Elle s’est tout d’abord lancée dans des études d’archéologie, mais elle a ensuite souhaité quitter le monde des objets inanimés pour celui des vivants et se réorienter dans des études en anthropologie et ethnographie. Mais pourquoi le choix d’AMADEA ? Le choix s’est fait plutôt naturellement. Sensibilisée à l’action humanitaire à Madagascar par ses origines malgaches, Lola a pris contact avec différentes associations et ONG basées sur la Grande Île. Finalement, un premier contact a été établi avec Marie-Thérèse Miremont, notre présidente, et un bon feeling s’est tissé … L’aventure a commencé. Au départ, le mémoire devait faire part belle à l’alimentation, toujours sous un angle anthropologique, notamment en se rendant directement à Mahambo pour y étudier le centre de nutrition. Il s’agissait ici de comprendre les enjeux sociaux que peut représenter...

Des collégiens racontent Amadea en affiche

L’an passé, au collège Cantelande de Cestas, en Gironde, les élèves des 8 classes de 5e et leurs enseignant(e)s avaient prévu d’organiser une manifestation sportive en soutien à l’action d’AMADEA. Celle-ci finalisait un travail scolaire axé sur la solidarité internationale avec, pour fil conducteur, les activités de l’association à Madagascar (Lire l’article ici)La crise du Coronavirus les ayant stoppé net dans leur élan, ils n’ont pas pour autant renoncé à organiser une action en faveur d’AMADEA.Avec leur professeur d’arts plastiques, 2 classes ont entrepris la réalisation d’affiches sur les différents domaines d’intervention d’AMADEA, que ce soit auprès des enfants ou en matière de développement agricole.Voici une sélection de ces affiches parmi toutes celles qui ont été conçues par ces élèves, âgés de 11 à 12 ans. Cliquer sur les affiches pour les agrandir Affiche de Sarah Planton … Une future graphiste ?Warren Boyer à le sens de la formule … Percutante !Pour Martin Deltil, ce serait plutôt en mode… Message anonyme !Marius Lefer a manifestement envie de jouer sur la corde sensible.Clémence Argote répond à la question que tout le monde se posePour Flore Favarette, l’éducation est un des axes forts de l’action d’AmadeaLouis Mazaudou met aussi en avant l’action éducative d’Amadea… Tout comme Timothé PrévotPour aller à l’école, Abel Beunardeu approuve l’action d’AmadeaL’alimentation, Le thème retenu par Anaïs GlariaLe centre d’accueil et de renutrition a été choisi par Lola SibePour Lola Leroi, c’est un tryptique sur le centre Mirana Tsiky d’AntsirabeManifestement, elle est gourmande, Celia Castagnet !Parmi les activités génératrices de revenu pour les paysans, Clémentine Itié a choisi la savonneriePour Camille Grilo, le principe des vallées Bio défendu par...
De nouveaux bassins pour la spiruline à Antsirabe

De nouveaux bassins pour la spiruline à Antsirabe

Au centre Mirana Tsiky d’Antsirabe, l’unité de production de spiruline construite il y a plus de 13 ans a très mal vieilli. Il y a encore quelques semaines, une seule des 2 serres était en état de fonctionnement. Les enduits des bassins s’effritaient … Les évacuations d’eau fuyaient … Les bâches de couverture des serres se décomposaient … Bref, il était temps de tout reconstruire ! Fort de ces constats, la décision a été prise l’été dernier de réhabiliter toute l’installation en repartant pratiquement de zéro. Les responsables du centre se sont adressés à l’entreprise malgache BTF Construire ensemble pour évaluer la nature des travaux à réaliser, produire les devis d’exécution et procéder à la reconstruction . Evolution du chantier de reconstruction des bassins et des 2 serres (diaporama) Préc 1de26 Suiv. En quoi vont consister les travaux de réhabilitation ? Les travaux ont commencé au début du mois d’octobre dans la plus grande des 2 serres (300 m²) qui n’était plus utilisée depuis plusieurs années. Après le démontage de la couverture plastifiée, les ouvriers ont procédé à la démolition des bassins et des chapes de béton avant de : – construire 2 bassins de 2m x 20m  avec une chape et des enduits étanches. – faire un terrassement en béton de 1 m à l’extérieur de la serre. – réaliser un muret pour bien limiter la zone du site. – mettre en place un système d’évacuation et d’entrée d’eau dans le bassin. Pour la 2e serre encore en exploitation, la réhabilitation a porté sur : – la réfection de toute la chape à l’intérieur de la serre. – une...